« Mais vous,
bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, priant par le
Saint Esprit, conservez-vous dans l’amour de Dieu. » Jude 1:20
« Que tu le
possèdes pour toujours, non plus comme un esclave, mais au-dessus d’un esclave,
comme un frère bien-aimé. » Phm 1:16
Les rachetés du
Seigneur sont unis entre eux par Christ lui-même, car il est mort pour
rassembler en un les enfants de Dieu dispersés. Le titre de Bien-aimé est donné
à Christ et nous sommes nous-mêmes rendus dignes d’être agréés en Lui. De cela
découle la nature de nos relations fraternelles.
Lorsque nous nous
adressons à un enfant de Dieu, nous le considérons selon ce qu’il est pour
Dieu, donc aussi ce qu’il est fondamentalement pour nous. En voyant notre
frère, quel qu’il soit, nous pouvons dire de lui : « le frère pour
lequel Christ est mort » (1Co 8:11 ; voir aussi Ro 14:15). Dans ces
deux passages, il est question du danger que notre liberté fait courir au
croyant faible. Souvenons-nous que ce frère ou cette sœur a de la valeur pour
Dieu.
Quand il s’agit
d’enseignements, les apôtres s’adressent souvent aux croyants en disant :
« Bien-aimés » ou « Frères bien-aimés ». Dictées par
l’amour, leurs paroles prennent tout leur poids.
Il ne convient pas
de s’exprimer de cette façon à tout propos dans nos rapports fraternels, mais
si nous envisageons notre interlocuteur comme un « frère bien-aimé »,
notre langage, sans être obséquieux, sera imprégné d’une véritable affection.
La qualité de nos
relations fraternelles est en rapport avec la qualité de nos relations avec
Dieu. Il en est ainsi de la communion goûtée entre croyants : ce qui
empêche notre communion avec Dieu est aussi une entrave à la communion
fraternelle, alors que tout ce qui nous unit à Christ nous unit aussi les uns
les autres.
L’amour de Christ
est le modèle de l’amour fraternel : « Aimez-vous les uns les autres,
comme je vous ai aimés » (Jn 15:12). Cet amour ne peut coexister avec
l’orgueil et la malice, car sa qualité est si grande qu’il ne souffre aucune
altération. Si j’aborde mon frère ou ma sœur comme celui ou celle que le
Seigneur aime, si je l’écoute, lui parle, l’aide, l’encourage dans cet esprit
d’amour, d’heureuses et paisibles relations s’établiront, et de manière
durable.
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