dimanche 10 mai 2020

OPINIONS OU CONVICTIONS – 3 et FIN




Nous ne pouvons nier sans examen la Révélation divine. Il faudrait pour cela être insensé ou de mauvaise foi. Si nous doutons, enquerrons-nous, soyons sincères dans la recherche de la vérité, et sans préjugé, assurons-nous si Dieu a parlé ou non, si la Bible est un livre comme tous les autres, ou supérieur aux autres seulement, ou si ce Livre est réellement la Parole inspirée par Dieu. Lisons la Bible, et nous nous rendrons compte si oui ou non c’est « un livre qui renferme l’ensemble de toutes les pensées de Dieu et de toutes Ses voies relativement à l’homme, ainsi que Son propos arrêté à l’égard du Christ et de l’homme en Lui, — un livre qui fait connaître en même temps ce que Dieu est, quelle est la responsabilité de l’homme envers Lui, ce qu’Il a fait pour l’homme, et les nouvelles relations avec Dieu dans lesquelles celui-ci entre par Christ, — un livre qui révèle ce que Dieu est moralement dans Sa nature, et les économies au cours desquelles Il se glorifie devant les cieux et leurs habitants, — un livre qui dévoile les secrets du cœur humain et met à nu son état, et qui, en même temps, place à découvert devant Lui les choses invisibles, — un livre qui commence au point où le passé touche à l’éternité, et qui nous conduit, par le développement et la solution de toutes les questions morales, au but où l’avenir se perd dans l’éternité selon Dieu, — un livre enfin qui sonde les questions morales dans la parfaite lumière de Dieu pleinement révélé, et nous fait connaître les fondements de nouvelles relations avec Lui selon ce qu’Il est en Lui-même et selon ce qu’Il est en amour infini »… ? (J. N. Darby, Introduction à la Bible)

 

Convaincus alors, nous serons appelés à prendre position, car on ne peut rester neutre si Dieu a parlé, si Dieu s’est révélé en Jésus-Christ. Et c’est au Christ que toutes les Écritures rendent témoignage (Jean 5:39)

 

En vertu de l’autorité de Dieu, des convictions profondes seront alors notre part. Nous ne serons plus ballottés et emportés çà et là par tout vent de doctrine (Ephésiens 4:14). Le temps et les circonstances changeront et nous atteindront aussi (Ecclésiaste 9:11), mais n’altéreront en rien nos convictions. Nous serons sur le Rocher au sein de la tempête et non plus dans l’esquif jouet des flots, dans la barque qui fait eau des hypothèses et des concepts humains.

 

Avertis par la Parole de Dieu, nous conserverons notre calme au sein des détresses actuelles. Les événements n’ébranleront plus notre foi, mais au contraire ; la confirmeront en rendant témoignage à ce que la Bible nous enseigne sur l’avenir d’un monde qui croit pouvoir vivre sans Dieu, ou tout au moins sans le Sauveur que Dieu lui a donné.

 

Les atrocités et les souffrances présentes ne seront plus attribuées à Dieu, mais considérées comme les inévitables conséquences de l’attitude de l’homme, qui croit pouvoir régner seul ou se conduire selon ses propres pensées ou encore se sauver par son travail, ses œuvres, ses mérites et sa religion.

 

Sauvés par grâce, nous vivrons du pardon du Dieu Saint et Juste, annonçant la Parole de vie aux perdus.

 

La justice de Dieu ne sera plus pour nous une question, ni une énigme, ni un problème, ni un sujet de discussion. Elle sera un fait, le plus profond, le plus intime, le plus sûr de notre vie. La guerre même ne nous fera plus nous poser cette question absurde : « Si Dieu était juste, est-ce qu’Il permettrait tout ce qui est en train de se passer dans le monde ? »

 

