mercredi 10 janvier 2024

MANIFESTER LA VIE DE JESUS

 



      « C’est pourquoi nous ne nous lassons point ; mais si même notre homme extérieur dépérit, toutefois l’homme intérieur est renouvelé de jour en jour. » 2Co 4:16

 

   L’apôtre Paul expose dans tout ce chapitre l’importance qu’il apportait à ce que la vie de Jésus soit manifestée en lui, importance pour que l’évangile soit crédible et non pas voilé auprès des pécheurs (2Co 4:3-5), importance aussi pour que la vie de Jésus se développe chez les croyants (2Co 4:12-14). Ce n’était pas seulement en tant qu’apôtre qu’il agissait ainsi car il associe Timothée « le frère » dans sa détermination et ses souffrances.

 

   Oui, ses souffrances ! L’apôtre accomplissait son ministère avec beaucoup de travail et de peines. Son corps, « l’homme extérieur », dépérissait sous le poids de toutes ces fatigues, des privations et même des coups (à ce moment-là Paul avait été cinq fois frappé de quarante coups moins un et trois fois battu de verges). Quel amour lui fallait-il pour continuer vaillamment son ministère sans attendre d’autre récompense que la couronne qui lui serait remise par le Seigneur lui-même ! Il suivait de bien près son maître dont le prophète disait : « Son visage était défait plus que celui d’aucun homme et sa forme, plus que celle d’aucun fils d’homme » (Esa 52:14).

 

   Mais « l’homme intérieur », la vie spirituelle de Paul, était renouvelé. Il vivait dans la communion avec le Seigneur et croissait toujours davantage dans sa connaissance. Les épreuves même étaient autant d’occasions de goûter la bonté et la puissance du Seigneur qui se tenait parfois « physiquement » près de lui pour l’encourager.

 

   Nous nous sentons bien petits vis-à-vis d’un tel serviteur de Dieu. Manifester la vie de Christ aux autres fait aussi partie de notre mission ; c’est aussi pour cela que le Seigneur nous laisse sur la terre. Dans nos pays, pour la plupart d’entre nous, notre corps n’est pas en danger de dépérir à cause de notre service pour le Seigneur. Ces conditions favorables dont nous jouissons ne sont pas un obstacle pour un serviteur zélé, vraiment désireux de manifester la vie de Christ.


mardi 9 janvier 2024

AMI D’UN JOUR OU POUR TOUJOURS ?


 


      « L’ami aime en tout temps. » Pr 17:17

      « Il est tel ami plus attaché qu’un frère. » Pr 18:24

      « N’abandonne point ton ami. » Pr 27:10

 

   Garder un (ou plusieurs !) ami (s) chrétien (s) toute une vie, quelle joie ! Pensons à l’amitié indéfectible de David envers Jonathan. Pierre et Jean, Paul et Timothée, également, furent très liés et le restèrent …  Leur secret ? Ils avaient l’Ami suprême en commun !

   Le livre des Proverbes nous parle souvent de l’ami :

 « La douceur d’un ami est le fruit d’un conseil qui vient du cœur » (Pr 27:9).

 « Un homme ranime le visage de son ami » (Pr 27:17).

   La vraie amitié est donc source de bonheur, de sagesse : elle permet de se sentir écouté, compris, épaulé …  On partage ses expériences, librement, sans se sentir « jugé ».

   Mais l’amitié a ses « ennemis » :

 Le temps qui passe et qui fait parfois diverger les chemins …  y compris les désaccords « ecclésiastiques ».

 Ce qui paraît être des incompréhensions, des vexations. Et pourtant, on devrait se rappeler que « les blessures faites par un ami sont fidèles » (Pr 27:6).

 L’éloignement géographique qui limite les contacts visuels. - La méfiance née suite au manque de discrétion.

