« Car
la Parole de Dieu est vivante et opérante, et plus pénétrante qu’aucune épée à
deux tranchants, et atteignant jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des
jointures et des moelles ; et elle discerne les pensées et les intentions
du cœur. Et il n’y a aucune créature qui soit cachée devant lui, mais toutes
choses sont nues et découvertes aux yeux de celui à qui nous avons affaire. » Hé
4:12-13
Dieu a créé l’homme
innocent, c’est-à-dire sans méchanceté, ni corruption, ni convoitise, et sans
le discernement du bien et du mal. L’homme n’avait nul besoin de ce
discernement puisqu’il n’avait qu’à jouir avec gratitude du bien qui
l’environnait. Il devait être obéissant à son créateur et respecter la défense
relative au fruit d’un seul des arbres du jardin (Ge 2:16-17).
L’homme n’est tombé
qu’après avoir été tenté. Le serpent suggéra à son esprit un doute à l’égard de
Dieu ; ce doute le fit sortir de la soumission à Dieu et ouvrit la porte à
la convoitise, à la propre volonté, à cet orgueil qui le poussait à vouloir
être égal à Dieu (Ge 3:1-6).
S’étant ainsi séparé
de Dieu l’homme ne pouvait plus supporter sa présence qui venait éclairer de sa
lumière sa nouvelle condition et lui faire sentir ce qu’il était devenu. Cette
présence qui lui rappelait sa faute et ce qu’il avait perdu, ne pouvait qu’être
pour lui la plus intolérable de toutes les choses. Il pouvait se couvrir à ses
propres yeux par des feuilles de figuier pour se soustraire à la honte du
péché, mais devant Dieu, il savait qu’il était nu. (Ge 3:7-10)
La question de
Dieu : « Adam, où es-tu ? » (Ge 3:9) était à la fois
touchante et accablante pour l’homme. Pourquoi l’homme, lorsqu’il entendait la
voix de Dieu qui se promenait dans le jardin, à la fraîcheur du jour, avec
cette divine familiarité d’une bonté qui voulait entrer en communication avec
une créature innocente … pourquoi l’homme ne courait-il pas
au-devant de lui ? Où était Adam ? Il était dans son péché et sa
nudité.
Il faudra le
sacrifice de l’Agneau de Dieu pour que la relation entre Dieu et l’homme soit
rétablie.

