lundi 24 octobre 2022

« NE CRAINS PAS »

 

 


      « Celui qui servait l’homme de Dieu se leva de bon matin et sortit : et voici, une armée entourait la ville, et des chevaux, et des chars. Et son jeune homme lui dit : Hélas ! mon Seigneur, comment ferons-nous ? Et il dit : Ne crains pas ; car ceux qui sont avec nous sont en plus grand nombre que ceux qui sont avec eux. » 2R 6:15,16

 

   Une armée qui dispose d’un bon service de renseignements bénéficie d’un avantage considérable et souvent décisif sur son adversaire. Le roi de Syrie en fait l’expérience : il ne comprend pas comment son adversaire, le roi d’Israël, s’y prend pour déjouer ses plans stratégiques. Pas étonnant, lui disent ses conseillers, Élisée (l’homme de Dieu de nos versets), averti par Dieu, lui rapporte les ordres que tu donnes depuis ta chambre à coucher. Pour se saisir du prophète, le roi de Syrie encercle donc la ville de Dothan où il se trouve.

 

   Quelle angoisse pour le serviteur du prophète lorsque, le matin, il découvre l’armée ennemie avec ses chars et ses chevaux ! Et quel contraste avec le calme et la tranquillité d’Élisée qui distingue la puissante force d’interposition de l’armée de l’Éternel ! C’est donc avec une pleine assurance qu’Élisée peut encourager son jeune homme : « Ne crains pas… » Pour affermir sa foi, il demande à l’Éternel de lui ouvrir les yeux pour qu’il discerne, lui aussi, les chars de feu qui les protègent des Syriens.

 

   Lorsque nous sommes aux prises avec des circonstances difficiles, nous ne pouvons généralement pas distinguer sous une forme concrète les moyens de protection de notre Dieu. Ils sont pourtant bien réels, de telle sorte qu’au plus fort du danger nous pouvons entendre la voix de notre Père nous rassurer en nous disant : « Ne crains pas ».

 

   Le Seigneur n’a-t-il pas déclaré qu’il reste tous les jours avec nous ? Que pourrions-nous craindre en la compagnie de celui qui a triomphé de Satan et de la mort ? Ne nous laissons donc pas impressionner par les difficultés rencontrées. Apprenons à sentir le Seigneur tout près de nous, à connaître sa pensée, à nous laisser imprégner de sa bonté et nous ferons l’expérience de sa puissance pour nous délivrer.

 

 

mercredi 28 septembre 2022

Frère André, est décédé hier, à l’âge de 94 ans.

 



Anne Van der Bijl, fondateur de Portes Ouvertes, mieux connu sous le nom de Frère André, est décédé hier, à l’âge de 94 ans.
«Frère André vivait pour Christ et s’est éteint en Christ. Dans ces moments difficiles, nous pensons à sa famille et nous leur adressons nos plus sincères condoléances. Nous prions Dieu de les soutenir et de les réconforter par son amour.» Dan Ole Shani, Président de Portes Ouvertes International.
La vie de Frère André était pleine d’expériences. A travers celles-ci, Dieu a écrit une incroyable histoire. Un témoignage puissant de son œuvre en chacun de nous. Découvrez sa vie et son oeuvre sur notre page d'hommage: www.portesouvertes.fr/frere-andre

samedi 17 septembre 2022

CONFIANCE ET PATIENCE


 

      « Abraham, ayant fait preuve de patience, obtint ce qui avait été promis. » Hé 6:15

 

      « Attends-toi à l’Éternel ; fortifie-toi, et que ton cœur soit ferme : oui, attends-toi à l’Éternel. » Ps 27:14

 

   Dans nos vies occupées, des mots tels que « attente, patience, retard » sont ceux que nous avons souvent du mal à accepter. Souvent nous élaborons des plans, puis, alors que nous cherchons à les réaliser, quelque chose arrive qui les change. Est-ce à dire que ce que nous faisions était faux ? Allons-nous tenter de forcer les événements ? Même si nous avons demandé au Seigneur de nous orienter, cela ne signifie pas que tout va bien se passer.

 

   Le Seigneur permet parfois que des obstacles se dressent en travers de notre chemin pour nous ramener « sur les rails » et pour nous enseigner la confiance et la patience, un « fruit de l’Esprit » (Ga 5:22).

