« Le fer s’aiguise par le fer, et un homme ranime le visage de son
ami. » Pr 27:17
La poule du dimanche
midi faisait partie de la tradition familiale. Mais quel embarras pour le
maître de maison lorsque le couteau, émoussé à force d’avoir servi, le
condamnait à des efforts désespérés pour couper des morceaux ! Jusqu’au
moment où, saisissant un autre couteau, notre père aiguisait le grand couteau
avec le petit qui retrouvait lui-même aussi son tranchant.
Chers amis, ne nous
arrive-t-il pas, parfois, de perdre notre tranchant, c’est-à-dire notre
efficacité ? La fatigue et les contrariétés professionnelles, les
difficultés familiales, les tâches répétitives, la résistance que nous
rencontrons lorsque nous annonçons l’évangile, tout cela émousse notre
sensibilité et notre capacité à réagir selon le Seigneur dans les situations
nouvelles qui se présentent.
Puis, mécontents de
nos médiocres performances, nous avons tendance à nous décourager et à
ressasser nos échecs. Il est alors grand temps d’avoir recours à la solution
proposée par le proverbe de Salomon.
Certes, notre
première démarche consiste à nous tourner vers celui qui est notre suprême ami,
Jésus Christ, qui demeure toujours le même dans son amour. Il peut compatir à
nos faiblesses, car « il a été tenté en toutes choses de façon semblable à
nous, le péché exclu » (Hé 4:15).
Toutefois, ce n’est
pas pour rien que Dieu a placé des frères près de nous, et qu’il nous invite
par la bouche de Paul à porter les charges les uns des autres. Alors, pour
retrouver notre « tranchant », aiguisons-le avec notre frère,
« le fer par le fer ».
Parlons-lui avec
confiance, n’ayons pas peur de la vérité, ne nous abritons pas derrière quelque
masque ou quelque faux prétexte, confessons nos fautes l’un à l’autre et prions
l’un pour l’autre en sorte que nous soyons guéris, remis en bonne forme (Ja
5:16).
Pensons aussi à
l’encouragement que recevra notre frère qui constatera qu’il n’est pas le seul
à ressentir la lassitude dans sa vie chrétienne. Lui aussi pourra s’ouvrir,
exprimer ses besoins, être rafraîchi, remis sur pied. Ce service fraternel
s’apparente au lavage des pieds institué par le Seigneur. Il l’a accompli
envers ses disciples, comme exemple pour nous aussi : « Si vous savez
ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites » (Jn 13:17).

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