   Combien il est important de chercher à cultiver une vraie amitié ! Sachons saisir et aussi provoquer les occasions de la manifester, par exemple :

 Un appel téléphonique ou un petit message un jour d’anniversaire.

 Des visites régulières chez lui ou chez moi.

 De temps à autre, une soirée à « refaire le monde », comme deux amis savent le faire …  mais surtout à s’encourager dans la foi commune, en partageant ses lectures bibliques, ses découvertes dans la Parole, en priant ensemble !

   Soyons bien conscients que Satan cherche à diviser ce qui est beau, comme l’est une amitié en Jésus ! Sachons alors, si cela est nécessaire, pardonner et reconquérir l’estime d’un « vieil » ami un peu oublié.

   Et puis, même s’il est souvent vérifié que les vrais amis sont rares, n’oublions pas, qu’en toutes circonstances, Jésus nous restera toujours l’Ami fidèle.


lundi 8 janvier 2024

IL RESTE LE MEME

 





      « Aussi, depuis qu’il y a un jour, je suis le Même et il n’y a personne qui délivre de ma main ; j’opérerai, et qui peut m’en détourner ? » Esa 43:13

 

      « Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle » Mt 28:20

 

   Les promesses du Seigneur sont certaines et véritables. Nous pouvons compter sur elles en tout temps et dans toutes les situations. Il nous dit : « Voici, moi je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du siècle » et il ne peut se dédire.

 

   Le Seigneur connaît la faiblesse et l’ignorance des siens ; il sait aussi à quels dangers ils doivent faire face ; mais il est avec eux et pour eux et c’est pleinement suffisant.

 

   Le Seigneur n’est plus visible maintenant mais l’homme de foi sait qu’il reste attentif aux besoins des siens. De même qu’il protégeait et aidait ses disciples durant son séjour sur la terre, il nous aide et nous protège maintenant. Il a dit : « Je ne vous laisserai point orphelins » (Jn 14:18).

 

   Il est avec nous dans les difficultés de la vie scolaire ou universitaire, dans les soucis professionnels, dans le mépris, dans les besoins financiers, dans les épreuves de la maladie, des enfants qui subissent de mauvaises influences, etc. Nous apprenons à connaître la puissance de son amour, de sa grâce, de sa miséricorde, de sa force, de sa sagesse. Nous pouvons dans les moments difficiles de notre vie nous rappeler qu’il est « le même ». Il est aussi proche de nous qu’il l’était des disciples. Nous pouvons l’entendre tout à nouveau : « Ayez bon courage, c’est moi ; n’ayez point de peur ».« Nul ne les ravira de ma main », expressions parmi d’autres qui toutes nous disent ce qu’il est pour les siens en tout temps. Il suffit pleinement à tous les besoins et à toutes les circonstances. Il reste toujours le même et tient constamment sa promesse. « Je suis avec vous tous les jours ».


vendredi 5 janvier 2024

ÊTRE DIFFERENT



 

      « Ne vous conformez pas à ce monde ; mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence, pour discerner ce qu’est la bonne, agréable et parfaite volonté de Dieu. » Ro 12:2

 

      « Voici donc ce que je dis et atteste dans le Seigneur, c’est que vous ne marchiez plus comme marche le reste des nations, dans la vanité de leurs pensées. » Ep 4:17

 

   Si tu es converti, tu es une nouvelle création, tu n’appartiens plus à ce monde. Ton mode de pensée, ton attitude et le mobile de tes actions ont changé. Tu n’as plus les aspirations ni les buts des hommes qui ne connaissent pas Jésus. Soyons clairs : tu es différent. Et cela devrait se voir.

 

   À Antioche, les disciples de Jésus Christ reçoivent pour la première fois le nom de « chrétiens », une étiquette pour désigner ce nouveau groupe. Ils sont appelés de ce nom parce qu’on avait remarqué qu’ils suivaient Christ.