 

   Deux dangers opposés nous guettent alors :

 

    - Se couler passivement dans l’attente de ce que Dieu voudra bien faire.

 

    - Se démener pour arriver le plus vite possible et par nos propres forces au résultat escompté.

 

   Le bilan est le même dans les deux cas : pas de fruit !

 

   Dans les plans de Dieu, pas de délai ni de raccourci : à son heure, il agira en notre faveur. Abraham l’avait bien compris (premier verset du jour) ; David aussi : « Le matin, je disposerai ma prière devant toi, et j’attendrai » (Ps 5:3 ; relire le second verset du jour).

 

   Dieu demande notre confiance, une confiance active, et désire notre patience, une patience sereine, deux vertus inséparables. C’est anticiper d’une manière intense l’intervention du Seigneur. N’a-t-il pas toujours su répondre au bon moment ? Ne nous a-t-il pas maintes fois surpris par ses solutions ? Dieu prend le temps d’aider ceux qui se confient en Lui, là où ceux qui tentent de le faire par leurs propres moyens, échouent.

 

   La confiance et la patience sont deux vertus qui se cultivent ; elles n’ont rien à voir avec le fatalisme ou la résignation devant des circonstances qu’on ne peut modifier. Devenons des « imitateurs de ceux qui, par la foi et par la patience, héritent ce qui avait été promis » (Hé 6:12).

 

   Nous avons tout en Dieu : ne comptons pas sur nos propres forces, mais sur la sienne et ses ressources à lui, en nous appuyant sur ses promesses.


vendredi 16 septembre 2022

LA GRACE DE DIEU REMPLIT NOS CŒURS




 Jacques 5.13  « Quelqu’un parmi vous est-il dans la souffrance ? Qu’il prie. Quelqu’un est-il dans la joie ? Qu’il chante des cantiques. »

 

Dans un jour de détresse, rien n’est plus raisonnable que la prière. L’esprit est alors le plus humilié, et le cœur est brisé et tendre. Il est essentiel d’exercer la foi et l’espérance sous les afflictions ; et la prière est le moyen attitré pour obtenir et faire croître ces grâces. Observons que la guérison du malade n’est pas attribuée à l’onction d’huile, mais à la prière. Dans un temps de maladie, ce n’est pas une prière froide et cérémonieuse qui est efficace, mais la prière de la foi.

Confesser nos fautes les uns aux autres tendra grandement à la paix et à l’amour fraternel. Et quand une personne vertueuse, un véritable croyant, justifié en Christ, et marchant par la grâce devant Dieu dans une obéissance sainte, présente une prière efficace fervente, qui provient de son cœur par la puissance du Saint-Esprit, sa plaidoirie sera reçue par Dieu à son propitiatoire, au profit de beaucoup.

La puissance de la prière est prouvée dans l’histoire d’Élie. Dans la prière nous ne devons pas regarder au mérite de l’homme, mais à la grâce de Dieu.

Les pensées doivent être disciplinées, les désirs doivent être fermes et ardents, et les grâces exercées. Cet exemple du pouvoir de la prière encourage chaque chrétien à être sérieux quand il prie. Dieu ne dit jamais à quelqu’un de la postérité de Jacob: « Cherche ma face en vain ». Là où il ne peut y avoir beaucoup de miracles dans la réponse de Dieu à nos prières, il peut y avoir cependant beaucoup de grâce.

 

Psaumes 50:15  « Et invoque-moi au jour de la détresse ; Je te délivrerai, et tu me glorifieras. »

Soit que le Seigneur nous exauce quand nous l’invoquons dans nos détresses, auquel cas nous devons le glorifier soit qu’il ne le fasse pas ; si nous sommes du nombre de ceux qu’il aime, nous aurons toujours mille sujets de nous réjouir en lui, et nous donnerons cours à cette joie en chantant des cantiques. Le cantique peut exprimer des prières, des supplications, et même la douleur, ainsi que nous le voyons par les psaumes de David ; le cantique, néanmoins, est surtout l’expression de la joie, non des joies terrestres, mais de celle que produit le Saint-Esprit (Ro 14:17). Aussi voit-on des chrétiens qui, sur leur lit de mort, demandent qu’on chante près d’eux les louanges du Seigneur, s’efforçant de joindre leur voix affaiblie à celle de leurs amis. Les cordeaux du sépulcre ont beau les envelopper, la grâce de Dieu remplit leur cœur, et ils disent avec l’Écriture : « O mort, où est ton aiguillon ? Où est, séjour des morts, ta victoire ? Grâces à Psaumes 50:15  Et invoque-moi au jour de la détresse ; Je te délivrerai, et tu me glorifieras .par le moyen de notre Seigneur Jésus-Christ » (1Co 15:55).

