vendredi 28 mars 2025

CONFIANCE EN DIEU

 




      « Béni l’homme qui se confie en l’Éternel, et de qui l’Éternel est la confiance ! Il sera comme un arbre planté près des eaux ; et il étendra ses racines vers le courant ; et il ne s’apercevra pas quand la chaleur viendra, et sa feuille sera toujours verte ; et dans l’année de la sécheresse il ne craindra pas, et il ne cessera de porter du fruit. » Jér 17:7,8

 

   Un arbre vigoureux est constitué de 80 % d’eau environ. Pour maintenir cette proportion malgré l’évaporation, pour véhiculer aussi les substances constitutives et nutritives prélevées dans le sol, bref pour être en bonne santé, l’arbre doit puiser constamment une grande quantité d’eau.

 

   Ainsi en est-il du croyant, s’il veut vivre pour le Seigneur et croître spirituellement ; il doit s’alimenter sans cesse et en abondance à la source des eaux qui n’est autre que le Seigneur Jésus lui-même. Cela signifie, pratiquement, vivre en contact avec lui par la prière confiante accompagnée de la lecture et de la méditation de la Bible. C’est la condition pour que se développe une véritable confiance en Dieu.

 

   Chaque jour vécu ainsi dans la proximité du Seigneur nous fait croître, nous enracine plus profondément dans son amour (Ep 3:18), nous permet de nous fortifier dans sa grâce et nous conduit à lui faire vraiment confiance pour tout. Nous nous épanouissons en lui.

 

   Mais voilà que la chaleur survient : des difficultés familiales, des épreuves de santé, peut-être le chômage ou encore des problèmes dans l’église. Il y aurait de quoi s’inquiéter, voire paniquer, ou se décourager. Mais non ! Celui qui se tient près du ruisseau garde sa confiance en Dieu ; il ressent les difficultés, souffre peut-être, mais son moral n’est pas atteint ; l’épreuve est pour lui une nouvelle occasion de faire l’expérience de la grâce et de la puissance de Dieu.

 

   Sa feuille, son feuillage, reste bien vert, c’est-à-dire que son témoignage n’est pas affecté par ce qu’il traverse ou endure. Chacun peut constater que sa confiance en Dieu ne s’est pas évaporée sous la pression des circonstances.

 

   Même s’il y a de la sécheresse dans son environnement spirituel, ce croyant puise avec confiance, directement de Dieu, la nourriture nécessaire pour porter du fruit, c’est-à-dire pour manifester les caractères de Christ.


jeudi 27 mars 2025

COMMUNIQUONS FRATERNELLEMENT


 


      « Mais, avant toutes choses, ayant entre vous un amour fervent, car l’amour couvre une multitude de péchés ; étant hospitaliers les uns envers les autres, sans murmures. » 1P 4:8-9

 

   Ne plus se parler, c’est la solution de facilité lorsqu’un différent survient entre des personnes qui doivent vivre ensemble, en couple, en famille, en assemblée. On s’isole, on exclut l’autre, on se fait des idées sur ce qu’il pense ; résultat : on s’éloigne de plus en plus, on s’aigrit, on devient ennemis ; c’est la catastrophe.

 

   C’est pourquoi « avant toutes choses », enjoint l’apôtre Pierre, nous devons pratiquer les uns envers les autres un amour fervent, intense ; connaissez-vous un autre moyen pour manifester un tel amour que celui de communiquer, de partager, de s’encourager, de se remettre l’un l’autre sur le bon chemin ?

 

   Maintenir un dialogue, une communication, cela suppose beaucoup d’humilité de notre part, admettre que nous ne possédons pas obligatoirement toute la vérité, comprendre la manière de voir de l’autre, et avoir de la patience. Dieu a tellement de patience que nous n’en aurons jamais, vis-à-vis de notre frère, autant que lui envers nous.

 

   Comment l’amour peut-il couvrir une multitude de péchés ? Certainement pas en faisant comme s’ils n’existaient pas ! pas plus qu’en tournant le dos à celui qui a péché ! Pour aider mon frère qui s’est laissé surprendre par quelque faute, je m’approche de lui pour l’écouter et le comprendre, pour l’aider à voir clair sur lui-même, pour « le redresser …  dans un esprit de douceur ». Sa faute sera couverte par le rappel de la valeur du sang de Christ. On n’en parlera plus.

 

   L’appel de Pierre à être hospitalier doit être pris dans son sens premier d’offrir le gîte et le couvert ; il est toutefois permis de le prendre au second degré : nous accueillons le frère et la sœur qui viennent partager soucis, peines ou doutes : un dialogue s’instaure ou reprend pour le plus grand bénéfice des deux parties.


mercredi 26 mars 2025

SUPPORTEZ-VOUS L’UN L’AUTRE


 

      « Revêtez-vous, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’affection miséricordieuse, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience, vous supportant l’un l’autre. »  Col 3:12

 

   Le corps de Christ est composé de membres, tous différents les uns des autres. C’est une richesse, et un motif de se supporter. Mais tout n’est pas à supporter ! Le vrai croyant déteste le mal et s’attache au bien. Il ne prend pas la position d’accusateur ou de juge des frères qui ont péché, mais celle de « soignant ».

 

   Que dois-je donc accepter chez mon frère et que doit-il supporter chez moi, puisque l’exhortation est réciproque ?

 

• Le caractère et la personnalité. Les réactions de mon frère me surprennent souvent, car elles sont différentes des miennes. Je ferai des efforts pour comprendre son attitude, son comportement dans telle ou telle circonstance. Je m’accommoderai de son caractère et de son humeur.

