« En
effet, il n’y a pas de différence, car tous ont péché et sont privés de la
gloire de Dieu. » Ro 3:22-23
Pour arriver à cette
terrible conclusion, l’apôtre Paul, conduit par le Saint Esprit, examine les
différents groupes culturels qui constituaient l’humanité de son temps, et qui
existent encore de nos jours sous d’autres appellations :
- les
païens, appelés aussi les Barbares à ce moment-là, c’est-à-dire les étrangers à
la civilisation grecque,
- les
Grecs, terme qui englobait tous les gens cultivés,
- les
Juifs qui, seuls, connaissaient le Dieu unique.
Ces trois catégories
se retrouvent aussi dans le prologue de l’Évangile selon Jean :
1. Les païens (Ro 1:18-32) :
Très peu de temps après le déluge, les hommes ont oublié ce que leurs ancêtres
sortis de l’arche leur avaient appris concernant Dieu. Ils se sont tournés vers
des idoles, ont perdu tout sens moral et se sont placés ainsi dans des ténèbres
morales.
Jésus, la Parole
faite chair, vient dans ces ténèbres pour être la lumière des hommes, mais « les
ténèbres ne l’ont pas comprise » (ou : reçue, saisie) (Jn
1:4-5).
2. Les Grecs (Ro 2:1-16) :
Pendant des siècles, poussés par leur conscience naturelle (v. 15) et leur
désir d’instaurer de bonnes relations entre les hommes, les philosophes grecs
ont réfléchi sur la condition humaine et cherché à s’organiser politiquement.
Ils sont à l’origine de la civilisation occidentale.
Jésus vient dans ce
monde qu’il a amené à l’existence et que les hommes veulent organiser à leur
manière pour le dominer sans Dieu, mais « le monde ne l’a pas
connu » (Jn 1:10).
3. Les Juifs (Ro 2:17-29) :
Dieu s’était révélé à Abraham dont il avait tiré un peuple qui aurait dû
l’honorer et faire connaître son nom à tous. Les Juifs de l’époque
s’enorgueillissaient d’avoir Abraham pour père, d’avoir reçu la Loi, et de
posséder, à Jérusalem, le temple de l’Éternel.
Jésus, le Fils de
Dieu, vient « chez lui », au milieu de ce peuple qui se
réclame de Dieu et dont il est issu selon la chair (Ro 9:5), et « les
siens ne l’ont pas accueilli » (Jn 1:11).
Mais - béni soit Dieu ! - si tous ont péché,
Dieu, dans sa grâce, justifie sur la base de la foi en Jésus Christ « tous
ceux qui croient » (Ro 3:21-26).
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