vendredi 14 août 2026

JE SERAI AVEC TOI



      « Personne ne tiendra devant toi, tous les jours de ta vie ; comme j’ai été avec Moïse, ainsi je serai avec toi : Je ne te laisserai point et je ne t’abandonnerai point. Fortifie-toi et sois ferme… » Jos 1:5,6 


   Après la mort de Moïse, Josué peut bien être inquiet lorsque l’Éternel lui confie la mission de faire entrer le peuple d’Israël en possession du pays promis. Il a passé quarante ans dans le désert au côté de Moïse, fait partie de la mission de reconnaissance jadis envoyée par lui et a pu constater par lui-même l’existence de géants invincibles et de villes imprenables dans le pays à conquérir. Il connaît donc à la fois les difficultés rencontrées par Moïse pour conduire le peuple si incrédule dans le désert et la puissance des habitants de Canaan. 


   Mission impossible pour un homme, il le sait bien ! Et l’Éternel, qui connaît les craintes légitimes de son serviteur, vient le réconforter, l’assurer d’une pleine victoire et lui promettre son appui, mieux, sa présence à ses côtés : « Je serai avec toi ». 


   Cette promesse sans condition est toutefois assortie d’un vigoureux encouragement : Josué doit se fortifier et être très ferme, d’abord dans une pleine confiance en l’assurance qui vient de lui être donnée par l’Éternel et ensuite dans une obéissance totale à la Loi de Dieu. 


   Chaque croyant, aujourd’hui, se trouve dans une situation semblable à celle de Josué. Il n’a pas, certes, un peuple à commander, mais il a un combat à mener pour entrer en pleine possession des bénédictions qui lui sont assurées en Jésus Christ. 


   Nous avons aussi une promesse du Seigneur : « Voici, moi je suis avec vous tous les jours… » (Mt 28:20), et une autre qui nous assure de l’action du Saint Esprit en nous : « Il vous conduira dans toute la vérité » (Jn 16:13). 


   À nous aussi s’adresse l’injonction : « Fortifie-toi et sois ferme ». Ne doutons donc nullement de ces promesses et, comme cela était recommandé à Josué, faisons de la Parole de Dieu notre livre de prédilection : « Médite-le jour et nuit » (v. 8). Nous saurons ainsi comment nous comporter pour remporter des victoires dans les combats qui nous opposent à notre grand ennemi. 


jeudi 25 juin 2026

ACCEPTER LA DISCIPLINE DU PERE

 



      « L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé et il sauve ceux qui ont l’esprit abattu. » Ps 34:18

 

      Ô Dieu ! Tu ne mépriseras pas un cœur brisé et humilié. » Ps 51:17

 

   Dieu nous considère comme des fils qu’il désire former pour sa gloire et pour notre bien (Hé 12:4-12). Il juge bon, parfois, de nous faire passer par l’épreuve pour nous apprendre qui il est et ce que nous sommes.

 

   Ce n’est jamais facile de reconnaître sans arrière-pensées que Dieu est souverain et qu’il n’est pas tenu de rendre compte de ses actes ; d’accepter les circonstances qu’on estime imméritées, les situations inexplicables et les souffrances prolongées.

 

   Dieu ne nous demande pas de subir toute cette adversité avec une résignation passive proche du fatalisme. Il n’attend pas non plus de nous que nous nous raidissions face à la douleur, comme pour lui résister. Non, il désire que nous comptions sur lui et que nous prenions notre appui sur son amour inaltérable : sa miséricorde, ses compassions, ses consolations sont intarissables.

 

   Voici quelques exemples de la discipline divine :

 

— Job passera par d’immenses et multiples souffrances avant de reconnaître la main de Dieu en grâce et d’accéder à une plus grande maturité spirituelle.

 

— Abraham doit quitter son pays, vivre comme un étranger, et attendre d’être centenaire avant d’avoir le fils qui lui a été promis. Il expérimente la fidélité et la puissance de Dieu.

 

— Jacob qui n’avait pas appris grand chose lors des si pénibles années passées chez Laban, sort boiteux de sa rencontre avec l’Ange de l’Éternel pour admettre qu’il a trouvé plus fort que lui.