 

• L’origine ethnique et la culture. Elles sont à la source de coutumes et de comportements différents des miens. Je m’adapterai avec un esprit et un cœur ouverts.

 

• La condition sociale. Elle est souvent à l’origine de mésententes, de jalousie, d’envies ou d’abus de pouvoir. J’apprendrai à ne pas faire de favoritisme (Ja 2:1) ou à me contenter de ce que j’ai (Hé 13:5).

 

• L’âge spirituel. De l’incompréhension peut se glisser entre le dynamisme d’un jeune croyant et la modération d’un aîné. Je me rappellerai que chacun est un enfant de la famille de Dieu.

 

• Le degré de liberté de la conscience que chacun a devant le Seigneur suivant les circonstances (Ro 14:1; 15:1).

 

• La fonction dans le corps. Dans l’Église, il existe beaucoup de membres, de dons de grâce, de services, tous donnés par le Saint Esprit. Je me réjouirai du service accompli par mon frère ou ma sœur.

 

• Les charges dans l’église locale. Je m’engagerai à aider, en faisant taire mes préférences personnelles.

 

• Les brebis fatiguées ou malades. Je leur montrerai de la compréhension et je les assisterai, sachant que, pour ceux qui souffrent, il est difficile de supporter les autres.

 

   Supportons-nous l’un l’autre dans l’amour avec l’aide du Seigneur !

 


mardi 25 mars 2025

TU AIMERAS L’ÉTERNEL, TON DIEU

 



« Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force » Deut 6.5

 

Voici le premier et le plus grand des commandements : « Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force » ; tout ce que nous pouvons faire, dans le cadre de notre devoir, découle de cet amour. Ce Dieu nous dit : « mon fils, donne-moi ton cœur », Proverbes 23:26*. Nous devons effectivement aimer Dieu, de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre force.

 

C’est-à-dire :

1. D’un amour sincère et non par des paroles ou des grandes phrases : l’aimer en vérité.

2. D’un amour puissant : celui qui est notre « Tout », doit en effet faire l’objet de toute notre dévotion.

3. D’un amour suprême : Nous devons aimer Dieu, plus que toute autre créature, ou toute autre chose.

4. D’un amour intelligent : l’aimer de tout notre cœur, avec sagacité, en discernant le bien fondé de cet amour.

5. D’un amour entier : l’Éternel est « Un », notre cœur doit rester sans partage, quant à cet amour.

 

Que cet amour de Dieu puisse résider vraiment dans notre cœur !

 


lundi 24 mars 2025

LE MOINDRE EFFORT ?

 



      « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme qui a fait ses preuves. » 2Ti 2:15

 

   Nos techniciens s’évertuent à nous faciliter la vie. Au nom de ce qui est pratique, ils cherchent à éliminer l’effort ; en tout cas à le minimiser.

 

   Autrefois, il fallait faire le tour de la voiture pour ouvrir et fermer toutes ses portes, aujourd’hui, une simple pression sur un petit boîtier fait, d’un coup, tout le travail. Arrivé devant le portail de la maison, au lieu de devoir descendre de voiture pour ouvrir puis remonter, d’un petit clic le conducteur déclenche une commande codée et le travail s’effectue, sans qu’il soit nécessaire de quitter son siège. Pour entrer dans une grande surface, le moindre effort a même été supprimé entièrement : la porte s’ouvre automatiquement … 

 

   Le chrétien aussi apprécie ces commodités, mais cette recherche omniprésente du moindre effort ne risque-t-elle pas de lui faire croire que dans le domaine de sa vie spirituelle et de son service, il peut en être ainsi ?

 

   Il pourrait s’imaginer qu’une connaissance profonde de l’Écriture s’acquiert sans effort. Que la prière peut ressembler à un petit signal vers Dieu avec une réponse immédiate, et que les portes de la volonté de Dieu devraient s’ouvrir instantanément devant ses pas …  Il en est bien autrement. Le croyant est appelé à connaître Christ dans les Écritures (Jn 5:39), à méditer ce livre jour et nuit (Jos 1:8), à amener à bonne fin son propre salut en travaillant (Ph 2:12), à persévérer dans la prière (Ro 12:12), à tendre avec effort vers ce qui est devant (Ph 3:14).

 

   Servir le Seigneur réclame aussi des efforts, beaucoup d’efforts. L’apôtre Paul nous l’enseigne en comparant le croyant à un soldat (souffrances pour remporter la victoire), un athlète (endurance pour obtenir le prix), un laboureur (patience pour obtenir le fruit), un ouvrier (précision et exactitude pour interpréter la Bible et la transmettre correctement) (relire 2Ti 2:1-15). Aucune de ces professions ou conditions n’est une sinécure, sous peine d’être disqualifié.

 

   Où trouver les forces ? « Fortifie-toi dans la grâce qui est dans le Christ Jésus » (2Ti 2:1). Cette grâce qui pardonne et sanctifie et celle-là même qui procure le pouvoir d’agir.

 

   Enseignons l’effort à nos enfants par la Parole et …  par l’exemple. Quelle satisfaction pour Dieu lorsque nous nous engageons énergiquement, fermement et humblement sur le chemin de la foi et de la communion avec lui !

