jeudi 25 juin 2026

ACCEPTER LA DISCIPLINE DU PERE

 



      « L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé et il sauve ceux qui ont l’esprit abattu. » Ps 34:18

 

      Ô Dieu ! Tu ne mépriseras pas un cœur brisé et humilié. » Ps 51:17

 

   Dieu nous considère comme des fils qu’il désire former pour sa gloire et pour notre bien (Hé 12:4-12). Il juge bon, parfois, de nous faire passer par l’épreuve pour nous apprendre qui il est et ce que nous sommes.

 

   Ce n’est jamais facile de reconnaître sans arrière-pensées que Dieu est souverain et qu’il n’est pas tenu de rendre compte de ses actes ; d’accepter les circonstances qu’on estime imméritées, les situations inexplicables et les souffrances prolongées.

 

   Dieu ne nous demande pas de subir toute cette adversité avec une résignation passive proche du fatalisme. Il n’attend pas non plus de nous que nous nous raidissions face à la douleur, comme pour lui résister. Non, il désire que nous comptions sur lui et que nous prenions notre appui sur son amour inaltérable : sa miséricorde, ses compassions, ses consolations sont intarissables.

 

   Voici quelques exemples de la discipline divine :

 

— Job passera par d’immenses et multiples souffrances avant de reconnaître la main de Dieu en grâce et d’accéder à une plus grande maturité spirituelle.

 

— Abraham doit quitter son pays, vivre comme un étranger, et attendre d’être centenaire avant d’avoir le fils qui lui a été promis. Il expérimente la fidélité et la puissance de Dieu.

 

— Jacob qui n’avait pas appris grand chose lors des si pénibles années passées chez Laban, sort boiteux de sa rencontre avec l’Ange de l’Éternel pour admettre qu’il a trouvé plus fort que lui.

 

— Moïse descend du palais du Pharaon à la modeste condition de berger dans le désert, une humble besogne qu’il assume pendant quarante ans avant de pouvoir être utilisé par l’Éternel.

 

 —  David est confronté à la terrible épreuve de Tsiklag détruite par le feu. C’est alors qu’il comprend que Dieu lui pardonne son association avec les Philistins et qu’il lui donnera le royaume.

 


mercredi 24 juin 2026

L’ESPERANCE

 





    "  Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. Or, l’espérance qu’on voit n’est plus espérance : ce qu’on voit, peut-on l’espérer encore ? Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance." Rom 8: 24,25


   Dans le langage courant, les mots espérance ou espoir comportent une idée d’incertitude : ce que nous espérons risque fort de ne pas se réaliser. Dans la Bible, c’est le contraire : le mot espérance exprime une certitude, tout simplement parce que notre espérance s’appuie sur Dieu « qui ne peut mentir ».

 

   Notre espérance, c’est avant tout une personne : « le Christ Jésus, notre espérance » (1Ti 1:1) ; par lui et en lui le plan de Dieu s’accomplira de telle sorte que nous recevrons la part de bénédiction promise :

 

— La vie éternelle (Ti 1:2), c’est-à-dire cette relation de communion avec le Père et le Fils par le Saint Esprit, relation qui nous unit déjà maintenant et qui sera pleinement épanouie dans le ciel. Là, nous sera révélée la gloire de Dieu dans laquelle il nous introduira (Col 1:27; Ro 5:2).

 

— La délivrance de notre corps terrestre (Ro 8:23-25),

 

— et, en attendant, l’assurance que Dieu tient toutes choses dans ses mains, et qu’il peut nous délivrer de tous les dangers qui nous guettent dans notre trajet jusqu’au ciel : « Dieu …  qui nous délivre ; en qui nous espérons qu’il nous délivrera aussi encore » (2Co 1:10).

 

   L’espérance est un aspect essentiel de la vie chrétienne car elle nous entraîne sur le chemin de :

 

• la joie : celle d’être bientôt avec le Seigneur (Ro 12:12).

 

• la confiance : « pour casque, l’espérance du salut » (Ep 6:17). La certitude du salut : une délivrance accomplie pour ce qui concerne notre âme et une délivrance prochaine pour ce qui concerne notre corps, affermit notre confiance et nous protège du découragement.

 

• la sanctification : « Nous savons que quand il (Jésus) sera manifesté, nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est. Et quiconque a cette espérance en lui, se purifie, comme lui est pur » (1Jn 3:2-3).

 

   Comment affermir notre espérance ?  —  Avant tout par la lecture et la méditation de la Bible : « Car toutes les choses qui ont été écrites auparavant ont été écrites pour notre instruction, afin que, par la patience et par la consolation des écritures, nous ayons espérance » (Ro 15:4).

