« Mais,
avant toutes choses, ayant entre vous un amour fervent, car l’amour couvre une
multitude de péchés ; étant hospitaliers les uns envers les autres, sans
murmures. » 1P 4:8-9
Ne plus se parler,
c’est la solution de facilité lorsqu’un différent survient entre des personnes
qui doivent vivre ensemble, en couple, en famille, en assemblée. On s’isole, on
exclut l’autre, on se fait des idées sur ce qu’il pense ; résultat :
on s’éloigne de plus en plus, on s’aigrit, on devient ennemis ; c’est la
catastrophe.
C’est pourquoi
« avant toutes choses », enjoint l’apôtre Pierre, nous devons
pratiquer les uns envers les autres un amour fervent, intense ;
connaissez-vous un autre moyen pour manifester un tel amour que celui de
communiquer, de partager, de s’encourager, de se remettre l’un l’autre sur le
bon chemin ?
Maintenir un
dialogue, une communication, cela suppose beaucoup d’humilité de notre part,
admettre que nous ne possédons pas obligatoirement toute la vérité, comprendre
la manière de voir de l’autre, et avoir de la patience. Dieu a tellement de
patience que nous n’en aurons jamais, vis-à-vis de notre frère, autant que lui
envers nous.
Comment l’amour
peut-il couvrir une multitude de péchés ? Certainement pas en faisant
comme s’ils n’existaient pas ! pas plus qu’en tournant le dos à celui qui
a péché ! Pour aider mon frère qui s’est laissé surprendre par quelque
faute, je m’approche de lui pour l’écouter et le comprendre, pour l’aider à
voir clair sur lui-même, pour « le redresser … dans un esprit
de douceur ». Sa faute sera couverte par le rappel de la valeur du sang de
Christ. On n’en parlera plus.
L’appel de Pierre à
être hospitalier doit être pris dans son sens premier d’offrir le gîte et le
couvert ; il est toutefois permis de le prendre au second degré :
nous accueillons le frère et la sœur qui viennent partager soucis, peines ou
doutes : un dialogue s’instaure ou reprend pour le plus grand bénéfice des
deux parties.
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