 


vendredi 21 mars 2025

« LE FER S’AIGUISE PAR LE FER »

 




      « Le fer s’aiguise par le fer, et un homme ranime le visage de son ami. » Pr 27:17

 

   La poule du dimanche midi faisait partie de la tradition familiale. Mais quel embarras pour le maître de maison lorsque le couteau, émoussé à force d’avoir servi, le condamnait à des efforts désespérés pour couper des morceaux ! Jusqu’au moment où, saisissant un autre couteau, notre père aiguisait le grand couteau avec le petit qui retrouvait lui-même aussi son tranchant.

 

   Chers amis, ne nous arrive-t-il pas, parfois, de perdre notre tranchant, c’est-à-dire notre efficacité ? La fatigue et les contrariétés professionnelles, les difficultés familiales, les tâches répétitives, la résistance que nous rencontrons lorsque nous annonçons l’évangile, tout cela émousse notre sensibilité et notre capacité à réagir selon le Seigneur dans les situations nouvelles qui se présentent.

 

   Puis, mécontents de nos médiocres performances, nous avons tendance à nous décourager et à ressasser nos échecs. Il est alors grand temps d’avoir recours à la solution proposée par le proverbe de Salomon.

 

   Certes, notre première démarche consiste à nous tourner vers celui qui est notre suprême ami, Jésus Christ, qui demeure toujours le même dans son amour. Il peut compatir à nos faiblesses, car « il a été tenté en toutes choses de façon semblable à nous, le péché exclu » (Hé 4:15).

 

   Toutefois, ce n’est pas pour rien que Dieu a placé des frères près de nous, et qu’il nous invite par la bouche de Paul à porter les charges les uns des autres. Alors, pour retrouver notre « tranchant », aiguisons-le avec notre frère, « le fer par le fer ».

 

   Parlons-lui avec confiance, n’ayons pas peur de la vérité, ne nous abritons pas derrière quelque masque ou quelque faux prétexte, confessons nos fautes l’un à l’autre et prions l’un pour l’autre en sorte que nous soyons guéris, remis en bonne forme (Ja 5:16).

 

   Pensons aussi à l’encouragement que recevra notre frère qui constatera qu’il n’est pas le seul à ressentir la lassitude dans sa vie chrétienne. Lui aussi pourra s’ouvrir, exprimer ses besoins, être rafraîchi, remis sur pied. Ce service fraternel s’apparente au lavage des pieds institué par le Seigneur. Il l’a accompli envers ses disciples, comme exemple pour nous aussi : « Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites » (Jn 13:17).

 


jeudi 20 mars 2025

SACRIFICES DE BIENFAISANCE


 

      « Mais n’oubliez pas la bienfaisance, et de faire part de vos biens, car Dieu prend plaisir à de tels sacrifices. » Hé 13:16

 

   La « bienfaisance » et « faire part de nos biens », ces deux expressions sont mentionnées après l’exhortation à offrir des sacrifices de louanges et le fruit des lèvres qui confessent Son nom (Hé 13:15-16).

 

   Le jour de la résurrection de notre Seigneur, nous nous réunissons autour de lui pour lui apporter, ainsi qu’au Père, l’adoration, la louange et la reconnaissance. Ne sommes-nous pas saisis lorsque sa vie parfaite repasse devant nous ? Lorsque nous contemplons celui qui est « le don de Dieu » aller son chemin vers le sacrifice suprême ? À la croix a eu lieu l’œuvre magnifique de la rédemption, qui sera pour nous un motif d’adoration du Père et du Fils durant l’éternité.

 

   C’est après ce sacrifice de louanges autour du mémorial de la mort du Seigneur que nous sommes invités à exprimer la réalité de notre amour en donnant de nos biens.

 

   Comment pouvons-nous apporter une adoration agréable à Dieu sinon en goûtant son amour durant toute la semaine au travers de ses bienfaits et dans la lecture, avec prière et méditation, de sa Parole ? C’est seulement ainsi que nous aurons des corbeilles de fruits spirituels à lui présenter.

 

   Et pour les sacrifices de bienfaisance, il y a une place aussi dans cette préparation du cœur. Nous sommes-nous placés devant Dieu, seul ou avec notre conjoint, au début de l’année ou du mois, pour décider devant lui ce que nous allons consacrer à ce service pour Dieu ? Avons-nous donné à cet acte toute l’importance qui convient, ou nous contentons-nous de donner une pièce ou deux, quelquefois hâtivement sorties de notre porte-monnaie lorsque la bourse circule ?

 

   Souvenons-nous que tout ce que nous donnons vient de lui, le donateur de toutes choses. Dieu aime celui qui donne joyeusement. De plus, nous lisons en 2Co 8 que nos dons matériels sont « la preuve de notre amour » (2Co 8:24) et manifestent « la sincérité de notre amour »( 2Co 8:8).

 


mercredi 19 mars 2025

ACCUEILLIR JESUS CHEZ SOI


 

      « Voici, je me tiens à la porte et je frappe : si quelqu’un entend ma voix et qu’il ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je dînerai avec lui, et lui avec moi. » Ap 3:20

 

   Comment accueillerais-je Jésus, s’il venait physiquement chez moi ? Difficile à dire, n’est-ce pas ? Voyons alors comment il était accueilli lorsqu’il était sur la terre :

 

 Chez Simon le pharisien (Lu 7:36-50) : Pourquoi Simon invite-t-il Jésus ? Par curiosité ? Pour le prendre en défaut ? Nous ne le savons pas. Ce que nous admirons, c’est que Jésus accepte l’invitation. Il est là pour tous … 

 

   Simon reçoit Jésus comme s’il lui accordait une faveur ! Et, pour marquer ses distances avec ce Nazaréen méprisé de ses pairs, il le reçoit « au rabais » : pas d’eau pour ses pieds, pas de baiser, pas de parfum pour sa tête (#Lu 7:44-46).