Une question absurde ? Oui, vraiment absurde si l’on entend ici par Dieu le Dieu vivant. Car jamais le Dieu vivant ne se révèle à notre conscience autrement que comme un Dieu juste. Vraiment absurde, car si nous Le voyons tel qu’Il est, si nous L’entendons nous demander de Le reconnaître et de l’accepter tel qu’Il est, quel sens cela peut-il avoir de lui poser la question : « Es-tu juste » ? Mais une question pleine de sens, très juste et très importante si nous la posons à ce dieu pour qui nous avons, dans notre orgueil et notre désespoir, élevé nos tours de Babel, à ce grand arrière-plan, personnel ou impersonnel, mystique, philosophique ou naïf, à ce grand patron protecteur de nos justices humaines, de notre morale, de notre État, de notre culture, de notre religion. Oui, si c’est ce dieu que nous entendons, nous avons tout à fait raison de poser la question : Dieu est-Il juste ? Et la réponse est vite trouvée. (Karl Barth Parole de Dieu, parole humaine p. 23)

 

La chrétienté est tombée dans l’idolâtrie. Infidèle, foulant aux pieds le premier commandement du décalogue (Deutéronome 5:7), elle a sacrifié à des dieux sans nombre (Deutéronome 32:17). On s’appelle « chrétien », disciple du Christ, et une foule d’idoles règnent sur nos cœurs à la place du Seigneur. Chez les uns, c’est une Idée, une philosophie, l’Art, la Musique, la Beauté, l’Amour ; chez les autres, l’Argent, un être, une passion ! L’idolâtrie ! Voilà bien dans tous les temps la source de toutes les misères des hommes. Au cours des siècles, les mêmes causes produisent les mêmes effets.

 

Seulement aujourd’hui encore il y a un remède. Les compassions de Dieu ne sont pas épuisées. Son appel retentit encore comme aux jours de Jérémie le prophète ! Dieu s’adresse à tous individuellement :

 

« Reviens, nation rebelle ! dit l’Éternel ; je ne ferai pas peser sur vous un visage irrité, car je suis bon, dit l’Éternel ; je ne garderai pas ma colère à toujours, Seulement reconnais ton iniquité …  Si tu reviens, …  dit l’Éternel, reviens à moi ; et si tu ôtes tes abominations de devant moi, tu ne seras plus errant, et tu jugeras en vérité, en jugement et en justice : L’Éternel est vivant ! Et les nations se béniront en Lui, et en Lui elles se glorifieront. — Car ainsi dit l’Éternel aux hommes de Juda et de Jérusalem : Défrichez pour vous un terrain neuf, et ne semez pas au milieu des épines » ! (Jérémie 3:12; 4:1-3).

 

Comme Israël, pour avoir abandonné l’Objet immuable de la foi, la chrétienté est meurtrie et divisée aujourd’hui. Elle n’a pas su garder le bon dépôt (2Timothée 1:14). Elle s’est laissé distraire par des idéologies étrangères ; elle n’a plus confessé hautement la foi et est devenue la proie d’une philosophie sans durée. Par elle, plusieurs ont laissé leur foi se dissoudre dans toutes sortes de doctrines, qu’elles s’appellent rationalisme, libéralisme, modernisme, étatisme. D’autres ont remplacé « la foi opérante par l’amour » par des dogmes et des formes sans vie.

 

Il est temps que nous retrouvions les caractères de la vraie foi. Pour cela, défrichons pour nous un terrain neuf, et ne semons pas au milieu des épines ! Délaissons nos idées, nos idoles ; rejetons tout ce qui règne sur nous et revenons à Jésus-Christ, seul Seigneur de nos pensées, de nos cœurs, de nos vies. Débarrassons la foi de tous les vêtements ecclésiastiques, idéologiques et philosophiques dont nous l’avons affublée, et recouvrons la foi pure et simple des évangiles, la foi qui a pour Objet le Dieu de la Bible manifesté en Jésus-Christ. Alors seulement, dans la confession d’une foi vivante et pure, les croyants de l’Église, disséminés dans les églises, connaîtront un renouveau de vie, et reprendront conscience de leur unité merveilleuse qu’ils n’ont pas su garder ni manifester au monde.

 

« Seigneur, auprès de qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Et nous, nous croyons et nous savons que Toi, tu es le Saint de Dieu » ! (Jean 6:68-69).