 

— Moïse descend du palais du Pharaon à la modeste condition de berger dans le désert, une humble besogne qu’il assume pendant quarante ans avant de pouvoir être utilisé par l’Éternel.

 

 —  David est confronté à la terrible épreuve de Tsiklag détruite par le feu. C’est alors qu’il comprend que Dieu lui pardonne son association avec les Philistins et qu’il lui donnera le royaume.

 


mercredi 24 juin 2026

L’ESPERANCE

 





    "  Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. Or, l’espérance qu’on voit n’est plus espérance : ce qu’on voit, peut-on l’espérer encore ? Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance." Rom 8: 24,25


   Dans le langage courant, les mots espérance ou espoir comportent une idée d’incertitude : ce que nous espérons risque fort de ne pas se réaliser. Dans la Bible, c’est le contraire : le mot espérance exprime une certitude, tout simplement parce que notre espérance s’appuie sur Dieu « qui ne peut mentir ».

 

   Notre espérance, c’est avant tout une personne : « le Christ Jésus, notre espérance » (1Ti 1:1) ; par lui et en lui le plan de Dieu s’accomplira de telle sorte que nous recevrons la part de bénédiction promise :

 

— La vie éternelle (Ti 1:2), c’est-à-dire cette relation de communion avec le Père et le Fils par le Saint Esprit, relation qui nous unit déjà maintenant et qui sera pleinement épanouie dans le ciel. Là, nous sera révélée la gloire de Dieu dans laquelle il nous introduira (Col 1:27; Ro 5:2).

 

— La délivrance de notre corps terrestre (Ro 8:23-25),

 

— et, en attendant, l’assurance que Dieu tient toutes choses dans ses mains, et qu’il peut nous délivrer de tous les dangers qui nous guettent dans notre trajet jusqu’au ciel : « Dieu …  qui nous délivre ; en qui nous espérons qu’il nous délivrera aussi encore » (2Co 1:10).

 

   L’espérance est un aspect essentiel de la vie chrétienne car elle nous entraîne sur le chemin de :

 

• la joie : celle d’être bientôt avec le Seigneur (Ro 12:12).

 

• la confiance : « pour casque, l’espérance du salut » (Ep 6:17). La certitude du salut : une délivrance accomplie pour ce qui concerne notre âme et une délivrance prochaine pour ce qui concerne notre corps, affermit notre confiance et nous protège du découragement.

 

• la sanctification : « Nous savons que quand il (Jésus) sera manifesté, nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est. Et quiconque a cette espérance en lui, se purifie, comme lui est pur » (1Jn 3:2-3).

 

   Comment affermir notre espérance ?  —  Avant tout par la lecture et la méditation de la Bible : « Car toutes les choses qui ont été écrites auparavant ont été écrites pour notre instruction, afin que, par la patience et par la consolation des écritures, nous ayons espérance » (Ro 15:4).

 



mardi 23 juin 2026

LA COMMUNION

 




«  Jésus, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu’il était venu de Dieu, et qu’il s’en allait à Dieu, » Jean 13 :3   

 

« Jésus, sachant que le Père lui avait mis toutes choses entre les mains, et qu’il était venu de Dieu, et s’en allait à Dieu, se lève du souper et met de côté ses vêtements ; et ayant pris un linge, il s’en ceignit. Puis il verse de l’eau dans le bassin, et se met à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. » Jn 13:3-5

 

   Le Seigneur ne se contente pas d’attirer à lui, de sauver ceux qui croient et de leur donner une espérance pour le ciel. Il veut déjà sur la terre avoir communion avec ses rachetés qu’il aime, c’est-à-dire entretenir des communications avec eux. Afin que ces relations ne soient pas seulement épisodiques, perturbées qu’elles sont par notre facilité à nous laisser souiller, il’œuvre constamment envers nous.

 

   En effet Christ dans son amour veut partager avec nous ses pensées les plus intimes, sans pour autant abaisser le niveau de sa sainteté. Or le monde dans lequel nous vivons nous entache constamment de souillures dont nous devons être purifiés. Ne reculons donc pas devant l’activité du Seigneur envers nous, mais demandons avec David : « Sonde-moi, ô Dieu ! et connais mon cœur ; éprouve-moi, et connais mes pensées. Et regarde s’il y a en moi quelque voie de chagrin, et conduis-moi dans la voie éternelle » (Ps 139:23-24).