 

   La leçon de Jésus est percutante : Simon n’a même pas respecté les convenances élémentaires de l’époque ! Cette femme qu’il méprise, il doit la voir maintenant d’un autre œil : lui, a voulu le recevoir, avec beaucoup de réserves, dans sa maison ; elle l’a reçu, sans aucune retenue, dans son cœur !

 

 Chez Zachée, le receveur des impôts (Lu 19:5) : À la différence de Simon, Zachée est mal considéré par ses concitoyens, car il collecte les impôts pour l’occupant romain. Mais Jésus est là pour lui aussi.

 

   Zachée cherche seulement à voir Jésus (Lu 19:3) : sans doute se sent-il indigne de le recevoir chez lui. Jésus lui accorde cette faveur : « Il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison » (Lu 19:5). J’aime la spontanéité, l’empressement de Zachée, qui est immédiatement disponible et le reçoit tel qu’il est, et dans l’état où était sa maison avant de partir …  N’aurais-je pas fait quelques préparatifs, mis de l’ordre, enlevé certaines choses pour qu’il ne les voie pas ? Rien de cela chez Zachée !

 

 Chez Marthe et Marie : Voilà une maison de Béthanie où Jésus aimait bien aller ! Il y apporte la paix dans les disputes (Lu 10:38-42), la consolation dans l’épreuve (Jn 11). Il est l’objet du culte familial (Jn 12:1-8).

 

   Comment vais-je accueillir Jésus chez moi, dans mon cœur ou dans ma maison ? Le verset du jour montre que le verrou est de mon côté : lui préfère attendre dehors, des heures s’il le faut …  Oui, que je sache l’accueillir avec joie et spontanéité, comme pour un dîner en famille. Là, je lui raconterais mes journées, on est si bien tous les deux … 

 


mardi 18 mars 2025

JESUS EST LE FILS DE DIEU

 



   La divinité de Jésus Christ est un point central - mais malheureusement parfois contesté - du christianisme. Face aux sectes qui la récusent, face aux musulmans pour qui le fait que Dieu ait un Fils est incompréhensible, face à nos contemporains qui se contentent d’un Jésus homme modèle, nous pouvons affirmer avec la Bible : Oui, Jésus est le Fils unique et éternel de Dieu ! Pour notre affermissement, comme pour la défense de l’Évangile, essayons de retenir les versets qui suivent :

 

   « Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu » (Jn 1:1). Le Fils existe de tout temps, distinct du Père, mais de même nature et égal à lui : « Moi et le Père, nous sommes un » (Jn 10:30).

 

   « L’Éternel m’a dit : Tu es mon Fils ; aujourd’hui, je t’ai engendré » (Ps 2:7). Aux relations éternelles entre le Père et le Fils, s’ajoute une relation nouvelle entre l’homme Jésus Christ et Dieu le Père. Dieu le reconnaît également comme son Fils, une fois né sur la terre, à plusieurs étapes de sa vie :

 

 À sa naissance, l’ange déclare à Marie : « Celui qui naîtra, saint, sera appelé Fils de Dieu » (Lu 1:35).

 

 À son baptême, après plus de 30 ans de vie parfaite sur terre, le ciel s’ouvre et une voix venue des cieux déclare : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » (Mt 3:17).

 

 Près de la fin de son service, la même voix se fait à nouveau entendre sur la montagne, devant trois disciples : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » (Mt 17:5).

 

 À la croix, c’est le soldat chargé de veiller sur le supplicié qui, face à son entrée triomphale dans la mort, ne peut que s’écrier : « Véritablement celui-ci était Fils de Dieu » (Mt 27:54).

 

 Sa résurrection est une nouvelle occasion pour Dieu d’établir sa filiation divine : Jésus, est « démontré Fils de Dieu, en puissance …  par la résurrection des morts » (Ro 1:4).

 

 Enfin, sa place dans la gloire est celle du Fils de Dieu à la droite du Père (é 1:3).

 

   La personne de Jésus restera toujours un profond mystère : « Personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père » (Mt 11:27). Mais celui qui accepte avec foi le témoignage de l’Écriture peut s’écrier avec bonheur et adoration, comme Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20:28).

 


lundi 17 mars 2025

MAIS VOUS, BIEN-AIMES …


 

      « Mais vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, priant par le Saint Esprit, conservez-vous dans l’amour de Dieu. » Jude 1:20

 

      « Que tu le possèdes pour toujours, non plus comme un esclave, mais au-dessus d’un esclave, comme un frère bien-aimé. » Phm 1:16

 

   Les rachetés du Seigneur sont unis entre eux par Christ lui-même, car il est mort pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés. Le titre de Bien-aimé est donné à Christ et nous sommes nous-mêmes rendus dignes d’être agréés en Lui. De cela découle la nature de nos relations fraternelles.

 

   Lorsque nous nous adressons à un enfant de Dieu, nous le considérons selon ce qu’il est pour Dieu, donc aussi ce qu’il est fondamentalement pour nous. En voyant notre frère, quel qu’il soit, nous pouvons dire de lui : « le frère pour lequel Christ est mort » (1Co 8:11 ; voir aussi Ro 14:15). Dans ces deux passages, il est question du danger que notre liberté fait courir au croyant faible. Souvenons-nous que ce frère ou cette sœur a de la valeur pour Dieu.