 

jeudi 15 septembre 2022

RECONNAITRE AVEC GRATITUDE LES GRANDES CHOSES QUE DIEU A OPEREES




 Psaumes 85 : 2  « Tu as pardonné l’iniquité de ton peuple, et tu as couvert tous leurs péchés. »

 

Dans le psaumes 85, le peuple de Dieu apprend ici comment il peut s’adresser à Dieu lorsqu’il se trouve réduit à l’état même le plus triste et le plus méprisé.

Il doit reconnaître avec gratitude les grandes choses que Dieu a opérées pour lui (Ps 85:1-2). Il ne faut pas que les afflictions présentes effacent en nous le souvenir des anciens bienfaits de Dieu ; quelque triste que soit notre position, nous devons nous rappeler les expériences que nous avons été appelés à faire de la bonté de Dieu.

David prend plaisir à parler de la faveur que Dieu avait témoignée au pays. Cette faveur divine est la source du bonheur des nations, aussi bien que de celui des individus. La captivité de Jacob, quoiqu’elle puisse durer longtemps, aura enfin son terme. Dieu ne se montra pas aussi sévère dans le châtiment de l’iniquité des enfants d’Israël, qu’ils l’auraient mérité. « Tu as couvert tous leurs péchés. » Le pardon de Dieu consiste en ce qu’il couvre les péchés. Le retour de la captivité accompagnée d’un tel pardon fut une preuve de la faveur de Dieu. Sa colère ne dura pas aussi longtemps qu’Israël avait lieu de le craindre. Dans tes compassions infinies tu as détourné ta colère de dessus nous, du moment qu’un Intercesseur s’est présenté devant toi !

 

   David enseigne à Israël à implorer la grâce et la miséricorde de Dieu dans son affliction présente. Les Israélites demandent que Dieu les convertisse par sa grâce. Retire-nous de nos iniquités et nous ramène dans le chemin du devoir. Dieu convertira tôt ou tard ceux qu’il veut sauver. — Ils prient Dieu de faire cesser les marques de son déplaisir. Ils soupirent après une manifestation de la bonne volonté de Dieu à leur égard (Ps 85:6). Fais-nous connaître que tu as des miséricordes en réserve pour nous ! Le salut est une pure miséricorde.

 

Quand nous sommes réconciliés avec Dieu, quand notre cœur est nettoyé, nous pouvons alors espérer jouir du bien-être dû à Sa présence. Il révèle Sa miséricorde à ceux à qui Il a accordé le salut ; car le salut est tout simplement synonyme de miséricorde. Ceux qui sont « en » Christ doivent s’attendre à de sévères et pénibles afflictions, quand ils persévèrent dans la voie du péché ; mais quand ils retournent à Lui, dans la prière, Il transforme leur cœur, dans une plénitude de joie !

mercredi 14 septembre 2022

« MOI, JE SUIS LE BON BERGER »



 « Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis » 

Jean 10:11 

   L’image du berger était familière aux Juifs ; elle décrivait notamment l’Éternel dans l’Ancien Testament, ainsi que le roi messianique représenté par David. Le bon berger connaît ses brebis qui le suivent. Il est aussi la porte de la bergerie. Jésus va maintenant expliquer l’analogie d’une troisième manière. Au crépuscule, en Palestine, le danger rôdait partout. À cette époque, il y avait de nombreux lions, loups, chacals, panthères, léopards, ours et hyènes dans les campagnes. 


