vendredi 21 mars 2025

« LE FER S’AIGUISE PAR LE FER »

 




      « Le fer s’aiguise par le fer, et un homme ranime le visage de son ami. » Pr 27:17

 

   La poule du dimanche midi faisait partie de la tradition familiale. Mais quel embarras pour le maître de maison lorsque le couteau, émoussé à force d’avoir servi, le condamnait à des efforts désespérés pour couper des morceaux ! Jusqu’au moment où, saisissant un autre couteau, notre père aiguisait le grand couteau avec le petit qui retrouvait lui-même aussi son tranchant.

 

   Chers amis, ne nous arrive-t-il pas, parfois, de perdre notre tranchant, c’est-à-dire notre efficacité ? La fatigue et les contrariétés professionnelles, les difficultés familiales, les tâches répétitives, la résistance que nous rencontrons lorsque nous annonçons l’évangile, tout cela émousse notre sensibilité et notre capacité à réagir selon le Seigneur dans les situations nouvelles qui se présentent.

 

   Puis, mécontents de nos médiocres performances, nous avons tendance à nous décourager et à ressasser nos échecs. Il est alors grand temps d’avoir recours à la solution proposée par le proverbe de Salomon.

 

   Certes, notre première démarche consiste à nous tourner vers celui qui est notre suprême ami, Jésus Christ, qui demeure toujours le même dans son amour. Il peut compatir à nos faiblesses, car « il a été tenté en toutes choses de façon semblable à nous, le péché exclu » (Hé 4:15).

 

   Toutefois, ce n’est pas pour rien que Dieu a placé des frères près de nous, et qu’il nous invite par la bouche de Paul à porter les charges les uns des autres. Alors, pour retrouver notre « tranchant », aiguisons-le avec notre frère, « le fer par le fer ».

 

   Parlons-lui avec confiance, n’ayons pas peur de la vérité, ne nous abritons pas derrière quelque masque ou quelque faux prétexte, confessons nos fautes l’un à l’autre et prions l’un pour l’autre en sorte que nous soyons guéris, remis en bonne forme (Ja 5:16).

 

   Pensons aussi à l’encouragement que recevra notre frère qui constatera qu’il n’est pas le seul à ressentir la lassitude dans sa vie chrétienne. Lui aussi pourra s’ouvrir, exprimer ses besoins, être rafraîchi, remis sur pied. Ce service fraternel s’apparente au lavage des pieds institué par le Seigneur. Il l’a accompli envers ses disciples, comme exemple pour nous aussi : « Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites » (Jn 13:17).

 


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