« Lorsque
je le vis (le Fils de l’homme), je tombai à ses pieds comme mort. Il mit alors
sa main droite sur moi et dit : Ne crains pas ; moi, je suis le
premier et le dernier, et le vivant ; et j’ai été mort, et voici je suis
vivant aux siècles des siècles ; et je tiens les clefs de la mort et de
l’hadès. » Ap 1:17,18
Pour que la victoire
du Sauveur soit complète, il fallait encore que la forteresse de Satan, la
mort, soit attaquée et que ses clefs lui soient enlevées (voir Hé 2:14). Jésus
entre dans ce domaine ténébreux qu’est la mort. La création même s’en émeut,
car la terre tremble, les rochers se fendent et des sépulcres s’ouvrent (Mt
27:51,52). Sa mort n’est pas une fin, mais un passage obligé avant le triomphe
du jour de sa résurrection.
Mais pourquoi ce
triomphe n’a-t-il pas été rendu public ? Nous pensons à la conclusion de
la parabole du riche et de Lazare, où le Seigneur déclare : « S’ils
n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne seront pas persuadés non plus,
même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts » (Lu 16:31). Cette
affirmation s’est vérifiée lors de la résurrection de Jésus : il est
revenu d’entre les morts et pourtant les hommes refusent toujours de
croire ! Ayant été rejeté et condamné par le peuple et ses chefs, Jésus
n’est apparu après sa résurrection qu’à ses amis et à ses disciples (1Co
15:4-7), comme il l’avait dit (Jn 14:19). Il faudra un jour qu’il soit vu de
ses ennemis, mais cette manifestation publique sera pour eux un jugement (Mt
24:30 ; Ap 1:7). Jusqu’à ce moment-là, la repentance et la rémission des
péchés doivent être prêchées à toutes les nations au nom de Jésus (Lu 24:47).
Les résultats de l’œuvre de Christ dans le temps de la grâce dépassent
infiniment ce qu’ils auraient pu être à la faveur d’une manifestation publique
en jugement, le jour de sa résurrection.
Oui, Jésus est
victorieux :
Dans son humiliation durant sa vie,
Dans sa souffrance à Gethsémané,
Dans sa mort à Golgotha,
Dans sa résurrection le troisième jour.
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