 

   Si tu es un enfant de Dieu, tu appartiens de droit à une nouvelle famille, grande et belle, celle de Dieu : à tous ceux qui ont reçu Jésus, « il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu » (Jn 1:12). Avec cette nouvelle identité d’enfant de Dieu naît une opposition avec le monde qui aime ce qui lui ressemble, et méprise et rejette ce qui est différent. Or tu es différent !

 

   Aurions-nous honte d’être des disciples du Seigneur ? Par leur fidélité, les premiers témoins donnèrent à leur surnom de « chrétiens » un sens honorable. Ils en firent même un titre de gloire, car il contient le nom de Christ.

 

   N’ayons pas honte d’appartenir à la famille de Dieu. Le Seigneur, lui, n’a pas honte de nous appeler ses frères (Jn 20:17 ; Hé 2:11).

 

   Il est tellement facile de suivre les valeurs du monde ! Mais soyons fiers d’être, par la grâce de Dieu, différents du monde, comme des poissons qui remontent le courant !


jeudi 4 janvier 2024

CONNAITRE LA VOLONTE DE DIEU

 



 

      « Fais-moi connaître le chemin où j’ai à marcher, car c’est à toi que j’élève mon âme …  Enseigne-moi à faire ce qui te plaît, car tu es mon Dieu. » Ps 143:8-10

 

   Comment connaître la volonté de Dieu dans une circonstance précise ? Voilà une question que nous nous posons tous à un moment ou à un autre, et même tout au long de notre vie : le motif pour lequel nous nous la posons devrait être le seul désir de plaire au Seigneur. Bien souvent, cependant, nous cherchons surtout à éviter les conséquences fâcheuses d’une mauvaise décision.

 

   Quoi qu’il en soit, Dieu ne nous donne pas de « recette infaillible » dont l’utilisation nous dispenserait de rechercher soigneusement sa volonté et nous permettrait de la connaître indépendamment de notre état intérieur. Toutefois le croyant n’est pas laissé à ses propres pensées :

 

1. Le Seigneur Jésus, par le moyen de son Esprit, veut nous conduire personnellement comme le fait un bon berger, nous prévenant des dangers et nous précédant sur le chemin des « verts pâturages ». Pour cela, il nous faut vivre dans sa proximité, garder le contact avec lui pour entendre sa voix et le suivre.

 

2. La volonté de Dieu se discerne aussi dans sa Parole qui nous instruit de plusieurs façons :

 

 Directement par un verset qui répond, précisément au moment où je le lis, aux questions que je me pose. Il s’impose à mon esprit, car « la parole de Dieu est vivante et opérante » (Hé 4:12).

 

 En nous faisant connaître les principes divins sur de multiples aspects de la vie pour conduire notre raisonnement spirituel dans la diversité des situations que nous rencontrons.

 

 Par l’intermédiaire de croyants plus spirituels qui, par la présentation de passages auxquels nous ne pensions pas, nous aident à y voir plus clair dans nos interrogations et dans les réponses divines.

 

3. Nous devons être décidés à faire la volonté de Dieu, même si elle ne coïncide pas avec ce que nous attendions, même si nous trouvons élevé le prix à payer pour l’accomplir. Au reste, si nous réfléchissons au fait que cette volonté est toujours de nous bénir, il ne nous sera pas pénible de nous y conformer.


mercredi 3 janvier 2024

LE MEILLEUR

 



      « J’ai caché ta parole dans mon cœur, afin que je ne pèche pas contre toi. » Ps 119:11

- La meilleure chose : ta Parole

 

   Un capitaine peut rester toute la nuit sur le pont de son bateau, mais s’il ne connaît pas la côte et n’a pas de pilote, il risque le naufrage sur les rochers. Il ne suffit pas de vouloir bien faire. L’ignorance ne réduit pas les risques, elle les augmente !