 

GASTON RACINE


samedi 9 mai 2020

OPINIONS OU CONVICTIONS - 2




Tandis qu’une opinion est un sentiment particulier que l’on se forme d’une chose en la considérant par soi-même, une conviction est la certitude que l’on a de la vérité d’un fait, d’un principe. Croyance probable, assertion qui n’est pas sûre, l’opinion a sa place dans les choses sur lesquelles chacun peut penser comme il lui plaît. Par contre dans le domaine religieux, qui est celui de nos relations avec Dieu, des convictions sont nécessaires, car étant des créatures dépendantes, nous ne sommes pas libres de penser en dehors de la Révélation divine.

 

Beaucoup trop de personnes, croyons-nous, se Sont contentées jusqu’ici de partager les opinions courantes. Les enfants de chrétiens eux-mêmes n’ont pas échappé à ce danger. Ils se sont bornés à partager d’une façon vague et extérieure les convictions de leurs parents. Ils ont été baptisés, ont reçu une éducation religieuse, sont peut-être même devenus membres d’une église ou d’une assemblée. Cependant, il est symptomatique de rencontrer parmi eux un manque de certitude, qui se traduit dans toute leur manière de vivre et d’agir dans ce monde. D’aucuns professent encore des opinions religieuses, mais ne confessent plus leur foi.

 

La foi de plusieurs est tellement diluée, inconsistante, qu’au moment du danger elle glisse entre leurs mains infidèles. Si des opinions semblent suffire dans la vie en un temps facile, elles provoquent un désastre dans les mauvais jours et les heures de grandes tentations. La vie basée sur des opinions bonnes ou mauvaises est un édifice construit sur le sable. Il tiendra debout un temps, mais, quand viendront l’épreuve, les vents contraires, les torrents des passions, cette maison s’écroulera parce qu’elle n’est pas fondée sur le Roc, Ce Roc est Jésus-Christ, la Parole Vivante, et la Bible, la Parole écrite dont les enseignements demeurent éternellement quand la figure de ce monde passe (1Corinthiens 7:31).

 

Mais peut-on être sûr de quelque chose, avoir des convictions à une heure où tout est instable, où tout chancelle, où demain vient donner un démenti aux espérances d’hier et d’aujourd’hui, où beaucoup d’affirmations semblent être contredites par des faits souvent tragiques ?

 

N’est-il pas plus sage de ne pas se prononcer et d’attendre « l’Ordre nouveau » qui va sortir de cette horrible guerre ? Ne devons-nous pas rester neutres, ou tout au moins n’est-il pas plus prudent de miser sur deux tableaux ? Ne faut-il pas plutôt attendre, afin de ne pas nous compromettre ?

 

Oui, si nous ne possédons comme source de convictions que des idées humaines, hypothétiques et fragmentaires, susceptibles de changement, de variation. Nous serions alors dans le juste en recherchant et en faisant nôtre l’opinion qui paraît actuellement la bonne, tout en nous réservant la possibilité de l’abandonner, si des faits nouveaux viennent l’infirmer et qu’une opinion meilleure nous soit présentée. Et qu’alors périssent les doctrines sectaires, fanatiques, réputées immuables ! Soyons souples. Vivons au jour le jour du temps qui passe !

 

Non ! Si nous possédons une Révélation divine, si la source de nos convictions est la Parole de Dieu et le témoignage du Saint-Esprit. Or nous avons une Révélation divine ! Jésus a sans cesse rendu témoignage aux Saintes Écritures. Ne disait-Il pas : « Jusqu’à ce que le ciel et la terre passent, un seul iota ou un seul trait de lettre ne passera point de la loi, que tout ne soit accompli » (Matthieu 5:18).

 

La question est trop capitale, le sujet trop brûlant, les autorités trop importantes, pour que nous restions indifférents.

 

 

GASTON RACINE


vendredi 8 mai 2020

OPINIONS OU CONVICTIONS - 1

 
Dans nos pays où le christianisme est devenu la religion officielle, il suffit de naître dans une famille catholique ou protestante pour être baptisé et porter d’office le nom de chrétien. Aussi, pour beaucoup, ce nom porté par tout le monde a perdu sa réelle signification.