 



mardi 23 juin 2026

LA COMMUNION

 




«  Jésus, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu’il était venu de Dieu, et qu’il s’en allait à Dieu, » Jean 13 :3   

 

« Jésus, sachant que le Père lui avait mis toutes choses entre les mains, et qu’il était venu de Dieu, et s’en allait à Dieu, se lève du souper et met de côté ses vêtements ; et ayant pris un linge, il s’en ceignit. Puis il verse de l’eau dans le bassin, et se met à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. » Jn 13:3-5

 

   Le Seigneur ne se contente pas d’attirer à lui, de sauver ceux qui croient et de leur donner une espérance pour le ciel. Il veut déjà sur la terre avoir communion avec ses rachetés qu’il aime, c’est-à-dire entretenir des communications avec eux. Afin que ces relations ne soient pas seulement épisodiques, perturbées qu’elles sont par notre facilité à nous laisser souiller, il’œuvre constamment envers nous.

 

   En effet Christ dans son amour veut partager avec nous ses pensées les plus intimes, sans pour autant abaisser le niveau de sa sainteté. Or le monde dans lequel nous vivons nous entache constamment de souillures dont nous devons être purifiés. Ne reculons donc pas devant l’activité du Seigneur envers nous, mais demandons avec David : « Sonde-moi, ô Dieu ! et connais mon cœur ; éprouve-moi, et connais mes pensées. Et regarde s’il y a en moi quelque voie de chagrin, et conduis-moi dans la voie éternelle » (Ps 139:23-24).

 

   L’eau que le Seigneur emploie pour laver les pieds des disciples est une figure de la Parole de Dieu. Lue avec attention chaque jour, elle nous aide à discerner ce qui est bien et ce qui est mal à l’échelle de valeurs de Dieu ; elle nous fait éprouver l’immense amour du Seigneur qui essuie nos pieds avec le linge dont il était ceint, c’est-à-dire en nous rappelant la place de serviteur que le Maître et Seigneur a prise pour nous.

 

   C’est dans l’attitude du serviteur que le Seigneur se met ainsi à nos pieds pour s’occuper de nous. Le péché est tel qu’il ne faut rien moins que l’humiliation du Fils de Dieu pour nous en purifier. Il nous invite lui-même à accomplir dans le même esprit ce service envers nos frères et sœurs, afin que la communion entre nous ne soit pas un vain mot mais une réalité vivante.

 

lundi 22 juin 2026

CE QU’IL FAUT RECHERCHER

 




      « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus. Ne soyez donc pas en souci pour le lendemain… : à chaque jour suffit sa peine. » Mt 6:33,34

 

      « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus ! » 2Th 3:10

 

   Le premier verset est extrait du « Sermon sur la montagne » où Jésus présente la charte du royaume. Elle dépasse la loi de Moïse et propose un vrai « manuel d’instruction chrétienne » pour tous ceux qui reconnaissent l’autorité de Dieu sur eux.

 

   Le thème général du premier verset du jour est la vie matérielle qui préoccupe tous les hommes. Cette préoccupation est légitime, tant pour soi que pour sa famille. Mais Jésus fait remarquer deux choses. Il fixe une priorité à rechercher : la relation avec Dieu que nous négligeons trop souvent et il affirme la providence de Dieu dans le domaine matériel. Un enseignement à tirer concerne le commencement de nos journées ; « d’abord le royaume de Dieu ». Un autre est relatif à nos efforts et nos soucis légitimes : « à chaque jour suffit sa peine ».

 

   Un chrétien devrait donc bannir l’excès d’inquiétude dans le domaine matériel, car à cause d’elle l’esprit n’est plus libre pour une relation avec son Créateur. Mais pour autant, il ne s’agit pas d’avoir une attitude d’insouciance coupable.

 

   Le deuxième verset invite chacun à chercher à exercer un travail. L’apôtre Paul réprimande dans la seconde épître aux Thessaloniciens ceux qui ne travaillent pas. Il donne son propre exemple. Au service de son Maître - et de quelle manière ! - il aurait eu droit au soutien matériel de ses frères. Pourtant il travaillait « nuit et jour pour n’être à charge à aucun (d’eux) » (2Th 3. 8). On ne saurait insister davantage sur l’importance d’avoir ou de chercher activement un travail. C’est une nécessité pour notre vie matérielle et c’est un facteur d’équilibre, pour le chrétien comme pour tout homme, qui prend toute sa valeur quand il est fait avec le Seigneur.

 

   Aussi Jésus, quels que soient les problèmes matériels que connaît tout homme, affirme qu’il y a une priorité : la relation avec Dieu. Pour le quotidien, Jésus désire que nous montrions confiance et zèle, en assumant nos responsabilités.

 

ACCEPTER LA DISCIPLINE DU PERE

        « L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé et il sauve ceux qui ont l’esprit abattu. » Ps 34:18         Ô Dieu ! Tu ne m...