 

   L’eau que le Seigneur emploie pour laver les pieds des disciples est une figure de la Parole de Dieu. Lue avec attention chaque jour, elle nous aide à discerner ce qui est bien et ce qui est mal à l’échelle de valeurs de Dieu ; elle nous fait éprouver l’immense amour du Seigneur qui essuie nos pieds avec le linge dont il était ceint, c’est-à-dire en nous rappelant la place de serviteur que le Maître et Seigneur a prise pour nous.

 

   C’est dans l’attitude du serviteur que le Seigneur se met ainsi à nos pieds pour s’occuper de nous. Le péché est tel qu’il ne faut rien moins que l’humiliation du Fils de Dieu pour nous en purifier. Il nous invite lui-même à accomplir dans le même esprit ce service envers nos frères et sœurs, afin que la communion entre nous ne soit pas un vain mot mais une réalité vivante.

 

lundi 22 juin 2026

CE QU’IL FAUT RECHERCHER

 




      « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus. Ne soyez donc pas en souci pour le lendemain… : à chaque jour suffit sa peine. » Mt 6:33,34

 

      « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus ! » 2Th 3:10

 

   Le premier verset est extrait du « Sermon sur la montagne » où Jésus présente la charte du royaume. Elle dépasse la loi de Moïse et propose un vrai « manuel d’instruction chrétienne » pour tous ceux qui reconnaissent l’autorité de Dieu sur eux.

 

   Le thème général du premier verset du jour est la vie matérielle qui préoccupe tous les hommes. Cette préoccupation est légitime, tant pour soi que pour sa famille. Mais Jésus fait remarquer deux choses. Il fixe une priorité à rechercher : la relation avec Dieu que nous négligeons trop souvent et il affirme la providence de Dieu dans le domaine matériel. Un enseignement à tirer concerne le commencement de nos journées ; « d’abord le royaume de Dieu ». Un autre est relatif à nos efforts et nos soucis légitimes : « à chaque jour suffit sa peine ».

 

   Un chrétien devrait donc bannir l’excès d’inquiétude dans le domaine matériel, car à cause d’elle l’esprit n’est plus libre pour une relation avec son Créateur. Mais pour autant, il ne s’agit pas d’avoir une attitude d’insouciance coupable.

 

   Le deuxième verset invite chacun à chercher à exercer un travail. L’apôtre Paul réprimande dans la seconde épître aux Thessaloniciens ceux qui ne travaillent pas. Il donne son propre exemple. Au service de son Maître - et de quelle manière ! - il aurait eu droit au soutien matériel de ses frères. Pourtant il travaillait « nuit et jour pour n’être à charge à aucun (d’eux) » (2Th 3. 8). On ne saurait insister davantage sur l’importance d’avoir ou de chercher activement un travail. C’est une nécessité pour notre vie matérielle et c’est un facteur d’équilibre, pour le chrétien comme pour tout homme, qui prend toute sa valeur quand il est fait avec le Seigneur.

 

   Aussi Jésus, quels que soient les problèmes matériels que connaît tout homme, affirme qu’il y a une priorité : la relation avec Dieu. Pour le quotidien, Jésus désire que nous montrions confiance et zèle, en assumant nos responsabilités.

 

mardi 20 janvier 2026

LA FAMILLE DE DIEU EN MARCHE

 

      « Nous vous y exhortons, frères : avertissez les déréglés, consolez ceux qui sont découragés, venez en aide aux faibles, soyez patients envers tous. » 1Th 5:14

 

   La famille de Dieu n’est pas statique ; elle se développe ; elle poursuit un but : elle est en route vers une plus grande connaissance de son chef et vers un avenir meilleur.