 

Il n’en était pas ainsi dans les débuts de l’ère chrétienne. Seuls ceux qui s’étaient convertis au Seigneur après avoir entendu et cru l’Évangile, étaient baptisés et introduits dans l’Église (Actes 2:41, 47). Le nom de chrétien fut donné pour la première fois à Antioche aux disciples du Christ, (Actes 11:26). Ceux-ci sortis du judaïsme, d’autres, plus tard, ayant rompu avec le paganisme et ses coutumes par une conversion véritable, manifestaient aux yeux du monde un changement total de vie. Le christianisme à son origine, n’était pas une simple étiquette extérieure, l’insigne d’une société particulière, ou seulement l’observance de nouveaux rites, la pratique d’un nouveau culte, mais une vie nouvelle.

 

   Aujourd’hui, par un éloignement progressif de la vérité évangélique, on en est venu à s’attribuer le nom de chrétien sans posséder nécessairement la vie de Dieu qui est dans Son Fils (1Jean 5:11). Ainsi, l’homme dont la conduite offre parfois un saisissant contraste avec les enseignements de Jésus porte le nom de chrétien comme le fidèle régénéré. Cette funeste inconséquence crée une grande confusion et fausse le principe de la vraie appartenance à l’Église.

 

Perdant de plus en plus la notion biblique du christianisme, par la force des choses, par tradition, par éducation « on est devenu chrétien » comme les enfants de parents bouddhistes ou musulmans sont bouddhistes ou mahométans. Or si le bouddhisme ou le mahométisme peuvent être un privilège de naissance, il n’en est pas ainsi du christianisme. On ne naît pas chrétien, on le devient par une nouvelle Naissance (Jean 3:3). Quelle que soit la piété du milieu où nous voyons le jour, nous naissons pécheurs dans ce monde. Notre grand privilège sur les païens est que nous avons la possibilité d’entendre l’Évangile dès notre enfance. Cet avantage immense, ne l’oublions pas, augmente aussi terriblement notre responsabilité,

 

À l’heure actuelle, il est nécessaire que nous comprenions à nouveau le sens profond et le Caractère du christianisme. Ne nous contentons pas de notions vagues, car l’heure est venue de montrer la couleur de notre drapeau. Nous arrivons à des temps de décisions où l’indifférence et la neutralité spirituelles ne pourront plus subsister. L’heure du « pour » et du « contre » va sonner au cadran de l’histoire (Apocalypse 3:16; 22:11).

 

Jusqu’à présent, dans notre pays, les chrétiens n’ont guère été mis à l’épreuve, mais il n’en sera peut-être pas toujours ainsi. Notre christianisme est-il prêt à subir le feu du creuset ?

 

 

 

GASTON RACINE

mercredi 6 mai 2020

QUE FAIS-TU ICI, ELIE ?

 
 
 
 

 

Lire 1 Rois 19 :1 à 18

« 1 Le roi Achab raconta à Jézabel, sa femme, tout ce qu’Élie avait fait, et comment il avait mis à mort tous les prophètes de Baal.2  Jézabel envoya alors un messager pour avertir Élie en ces termes: Si demain à pareille heure je ne t’ai pas traité comme tu as traité ces prophètes, que les dieux m’infligent la plus terrible des punitions!3  Élie prit peur et s’enfuit pour sauver sa vie. Il se rendit à Berchéba, dans le pays de Juda; là, il laissa son serviteur,4  puis il marcha pendant une journée dans le désert, et alla s’asseoir sous un arbuste, un genêt. Il souhaitait mourir et dit: Maintenant, Seigneur, j’en ai assez! Reprends ma vie, car je ne vaux pas mieux que mes ancêtres.5  Puis il se coucha et s’endormit sous le genêt; mais un ange vint le toucher et lui dit: Lève-toi et mange.6  Et il vit en effet près de lui une de ces galettes, que l’on cuit sur des pierres chauffées, et un pot d’eau. Après avoir mangé et bu, il se recoucha;7  mais l’ange du Seigneur revint le toucher et lui dit: Lève-toi et mange, car tu devras faire un très long voyage.8  Élie se leva donc pour manger et boire, puis avec les forces trouvées dans ce repas, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu. »

 

Nous avons connu un Elie comme :

-         Un homme à la piété profonde

-         D’une obéissance sans réserve

-         D’une foi hardie et conquérante

-         D’une réelle humilité

 

Mais il y a un chapitre de sa vie qui parle de complet effondrement, de faillite et d’humiliation.