   La vie d’un berger pouvait être menacée et certains perdirent leur vie à défendre leurs troupeaux. C’est ce qui va arriver à Jésus. Au début de son ministère, il fut aussi qualifié par Jean-Baptiste comme l’Agneau de Dieu. Le Seigneur assume les deux rôles. Dans le Nouveau Testament, il est également appelé le grand berger et le Chef des bergers.  



Hébreux 13:20  Que le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis, par le sang d’une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus,

1 Pierre 5:4  Et lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire.


À nous aussi, aujourd’hui, Jésus se présente comme le bon berger qui nous a inclus dans son troupeau. Nous le connaissons comme celui qui a mis sa vie pour nous, et nous nous réjouissons parce qu’il nous connaît chacun par notre nom, c’est-à-dire dans tous les aspects de notre être : notre origine, nos faiblesses, nos possibilités, nos sentiments et nos aspirations. Pour nous donner quelque mesure de la profondeur de cette connaissance, Jésus la compare avec la connaissance réciproque qui existe entre son Père et lui ; que pouvons-nous imaginer de mieux ? 


   Qu’attendons-nous d’un berger ? certes, les soins, la nourriture, l’affection, mais aussi et surtout la sécurité. Une brebis ne dispose d’aucune arme pour se défendre, et elle ne sait même pas courir pour se sauver. C’est pourquoi le Seigneur termine cet enseignement en nous donnant l’assurance que ses brebis ne périront jamais et que personne ne les arrachera de sa main. Sécurité supplémentaire : elles sont couvertes par la main du Père qui est plus grand que tous. 


      « Moi, je suis le bon berger : je connais les miens, et je suis connu des miens, comme le Père me connaît et moi je connais le Père ; et je laisse ma vie pour les brebis. » Jn 10:14, 15 


mardi 13 septembre 2022

LA RICHESSE ET LA PAUVRETE


 

Proverbes19. 17 « Donner au pauvre, c’est prêter à l’Éternel. Dieu ne se contente pas de rendre ce qui lui a été prêté, il y ajoute les intérêts. Il récompense même un verre d’eau fraîche donné en son nom »

 Matthieu 10:42  « Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense. »

La richesse et la pauvreté sont deux positions extrêmes, toutes pleines de périls et fécondes en devoirs très divers. Six versets de ce chapitre ont trait à ce sujet, souvent touché dans le livre des Proverbes (Pr 19:1,4,6,7,17,22). Ils nous montrent le pauvre abandonné et desservi par ses propres amis, tenté d’appeler à son aide le mensonge et la fraude, mais se rendant honorable par sa droiture et sa fidélité s’il est un véritable enfant de Dieu ; d’un autre côté, nous y voyons le riche entouré de complaisants et de flatteurs qui exaltent sa munificence, mais heureux seulement s’il a pitié du pauvre, car c’est alors à Dieu lui-même qu’il fait du bien dans la personne des indigents. 

Henry Bosch illustre ce principe ainsi :

Un père donna un jour à son fils un demi-dollar en lui disant qu’il pouvait l’utiliser à sa guise. Plus tard, quand il lui demanda l’usage qu’il avait fait de cette somme, le petit répondit qu’il l’avait prêtée. « As-tu des garanties de récupérer ton argent ? » demanda le père. « Je l’ai donnée à un pauvre mendiant qui avait vraiment l’air affamé ! » « Oh ! que tu es sot reprit l’adulte, tu ne retrouveras jamais ton argent ! » « Mais j’ai l’assurance la plus formelle, papa ! Car la Bible dit que celui qui donne au pauvre prête à Dieu ! » Le père fut tellement heureux d’entendre cette répartie de son garçon, qu’il lui donna une autre pièce d’un demi-dollar. « Tu vois, déclara le petit, je t’avais dit que je récupérerais mon argent, mais je ne pensais pas que cela se ferait si vite ! »

 

                   Nous perdons ce que nous dépensons pour nous-mêmes,

                   Nous possédons comme un trésor éternel suprême

                   Ce que nous prêtons au Seigneur qui nous aime,

                   Lui qui nous donne tout.

 

Christopher Wordsworth (adapté)

 

 

POUR QUI LE FARDEAU ?

        « Rejette ton fardeau sur l’Éternel, et il te soutiendra ; il ne permettra jamais que le juste soit ébranlé. » Ps 55:22         ...