lundi 17 mars 2025

MAIS VOUS, BIEN-AIMES …


 

      « Mais vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, priant par le Saint Esprit, conservez-vous dans l’amour de Dieu. » Jude 1:20

 

      « Que tu le possèdes pour toujours, non plus comme un esclave, mais au-dessus d’un esclave, comme un frère bien-aimé. » Phm 1:16

 

   Les rachetés du Seigneur sont unis entre eux par Christ lui-même, car il est mort pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés. Le titre de Bien-aimé est donné à Christ et nous sommes nous-mêmes rendus dignes d’être agréés en Lui. De cela découle la nature de nos relations fraternelles.

 

   Lorsque nous nous adressons à un enfant de Dieu, nous le considérons selon ce qu’il est pour Dieu, donc aussi ce qu’il est fondamentalement pour nous. En voyant notre frère, quel qu’il soit, nous pouvons dire de lui : « le frère pour lequel Christ est mort » (1Co 8:11 ; voir aussi Ro 14:15). Dans ces deux passages, il est question du danger que notre liberté fait courir au croyant faible. Souvenons-nous que ce frère ou cette sœur a de la valeur pour Dieu.

 

   Quand il s’agit d’enseignements, les apôtres s’adressent souvent aux croyants en disant : « Bien-aimés » ou « Frères bien-aimés ». Dictées par l’amour, leurs paroles prennent tout leur poids.

 

   Il ne convient pas de s’exprimer de cette façon à tout propos dans nos rapports fraternels, mais si nous envisageons notre interlocuteur comme un « frère bien-aimé », notre langage, sans être obséquieux, sera imprégné d’une véritable affection.

 

   La qualité de nos relations fraternelles est en rapport avec la qualité de nos relations avec Dieu. Il en est ainsi de la communion goûtée entre croyants : ce qui empêche notre communion avec Dieu est aussi une entrave à la communion fraternelle, alors que tout ce qui nous unit à Christ nous unit aussi les uns les autres.

 

   L’amour de Christ est le modèle de l’amour fraternel : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés » (Jn 15:12). Cet amour ne peut coexister avec l’orgueil et la malice, car sa qualité est si grande qu’il ne souffre aucune altération. Si j’aborde mon frère ou ma sœur comme celui ou celle que le Seigneur aime, si je l’écoute, lui parle, l’aide, l’encourage dans cet esprit d’amour, d’heureuses et paisibles relations s’établiront, et de manière durable.

 


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