 

Vous arrive-t-il jamais d’être déprimé et abattu ?

De vous trouver aux prises avec le désespoir ?

La crainte vient-elle parfois assaillir votre cœur ?

Etes-vous à l’occasion la proie du doute ?

Vous arrive-t-il de vous sentir isolé, un être que nul ne comprend ?

Ne vous sentez-vous pas alors, comme « au bout du rouleau » ?

 

Eh ! bien notre prophète a éprouvé, lui aussi, toutes ces diverses réactions.

 

1-     Notez tout d’abord l’état désespéré dans lequel il est tombé :

 

1)     Elie fut soudain saisi par un esprit de crainte et d’alarme : Le héros prend la fuite pour sauver sa vie ! La peur est un monstre redoutable, et n’avons-nous pas tous, une fois ou l’autre, senti son étreinte ?

2)     Elie ne pouvait supporter la présence de son serviteur !

3)     Elie était accablé, déprimé, plongé dans le désespoir : Il s’assoit sous le genêt !

4)     Elie fut alors présomptueux et insensé dans sa prière : verset 4 «  puis il marcha pendant une journée dans le désert, et alla s’asseoir sous un arbuste, un genêt. Il souhaitait mourir et dit: Maintenant, Seigneur, j’en ai assez! Reprends ma vie, car je ne vaux pas mieux que mes ancêtres »

5)     Il était envahi par un sentiment de pitié pour lui-même

6)     Il était dans le déséquilibre quant à la vision de la situation

7)     Elie sembla perdre momentanément sa foi en Dieu : Bien sûr qu’il croyait toujours en l’Eternel ; mais il se sentait incapable, dans la présente occurrence, de mettre toute sa confiance en Lui, d’où cet effondrement de tout son être.

 

Chacun d’entre nous peut être sujet, à divers degrés à l’une ou l’autre des 7 réactions.

Ces émotions peuvent être passagères, mais si elles persistent et si elles nous assaillent toutes ensemble, comme ce fut pour Elie, alors notre état devient sérieux !

N’y a-il aucune délivrance, aucune issue ? OUI CERTES !

 

2-     Notons comment il se fait qu’Elie soit tombé dans cet état

 

1)     Il était dans un état de grand surmenage MENTAL. Tois ans et demi de tension, un point culmunant du combat dans l’éclatante victoire du Carmel et l’exécution des prêtres de Baal.

2)     Il était complètement épuisé PHYSIQUEMENT.

3)     Il était hors de contact SPIRITUELLEMENT. Elie détourna momentanément ses regards de l’Eternel pour les porter sur SES CIRCONSTANCES – LES MENACES DE JEZABEL !

 

Elie était en mauvais état : mentalement, physiquement, spirituellement ! Ces trois éléments doivent toujours être pris en considération ensemble, tout trois étant interdépendants dans notre nature humaine.

 

3-     Considérons comment Elie fut traité par le divin médecin :

 

1)     Elie était complètement épuisé physiquement ; aussi le Seigneur a-t-il jugé bon de commencer par pourvoir à ses besoins CORPORELS :

Psaumes 103 :13 et 14 :  « Comme un père aime ses enfants,  le SEIGNEUR aime avec tendresse ceux qui le respectent.  14  Il sait bien de quoi nous sommes faits,  il se souvient que c’est d’un peu de poussière. » 

 

Dieu lui ordonne trois choses indispensables à la vie physique :La nourriture, Le repos , L’air frais.

 

2)     Elie était très surmené mentalement. Aussi le Seigneur a-t-il pris soin de son ENTENDEMENT.

Sa conception des choses était faussée et disproportionnée !