 

   Quand il s’agit d’enseignements, les apôtres s’adressent souvent aux croyants en disant : « Bien-aimés » ou « Frères bien-aimés ». Dictées par l’amour, leurs paroles prennent tout leur poids.

 

   Il ne convient pas de s’exprimer de cette façon à tout propos dans nos rapports fraternels, mais si nous envisageons notre interlocuteur comme un « frère bien-aimé », notre langage, sans être obséquieux, sera imprégné d’une véritable affection.

 

   La qualité de nos relations fraternelles est en rapport avec la qualité de nos relations avec Dieu. Il en est ainsi de la communion goûtée entre croyants : ce qui empêche notre communion avec Dieu est aussi une entrave à la communion fraternelle, alors que tout ce qui nous unit à Christ nous unit aussi les uns les autres.

 

   L’amour de Christ est le modèle de l’amour fraternel : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés » (Jn 15:12). Cet amour ne peut coexister avec l’orgueil et la malice, car sa qualité est si grande qu’il ne souffre aucune altération. Si j’aborde mon frère ou ma sœur comme celui ou celle que le Seigneur aime, si je l’écoute, lui parle, l’aide, l’encourage dans cet esprit d’amour, d’heureuses et paisibles relations s’établiront, et de manière durable.

 


samedi 15 mars 2025

LA RANCUNE

 



      « Tu ne te vengeras pas, et tu ne garderas pas rancune aux fils de ton peuple ; mais tu aimeras ton prochain comme toi-même. Moi, je suis l’Éternel. » Lé 19:18

      « Soyez miséricordieux, comme aussi votre Père est miséricordieux ; ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés ; acquittez, et vous serez acquittés. » Lu 6:36-37

 

   On est étonné d’apprendre que des croyants ont de la rancune envers telle ou telle personne et parfois envers un de leurs frères ou sœurs en Christ. La rancune - disons-le clairement - est un péché ; elle est très proche de la haine et très éloignée de la grâce.

 

   Caïn avait de la jalousie, de la rancune envers son frère Abel ; elle s’est transformée en meurtre.

 

   Le Seigneur, lui, n’a jamais éprouvé un tel sentiment. Voyez son comportement envers Judas ; il connaissait exactement l’état de son âme et savait qu’il était « un diable » (Jn 6:70). À aucun moment, Jésus ne laisse percer à son égard la moindre haine ou rancune. Sa dernière rencontre avec lui est marquée par cette exclamation : « Ami (ou compagnon), c’est pour cela que tu venu ! » Si seulement nous étions remplis de l’Esprit du Seigneur, n’ayant jamais de rancune, mais manifestant la grâce de notre Maître !

 

   Paul n’avait ni haine ni amertume envers le geôlier de Philippes. S’il en avait eu, il n’aurait pas pu lui dire, les portes de la prison ouvertes : « Ne te fais point de mal, car nous sommes tous ici », ni ensuite lui annoncer l’Évangile (Ac 16:28-34). Pourtant, que de souffrances avait-il endurées de sa part !

 

   Comment se fait-il donc que des rancunes demeurent entre frères ? « Il doit venir s’excuser », entend-on, ou « une chose bien réglée passe par la repentance ». On peut bien penser que beaucoup de ces prétextes montrent l’absence de grâce chez celui qui garde rancune. Avez-vous énuméré tous vos péchés au Seigneur ? Il y en a beaucoup que, pour ma part, j’ai oublié de confesser et que pourtant il a effacé par son sang.

 

   Souvent, tout en renonçant à se venger, on s’en dédommage en gardant dans son cœur une sombre rancune. Elle est comme un cancer qui ronge sournoisement notre âme et nous empêche d’aller vers ceux à qui nous en voulons. La seule manière d’être libéré, c’est de juger ce péché qu’est la rancune et de pardonner de tout notre cœur.

 

 


vendredi 14 mars 2025

DEMANDER AVEC FOI

 



      « Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il demande à Dieu qui donne à tous libéralement sans faire de reproches, et elle lui sera donnée ; mais qu’il demande avec foi, sans éprouver le moindre doute. » Ja 1:5,6

 

   Avant d’effectuer une démarche dans le but d’obtenir quelque chose, nous nous demandons si la personne à laquelle nous allons nous adresser est capable de nous donner une réponse satisfaisante. Nous nous demandons également si cette personne a des raisons de nous considérer avec faveur. Nous essayons enfin de choisir le bon moment pour ne pas la déranger et être bien accueillis. Quand nous pensons avoir trouvé des réponses satisfaisantes à ces questions et à d’autres encore, nous décidons d’aller de l’avant, non sans quelques craintes de voir notre démarche échouer. Ainsi nous pensons faire preuve de sagesse. Quelle différence avec notre approche de Dieu ! Nous savons qu’il est tout-puissant et que rien ne peut l’empêcher de venir à bout de ses plans. Nous savons également qu’il nous aime : « Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui » ? (Ro 8:32). Nous savons enfin que nous pouvons nous adresser à lui en tout temps sans craindre de l’importuner (Lu 11:5-13), surtout si nous craignons de manquer de sagesse.

 

   Nous savons tout cela, oui ! mais le croyons-nous vraiment lorsque nous nous adressons à Dieu dans une circonstance qui nous paraît insurmontable ? Ne nous arrive-t-il pas de le prier tout en pensant qu’il ne nous exaucera pas ? Pourquoi en est-il ainsi ? — Tout simplement parce que nous nous faisons une image de Dieu à la mesure humaine, au lieu de considérer ce qu’il est réellement.