 

   Le croyant aime la Bible parce que, tout simplement, elle est la parole de son Dieu qui lui montre le chemin : « Je t’instruirai et je t’enseignerai le chemin où tu dois marcher » (Ps 32. 8). « La somme de ta parole est la vérité, et toute ordonnance de ta justice est pour toujours » (Ps 119. 160).

 

- La meilleure place : dans mon cœur

 

   Le monde met à l’abri ses richesses dans des coffres-forts. Le croyant cache les siennes - la Parole - au-dedans de lui-même, là où Satan ne peut pas la ravir. « La loi de ta bouche est meilleure pour moi que des milliers de pièces d’or et d’argent » (Ps 119. 72).

 

   Le croyant serre la Parole dans son cœur comme un trésor qu’on craint de perdre. Pour cela il la lit, la médite, s’en imprègne, s’en nourrit, la mémorise. Ainsi la Parole reste toujours à sa disposition pour le garder de pécher.

 

- Le meilleur but : afin que je ne pèche pas contre toi

 

   Aucun croyant ne désire faire le mal, aucun enfant de Dieu n’a pour but de pécher. Mais voilà, il reste soumis aux tentations de la terre. Qu’est-ce qui le préservera de pécher, de s’éloigner de Dieu ?

 

   « Mon fils, si tu reçois mes paroles et que tu caches par-devers toi mes commandements pour rendre ton oreille attentive à la sagesse …  alors tu discerneras la justice et le juste jugement et la droiture, toute bonne voie » (Pr 2. 1, 9).

 

   Recevoir la Parole, c’est la lire et …  s’y soumettre ! C’est prier pour la comprendre et …  la mettre en pratique.


mardi 2 janvier 2024

SAVOIR ET FAIRE



      « Mais mettez la parole en pratique, et ne l’écoutez pas seulement, vous séduisant vous-mêmes. » Ja 1:22

 

      « Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites. » Jn 13:17

 

   Pendant plus de quinze siècles, les croyants qui désiraient vivre pour le Seigneur et le servir, ne recevaient que l’enseignement verbal dispensé par le clergé. Celui-ci ne disposait lui-même que de rares portions manuscrites des Écritures.

 

   Depuis le développement de l’imprimerie, quel changement ! La Parole de Dieu est traduite et diffusée à des dizaines de millions d’exemplaires ; de nombreux ouvrages écrits par des hommes de Dieu exposent justement la saine doctrine.

 

   La Parole de Dieu est la révélation de la pensée de Dieu sur toutes choses, mais le premier verset de ce jour nous rappelle que nous risquons de nous contenter de l’écouter. Elle n’atteint alors ni le cœur, ni la conscience et reste sans fruit. Il en résulte une grande distorsion entre notre connaissance (ou du moins celle que nous devrions ou pensons avoir) et notre engagement pour le Seigneur.

 

   Il n’y a pire état que celui de quelqu’un qui « se séduit lui-même », parce qu’il devient indifférent à toutes les exhortations de la Parole : sa prétendue connaissance constitue une carapace qui le rend insensible aux appels de Dieu. Sa croissance est stoppée. Et le service qu’il peut avoir à l’égard des croyants se dévalue, quand il ne devient pas destructeur ; car la parole de Dieu perd sa crédibilité et sa puissance.

 

   Quelle est la ressource ? Reconnaître devant Dieu notre indolence et notre suffisance et nous en humilier. Puis nous lever pour obéir, ne nous appuyant pas sur nos bonnes résolutions ou notre énergie du moment, mais sur la puissance du Saint Esprit qui habite en nous et veut nous rendre vainqueurs.

 

   Les vainqueurs dans la vie chrétienne sont les croyants qui s’appliquent avec l’aide du Seigneur à être conséquents avec ce qu’il leur a révélé. Ils sont bienheureux, dit le Seigneur.


POUR QUI LE FARDEAU ?

        « Rejette ton fardeau sur l’Éternel, et il te soutiendra ; il ne permettra jamais que le juste soit ébranlé. » Ps 55:22         ...