Pendant ses 6 semaine de marche, l’Eternel vint à son serviteur et lui posa, à diverses reprises, une certaine question :  « Pourquoi es-tu ici, Élie ? »

Le BUT était d’amener Elie à :

1-     Faire face aux réalités,

2-     Faire face à ses problèmes et à ses craintes

3-     Et à en triompher

 

3)     Elie avait perdu le contact spirituellement, de sorte que l’Eternel dut prendre soin aussi de son Ame.

 

Il donna à son serviteur une merveilleuse vision de SA PUISSANCE, de SA GLOIRE, et de SA TENDRESSE.

 

Psaumes 46 :10 « Le SEIGNEUR crie: «Arrêtez et reconnaissez que je suis Dieu!  Je remporte la victoire sur tous les peuples,  je remporte la victoire sur toute la terre.» 

 

Elie avait besoin d’être remonté physiquement et mentalement, mais plus encore d’expérimenter un réveil spirituel.

 

Le plus merveilleux de tout c’est que le Seigneur n’a nullement accusé ni condamné Elie pour sa faillite, mais après l’avoir restauré, il lui a renouvelé Son appel au service.

 

 

Verset 15 : « Mais le Seigneur lui dit: Va, retourne par le même chemin à travers le désert, et rends-toi à Damas. Tu iras y consacrer de ma part Hazaël comme roi de Syrie. »

 

 

Psaumes 27 : « Le SEIGNEUR est ma lumière et il me sauve,  je n’ai peur de personne.  Le SEIGNEUR protège ma vie avec puissance,  je ne tremble devant personne.  2  Quand des gens mauvais s’avancent pour me détruire,  ce sont eux, mes ennemis féroces, qui perdent l’équilibre et qui tombent.  3  Si une armée se prépare à m’attaquer,  je n’ai pas peur.  Même si on me fait la guerre,  je garde confiance.  4  Je demande une chose au SEIGNEUR, je cherche une seule chose:  habiter la maison du SEIGNEUR tous les jours de ma vie.  Là, je veux admirer sa beauté et le contempler dans son temple.  5  Oui, quand tout va mal,  le SEIGNEUR m’abrite sous son toit.  Il me cache au fond de sa maison,  il me place en sécurité au sommet d’un rocher. 

6  Maintenant je regarde fièrement les ennemis qui m’entourent.  Dans la maison du SEIGNEUR, je peux offrir des sacrifices au milieu des cris de joie.  Je veux chanter, je veux jouer pour le SEIGNEUR.  7 ¶ Écoute-moi, SEIGNEUR, je t’appelle!  Aie pitié de moi, réponds-moi!  8  Je pense à ce que tu as dit: «Cherchez mon visage!»  SEIGNEUR, c’est ton visage que je cherche. 

9  Ne me cache pas ton visage, ne me repousse pas avec colère!  C’est toi, mon secours,  ne me quitte pas, ne m’abandonne pas, Dieu, mon sauveur!  10  Même si mon père et ma mère m’abandonnent,  le SEIGNEUR me recevra.  11  SEIGNEUR, montre-moi ton chemin,  conduis-moi sur une route sans obstacle à cause de ceux qui me surveillent en cachette. 12  Ne me livre pas aux griffes de mes adversaires.  Oui, de faux témoins se lèvent contre moi, en crachant la violence.  13  Mais j’en suis sûr,  je verrai la bonté du SEIGNEUR sur cette terre où nous vivons.  14  -Compte sur le SEIGNEUR,  sois fort, reprends courage,  compte sur le SEIGNEUR! 

mardi 5 mai 2020

SI NOUS AVONS LA FOI, NOUS AVONS LE SOLEIL

 
« Je suis venu au monde, moi qui suis la lumière, afin que quiconque croit en moi de demeure point dans les ténèbres. » Jn 12:46

 

Ce monde est sombre comme la nuit ; Jésus est venu afin que, par la foi et l’obéissance, nous ne demeurions pas plus longtemps dans cette obscurité qui couvre l’humanité, mais pour que nous ayons la lumière.