 

   Pourtant, tout au long de ses chapitres, la Bible met en valeur, d’une manière très concrète, les différents caractères de Dieu. Discernons-les, en particulier dans ses rapports avec le peuple d’Israël : sa puissance dans ses délivrances, sa fidélité dans l’accomplissement de ses promesses, sa bonté dans ses soins renouvelés, sa patience lors des infidélités du peuple, sa miséricorde.

 

   Nous demanderons avec foi, sans douter, si nous nous imprégnons mieux de ce que sa Parole nous révèle de lui et si, également, nous nous souvenons de toutes les délivrances qu’il a déjà accomplies pour nous.


jeudi 13 mars 2025

LES VICTOIRES DE JESUS


 

 

      « Lorsque je le vis (le Fils de l’homme), je tombai à ses pieds comme mort. Il mit alors sa main droite sur moi et dit : Ne crains pas ; moi, je suis le premier et le dernier, et le vivant ; et j’ai été mort, et voici je suis vivant aux siècles des siècles ; et je tiens les clefs de la mort et de l’hadès. »    Ap 1:17,18

 

   Pour que la victoire du Sauveur soit complète, il fallait encore que la forteresse de Satan, la mort, soit attaquée et que ses clefs lui soient enlevées (voir Hé 2:14). Jésus entre dans ce domaine ténébreux qu’est la mort. La création même s’en émeut, car la terre tremble, les rochers se fendent et des sépulcres s’ouvrent (Mt 27:51,52). Sa mort n’est pas une fin, mais un passage obligé avant le triomphe du jour de sa résurrection.

 

   Mais pourquoi ce triomphe n’a-t-il pas été rendu public ? Nous pensons à la conclusion de la parabole du riche et de Lazare, où le Seigneur déclare : « S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne seront pas persuadés non plus, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts » (Lu 16:31). Cette affirmation s’est vérifiée lors de la résurrection de Jésus : il est revenu d’entre les morts et pourtant les hommes refusent toujours de croire ! Ayant été rejeté et condamné par le peuple et ses chefs, Jésus n’est apparu après sa résurrection qu’à ses amis et à ses disciples (1Co 15:4-7), comme il l’avait dit (Jn 14:19). Il faudra un jour qu’il soit vu de ses ennemis, mais cette manifestation publique sera pour eux un jugement (Mt 24:30 ; Ap 1:7). Jusqu’à ce moment-là, la repentance et la rémission des péchés doivent être prêchées à toutes les nations au nom de Jésus (Lu 24:47). Les résultats de l’œuvre de Christ dans le temps de la grâce dépassent infiniment ce qu’ils auraient pu être à la faveur d’une manifestation publique en jugement, le jour de sa résurrection.

 

   Oui, Jésus est victorieux :

 Dans son humiliation durant sa vie,

 Dans sa souffrance à Gethsémané,

 Dans sa mort à Golgotha,

 Dans sa résurrection le troisième jour.

 


mardi 11 mars 2025

LA JOIE ET LES CIRCONSTANCES

 



      « Car pour moi, vivre c’est Christ. »   Ph 1:21

 

   Dans ce chapitre, l’apôtre Paul évoque les circonstances qu’il traversait : en prison, en butte à la méfiance de certains frères, à la malveillance de certains autres …  et pourtant, à plusieurs reprises, il fait part de sa joie !

 

   Le motif de cette sérénité se trouve dans le verset de ce jour : la motivation de l’apôtre était sans mélange, il n’avait qu’un seul désir : « Que Christ soit magnifié dans mon corps. » Alors, que représentaient les circonstances pour lui ? Elles étaient autant d’occasions de glorifier le Seigneur. Déjà dans la prison de Philippes, plusieurs années auparavant, « leurs pieds dans le bois », lui et son compagnon « en priant, chantaient les louanges du Seigneur. » Qu’aurions-nous fait à leur place ?

 

   Nous devons bien reconnaître pour ce qui nous concerne, que les circonstances ont souvent beaucoup d’influence sur nous, et une influence néfaste relativement à notre vie spirituelle, soit que nous les trouvions contraires à nos désirs, soit que nous les estimions, au contraire, favorables.

 

   Dans le premier cas, le danger c’est que nous soyons occupés, et même préoccupés, de ce qui nous atteint, indépendamment de la présence de Dieu. Nous savons les conséquences d’une telle attitude : angoisse, anxiété, peut-être même découragement et murmures …  toutes choses bien différentes de la joie qui devrait être notre part.

 

   Si les circonstances vont dans le sens que nous souhaitons, nous risquons bien souvent, c’est une constatation d’expérience, de nous y complaire et de laisser de côté ce que le Seigneur attend de nous ; notre motivation n’est plus « pour moi, vivre c’est Christ », mais de profiter de nos aises.

 

   Sachons placer le Seigneur Jésus entre les circonstances et nous, et non les circonstances entre lui et nous. Aucune circonstance ne viendra alors nous ravir la joie de Jésus, notre Bien-aimé.

 


lundi 10 mars 2025

TROIS DECLARATIONS FONDAMENTALES


 

      « Voilà l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! » Jn 1:29

      « Voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle. » Mt 28:20

      « Voici, je viens bientôt. » Ap 22:7-12-20

   Ces trois déclarations accompagnent toute notre vie. Elles présentent trois aspects de l’œuvre de Jésus Christ qui touchent au passé, au présent et au futur.

 

Le passé :

   Jean-Baptiste, en désignant Jésus comme « l’Agneau », annonçait le Fils de Dieu comme la victime qui sera offerte en sacrifice.