 

   C’est une route longue et souvent difficile, qu’il faut accomplir d’un même pas, dans la joie d’être ensemble, en sachant que la cohésion de la famille est observée de tous. Et voilà que certains membres de la famille causent des difficultés :

 

— Il y a les déréglés : ils cherchent des raccourcis qui n’existent pas, une nourriture qui n’est pas appropriée, se détournent vers des buts secondaires, racontent n’importe quoi. Ainsi, à Thessalonique, certains frères ne voulaient plus travailler. À quoi bon, disaient-ils, puisque le Seigneur va venir bientôt. Paul appelle cela du désordre et demande aux Thessaloniciens d’avertir ces déréglés comme des frères.

 

— Il y a ceux qui sont découragés : ils marchent les yeux baissés, regardant la terre du chemin sans jamais considérer l’horizon. Certains, à Thessalonique toujours, étaient persécutés et se demandaient s’il valait bien la peine de souffrir ainsi. D’autres, ailleurs, peuvent aussi se décourager en constatant que leurs efforts pour marcher à la gloire de Dieu ne sont pas couronnés de succès. Ces frères et sœurs, il faut les consoler, c’est-à-dire les encourager. Par exemple en leur rappelant que « les souffrances du temps présent ne sont pas dignes d’être comparées avec la gloire qui va nous être révélée » (#Ro 8:18).

 

— Il y a les faibles : ceux, par exemple, qui ont négligé de prendre dans la Bible la nourriture nécessaire à une marche fatigante. Ils ne sont pas toujours en mesure de porter leur sac, et quelquefois de se porter eux-mêmes. Il faut leur venir en aide : « Portez les charges les uns des autres » (#Ga 6:2).

 

— Enfin, aussi spirituels que nous puissions être, il nous arrive à tous, un jour ou un autre, de traîner les pieds et de ne plus tout à fait suivre le rythme de la marche collective. Alors, soyons patients si cela arrive à notre frère.

(Plaire au Seigneur)



vendredi 12 septembre 2025

AVEC DOUCEUR ET CRAINTE

 



      « Soyez toujours prêts à répondre, mais avec douceur et crainte, à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous, ayant une bonne conscience … »   1P 3:15-16

 

   Dans le verset précédent, l’apôtre Pierre vient d’écrire : « Si même vous souffrez pour la justice, vous êtes bienheureux ». C’est clair que, dans un monde où l’injustice règne, le croyant peut avoir à souffrir lorsqu’il s’applique à pratiquer la justice dans toutes ses relations avec autrui.

 

   Par exemple, dans un pays où le taux des impôts a été majoré pour tenir compte de la fraude fiscale générale, le chrétien, malgré cela, déclare scrupuleusement ses revenus et subit de ce fait l’injustice d’une plus forte taxation. Ou encore, il accepte de ne pas être promu à un poste qui correspondrait à ses compétences parce qu’il ne veut pas se prêter à des manœuvres qui ne sont pas justes devant Dieu.

 

   Le disciple du Seigneur ne recherche pas un profit immédiat ou matériel ; son désir, nommé ici « espérance », c’est d’avoir l’approbation de Dieu, d’hériter de la bénédiction comme il est dit au verset 9. Voilà un objectif très différent de celui de la plupart de ses voisins.

 

   Si nous sommes fidèles, il est donc normal que des questions nous soient posées sur les raisons de notre comportement peu courant. Répondons alors « avec douceur et crainte » :

 

 avec douceur : ne nous croyons pas supérieurs parce que nous connaissons Dieu et que nous cherchons à lui plaire. Soyons au contraire très humbles pour être des reflets de la grâce de Dieu, pour que cette grâce attire notre interlocuteur et lui ouvre l’accès à Jésus Christ comme Sauveur.

 

 avec crainte : lorsque nous avons compris que seule la grâce de Dieu nous tient et nous permet de marcher tant soit peu d’une manière fidèle, nous craignons beaucoup de prendre des positions excessives ou de donner des leçons aux autres.

 

   Ajoutons qu’une bonne conscience devant Dieu et devant les hommes est indispensable pour que nous puissions nous expliquer avec clarté, hardiesse, conviction et vérité.

 

   Comment se fait-il que notre comportement n’entraîne pas davantage de questions de la part de nos connaissances ?

 


JE SERAI AVEC TOI

      « Personne ne tiendra devant toi, tous les jours de ta vie ; comme j’ai été avec Moïse, ainsi je serai avec toi : Je ne te laisserai p...