 

Le mot « quiconque » est un terme vaste qui comprend tout le monde : vous, moi. Si nous suivons Jésus, nous ne serons plus assis dans les ténèbres de l’ombre de la mort ; nous entrerons dans la chaude lumière d’un jour qui n’aura pas de fin. Ne voulez-vous pas venir dès maintenant à cette lumière bénie ?

 

Un nuage peut nous couvrir momentanément, mais nous ne demeurerons pas dans les ténèbres, si nous croyons en Jésus. Il nous apporte la pleine lumière du jour. Sera-ce en vain ? Si nous avons la foi, nous avons le soleil. Jésus est venu pour nous faire sortir de la nuit de l’ignorance, du doute, du désespoir, du péché, de la crainte ; et quiconque le suit connaîtra que ce n’est pas en vain que le Soleil de Justice s’est levé et qu’il projette ses rayons chauds et brillants.

 

Secoue ton accablement, mon frère, et ne demeure plus dans les ténèbres, mais vient à la lumière, Jésus sera ton espérance, ta joie, ta vie, ton ciel. Regarde à lui seul, et tu te réjouiras comme les oiseaux au soleil et les anges devant son Trône.

 

C SPURGEON

lundi 4 mai 2020

IL AIME REMPLACER L'ECHEC PAR LA VICTOIRE !

"... nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre, mais sur ta parole je jetterai le filet." Luc 5.5

Dieu a une façon merveilleuse de nous remettre sur pied lorsque nous avons trébuché.

Ø Il ne nous critique pas

Ø Il ne nous humilie pas (ce que nous faisons très bien nous-mêmes !),

Ø Il n'ignore pourtant pas nos faiblesses et nos déboires;

Ø Il ne s'empresse pas de nous dire: "Essaye de faire mieux la prochaine fois !"

 

Il préfère nous faire rebrousser chemin pour faire surgir la victoire sur les lieux-mêmes de nos échecs.

Nous pensons souvent à tort que si nous avons échoué, c'est parce que telle était la volonté de Dieu, sans nous rendre compte que nous avons échoué parce que nous nous sommes appuyés sur nos propres forces au lieu de Lui faire confiance.

Pierre avait pêché toute une nuit pour rien quand Jésus s'approcha pour lui dire qu'il ne ferait pas ce boulot très longtemps, puis l'invita à jeter ses filets en eau profonde.

Après que Pierre eut obéi, "Ils prirent une telle quantité de poissons que les filets se rompaient." (Luc 5.6).

Dieu aime attirer notre attention au moment de nos échecs:

-         Couple, famille

-         Travail

-         Dans l’œuvre de Dieu…

Dieu ne veut pas que vous jetiez l'éponge: Il veut que vous acceptiez la leçon de vos échecs et que vous découvriez la différence qu'Il peut apporter à votre situation.

Pierre voulait abandonner mais il a pourtant répondu: "... mais sur ta parole, je jetterai le filet."

Une parole de Jésus, une seule parole de Lui, peut apporter un changement total à votre situation, et remettre le succès à portée de la main.

Occupez vous de vos doutes

 

"Que Dieu, qui est l'auteur de l'espérance, vous comble de toute joie et de sa paix par votre confiance en lui" Rom 15.13 Le Semeur

-         Quelles sont nos relations avec Dieu ?

-         Mettez-nous en doute son amour ? 

-         Son appel dans notre vie ?

-         Notre capacité à l'entendre ?

-         Croyons-nous qu'Il ne prend pas plaisir en nous ?

Pensez-vous que vous ne faites jamais assez  ou que vous n'êtes jamais assez bon pour lui plaire.
Lisons ce verset :

"Que Dieu, qui est l'auteur de l'espérance, vous comble de toute joie et de sa paix par votre confiance en lui" (Rom.15.13)

Notez bien : Quand vous cessez de faire confiance à Dieu et que vous faites confiance à vos propres efforts, les premiers sentiments qui s'enfuient sont la joie et la paix.

Les avez-vous perdus aujourd'hui ? Si vous voulez les récupérer, laissez vos doutes et revenez à la foi !

Quelles sont vos relations avec vous-même ?
Celle du doute ?.
Je sais aussi que c'est par Jésus seul que je suis justifié et accepté devant Dieu (Col. 2.10).