   Dieu avait prévu et préparé ce sacrifice : son Fils qu’il a envoyé sur la terre est l’Agneau « sans défaut et sans tache, préconnu avant la fondation du monde » (1Pi 1:19).

   Mais Dieu engage notre responsabilité dans son plan de salut : se repentir de ses péchés et croire. Ce sont les deux grands thèmes de la prédication de Jésus quand il commence son ministère sur la terre : « Jésus prêchait l’Évangile de Dieu et disait : Le temps est accompli et le royaume de Dieu s’est approché : repentez-vous et croyez à l’Évangile (la Bonne Nouvelle) » (Mr 1:15).

   Golgotha est incontournable ! L’Agneau de Dieu immolé est à la fois l’aboutissement du plan de Dieu pour nous sauver et le départ de notre salut.

 

Le présent :

   La vie chrétienne, même celle du chrétien le plus engagé, n’est possible que grâce à la présence du Seigneur avec nous, tous les jours, sans exception, dans nos peines comme dans nos joies. Parce que le Fils de Dieu est devenu homme, nous réalisons mieux combien grande est sa compassion et combien parfaite est sa connaissance de toutes nos circonstances. Il nous assiste de sa présence divine, agissant en nous et par nous, par la puissance de son Esprit.

 

Le futur :

   Au terme de la Révélation, tout à la fin de la Parole inspirée, Jésus nous laisse cette dernière parole, triplement répétée : « Voici, je viens bientôt …  Voici, je viens bientôt …  Oui, je viens bientôt ».

 

   Oui, cette promesse va bientôt se réaliser. Alors courage ! Le Seigneur est en marche ! Sa venue est proche ! Cette espérance illumine toute la vie des croyants. Alors faisons nôtre la dernière prière de la Bible, l’ultime prière des rachetés : « Amen ; viens, Seigneur Jésus ! » (Ap 22:20).

 


samedi 8 mars 2025

LA PAIX DU SEIGNEUR


 

      Le soir donc étant venu, ce jour-là, le premier de la semaine …  Jésus vint, et se tint au milieu d’eux. Et il leur dit : Paix vous soit ! Jn 20:19

   Quelle journée extraordinaire pour les disciples que ce premier jour de la semaine, jour de la résurrection du Seigneur. Jésus ressuscité vient au milieu d’eux. Que leur dit-il ? Va-t-il leur reprocher leur lâcheté et leur infidélité ? Ils l’avaient tous abandonné à l’heure du danger et s’étaient enfuis. Cependant, pas un reproche ne sort de sa bouche : « Paix vous soit ! » leur dit-il.

   Cette paix dont le Seigneur, anticipant l’accomplissement de son œuvre, leur avait parlé un peu auparavant (Jn 14:27), la voilà pleinement, définitivement à eux. Le Ressuscité, le grand Vainqueur de la mort est devant eux. Il a fait la paix par le sang de sa croix, le péché est ôté : désormais plus d’obstacle entre le croyant et Dieu. Quel bonheur pour les disciples ! Ils ne réalisent pas encore entièrement la portée de l’œuvre de la croix, mais ils sont remplis de joie en voyant celui dont la présence et les paroles sont le gage que tout est en ordre avec Dieu.

   C’était l’accomplissement de la promesse que le Seigneur avait faite aux disciples avant la croix : « mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira : personne ne vous ôte votre joie » (Jn 16:22)

   Nous aussi, qui sommes venus à lui dans la repentance et qui avons saisi par la foi le pardon de nos péchés, nous connaissons cette joie. Nous pouvons chanter avec le poète :

Enfants d’une race coupable,

Nous avons trouvé, dans ta croix,

Parfaite paix, grâce ineffable,

Force et bonheur tout à la fois.

   Ainsi, nous pouvons, dans la paix et remplis de joie, nous tenir librement dans la sainte présence de Dieu en pleine assurance de foi.

 

vendredi 7 mars 2025

LE DIEU DE PAIX


 


      « Au reste, frères, tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui est de bonne réputation - s’il y a quelque vertu digne d’éloge - que cela occupe vos pensées : ce que vous avez appris, reçu, entendu, vu en moi, faites-le, et le Dieu de paix sera avec vous. » Ph 4:8-9

 

   Plusieurs fois dans le N.T., Dieu est appelé « le Dieu de paix. » Ce titre est en opposition avec le caractère de Satan, l’instigateur de tout mal, c’est-à-dire de toute violence et toute corruption.

 

   Ainsi, la vraie paix ne peut exister dans ce monde sous le règne de Satan. Mais courage, chrétiens, car « le Dieu de paix brisera bientôt Satan sous vos pieds » (Ro 16:20) et alors la paix régnera dans le monde, celle que Christ apportera lors de son avènement.

 

   Pour le temps présent, dans les versets cités ci-dessus, nous sommes considérés comme faisant partie du royaume de Dieu dans lequel les valeurs sont toutes opposées à celles du royaume du diable. Nous recherchons les choses qui sont en harmonie avec le Dieu de paix. Nous occupons nos pensées de tout ce que Paul détaille et le traduisons dans notre vie : « Faites-le. » Alors « le Dieu de paix » est avec nous, nous communiquant ses pensées et inspirant tout notre comportement.