« 10  Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité. »
De même Quelle assurance !
Sommes nous prisonnier d’une religion légaliste au point que nous soyons toujours "sur nos gardes".

Paul a dit: "C'est pourquoi tenez bon et ne vous laissez pas réduire à nouveau en esclavage" (Gal. 5.1).

La Parole de Dieu aujourd'hui nous encourage à:

1-     Expulsez nos doutes,

2-     Croire en Dieu

3-     Et se mettre à l'œuvre !

 

Pour terminer, relisons Luc 5 : 1 à 11, examinons les leçons importantes qui se dégagent du récit de l’appel de Pierre,  pour que la victoire remplace l’échec ! :
 

 

1. Jésus s’est servi de la barque de Pierre comme d’une chaire pour enseigner la foule. Si nous mettons tous nos biens au service du Seigneur, nous constaterons qu’Il les utilisera à bon escient et qu’Il saura également nous récompenser.

 

2. Il indiqua à Pierre exactement l’endroit où il trouverait une grande quantité de poissons, alors que lui et les autres pêcheurs avaient travaillé en vain toute la nuit. Le Seigneur omniscient sait où se trouvent les bancs de poissons. Tout service accompli par notre seule force et notre seule sagesse humaine est vain. Le secret d’un service chrétien fécond réside dans le fait d’être conduit par Lui.

 

3. Bien que pêcheur expérimenté, Pierre accepta les conseils d’un charpentier ; il en résulta une prise abondante: ... sur ta parole, je jetterai le filet. Quelle belle leçon d’humilité, d’aptitude à apprendre et d’obéissance !

 

4. C’est en pleine eau que les filets furent jetés et remplis au point de se rompre. Cessons, nous aussi, de nous attarder sur les rivages et avançons-nous, dans un complet abandon, vers les eaux profondes. Si la foi jette son ancre dans les profondeurs, il en est de même de la souffrance, de l’inquiétude et du renoncement. Mais c’est dans ces profondeurs que le filet trouvera de quoi se remplir.

 

5. Le filet menaçait de se rompre et les deux barques s’enfonçaient (v. 6, 7). Un service dirigé par Christ s’accompagne de problèmes, mais ce sont des problèmes réjouissants ! Ce sont ces difficultés qui font battre plus fort le coeur des pêcheurs.

 

6. La vision de la gloire de Jésus produisit en Pierre un profond sentiment d’indignité. Esaïe a connu cette même expérience (#Esa 6.5) ; il en est de même de tous ceux qui contemplent le Roi dans sa beauté.

 

7. Pierre ne faisait qu’accomplir ses tâches professionnelles ordinaires lorsque Jésus l’appela à le suivre pour faire de lui un pêcheur d’hommes. Tandis que vous attendez les directives de Dieu pour votre vie, faites ce qui est à la portée de votre main ; mettez-y toute votre ardeur, comme si c’était pour le Seigneur.

8. Christ a appelé Pierre de la pêche aux poissons à la pêche aux hommes, ou plus littéralement à « prendre des hommes vivants ». Que représentent tous les poissons de l’océan à côté de la joie incomparable que donne la conversion d’un pécheur à Christ et son salut éternel ?

 

9. Pierre, Jacques et Jean ramenèrent leurs barques sur la rive, laissèrent tout et suivirent Jésus en ce jour de leur vie où leurs affaires avaient été les plus florissantes ! Mais que de choses dépendaient de leur décision ! S’ils avaient choisi de rester près de leurs embarcations, nous n’aurions probablement jamais entendu parler d’eux.

 

 

 

vendredi 1 mai 2020

LES 5 SOLAS DE LA REFORME - 5

https://www.acts29.com/soli-deo-gloria-les-5-sola-de-la-reforme/



Aujourd’hui : SOLI DEO GLORIA  (GLOIRE A DIEU SEUL)
Dieu est le seul qu'il faut adorer et prier.

TRAVAILLER AVEC PATIENCE

        « Prenez donc patience, frères, jusqu’à la venue du Seigneur. Voici, le cultivateur attend le fruit précieux de la terre : il prend ...