 

   Il est clair alors pour tous ceux qui nous entourent que nous appartenons au « Dieu de paix. » Certains nous haïront car nous agissons en opposition avec les principes du monde. D’autres se poseront des questions sur l’origine de la joie de ceux qui ont pour appui « le Dieu de paix. »

 

   Sommes-nous à la hauteur de ce programme ? Bien sûr que non ! Mais Paul nous encourage : « Que le Dieu de paix lui-même vous sanctifie entièrement ; et que votre esprit, votre âme et votre corps tout entiers soient conservés sans reproche à la venue de notre Seigneur Jésus Christ » (1Th 5:23). C’est Dieu qui œuvre en nous par son Esprit pour nous détacher de ce qui entrave notre communion avec lui. Notre être tout entier est alors à sa gloire.

 


jeudi 6 mars 2025

SE SOUMETTRE A LA DIRECTION DU SAINT ESPRIT

 




« Puisque l’Esprit est la source de notre vie, marchons aussi selon l’Esprit » Galates 5:25

   Paul rappelle que le croyant a reçu le Saint-Esprit qui lui a donné une nouvelle vie spirituelle. En conséquence, il doit se soumettre à sa direction en le laissant diriger sa marche. Le mot traduit par marcher signifie avancer en ordre. Paul dit donc que dans leur vie chrétienne, les Galates doivent apprendre à marcher comme il se doit. Ce long processus est semblable à l’apprentissage physique de la marche.

   Quand un bébé atteint l’âge de faire ses premiers pas, les parents ne lui donnent pas un cours d’anatomie et ne lui expliquent pas les implications psychologiques et sociologiques de la marche. L’enfant se met d’abord debout tout seul puis il tâte le sol avec ses pieds qu’il essaie de mettre tant bien que mal l’un devant l’autre, en titubant et aussi en tombant. Alors, il pleure puis se relève et recommence. Dès qu’il arrive à mettre un pied devant l’autre, il augmente la cadence jusqu’à courir, et finalement il a autant d’assurance qu’un chamois alpin.

   C’est de la même manière dont le croyant doit apprendre à avancer dans la vie chrétienne, en faisant des erreurs, en se relevant quand il tombe et en recommençant. Quelquefois, je commence très bien la journée au point où j’ai l’impression que c’est le ciel sur la terre. Puis il se passe un petit incident de parcourt surtout si je dois me déplacer en voiture. Je suis coincé dans un embouteillage, j’ai une crevaison ou pire encore, quelqu’un me fait une queue de poisson et je vois rouge. J’arrive au bureau et d’innombrables petits désagréments peuvent avoir lieu, certains terribles comme le café qui est brûlé. Le retour aussi est hasardeux. À la maison, ce sont les soucis de trésorerie, le partage des tâches ménagères, un enfant qui est malade ou s’est mal conduit.

   Il est facile d’imaginer ainsi des centaines de contrariétés possibles dans une journée et chacune a le potentiel de faire remonter la vieille nature à la surface. Marcher selon l’Esprit c’est confier chaque incident à Dieu qui dans sa souveraineté contrôle tout.

 


mercredi 5 mars 2025

TOUS PECHEURS

 



      « En effet, il n’y a pas de différence, car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » Ro 3:22-23

   Pour arriver à cette terrible conclusion, l’apôtre Paul, conduit par le Saint Esprit, examine les différents groupes culturels qui constituaient l’humanité de son temps, et qui existent encore de nos jours sous d’autres appellations :

    - les païens, appelés aussi les Barbares à ce moment-là, c’est-à-dire les étrangers à la civilisation grecque,

    - les Grecs, terme qui englobait tous les gens cultivés,

    - les Juifs qui, seuls, connaissaient le Dieu unique.

   Ces trois catégories se retrouvent aussi dans le prologue de l’Évangile selon Jean :

1. Les païens (Ro 1:18-32) : Très peu de temps après le déluge, les hommes ont oublié ce que leurs ancêtres sortis de l’arche leur avaient appris concernant Dieu. Ils se sont tournés vers des idoles, ont perdu tout sens moral et se sont placés ainsi dans des ténèbres morales.

   Jésus, la Parole faite chair, vient dans ces ténèbres pour être la lumière des hommes, mais « les ténèbres ne l’ont pas comprise » (ou : reçue, saisie) (Jn 1:4-5).

2. Les Grecs (Ro 2:1-16) : Pendant des siècles, poussés par leur conscience naturelle (v. 15) et leur désir d’instaurer de bonnes relations entre les hommes, les philosophes grecs ont réfléchi sur la condition humaine et cherché à s’organiser politiquement. Ils sont à l’origine de la civilisation occidentale.

   Jésus vient dans ce monde qu’il a amené à l’existence et que les hommes veulent organiser à leur manière pour le dominer sans Dieu, mais « le monde ne l’a pas connu » (Jn 1:10).

3. Les Juifs (Ro 2:17-29) : Dieu s’était révélé à Abraham dont il avait tiré un peuple qui aurait dû l’honorer et faire connaître son nom à tous. Les Juifs de l’époque s’enorgueillissaient d’avoir Abraham pour père, d’avoir reçu la Loi, et de posséder, à Jérusalem, le temple de l’Éternel.

   Jésus, le Fils de Dieu, vient « chez lui », au milieu de ce peuple qui se réclame de Dieu et dont il est issu selon la chair (Ro 9:5), et « les siens ne l’ont pas accueilli » (Jn 1:11).

   Mais - béni soit Dieu ! - si tous ont péché, Dieu, dans sa grâce, justifie sur la base de la foi en Jésus Christ « tous ceux qui croient » (Ro 3:21-26).

 


AVEC DOUCEUR ET CRAINTE

        « Soyez toujours prêts à répondre, mais avec douceur et crainte, à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous, aya...