vendredi 12 septembre 2025

AVEC DOUCEUR ET CRAINTE

 



      « Soyez toujours prêts à répondre, mais avec douceur et crainte, à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous, ayant une bonne conscience … »   1P 3:15-16

 

   Dans le verset précédent, l’apôtre Pierre vient d’écrire : « Si même vous souffrez pour la justice, vous êtes bienheureux ». C’est clair que, dans un monde où l’injustice règne, le croyant peut avoir à souffrir lorsqu’il s’applique à pratiquer la justice dans toutes ses relations avec autrui.

 

   Par exemple, dans un pays où le taux des impôts a été majoré pour tenir compte de la fraude fiscale générale, le chrétien, malgré cela, déclare scrupuleusement ses revenus et subit de ce fait l’injustice d’une plus forte taxation. Ou encore, il accepte de ne pas être promu à un poste qui correspondrait à ses compétences parce qu’il ne veut pas se prêter à des manœuvres qui ne sont pas justes devant Dieu.

 

   Le disciple du Seigneur ne recherche pas un profit immédiat ou matériel ; son désir, nommé ici « espérance », c’est d’avoir l’approbation de Dieu, d’hériter de la bénédiction comme il est dit au verset 9. Voilà un objectif très différent de celui de la plupart de ses voisins.

 

   Si nous sommes fidèles, il est donc normal que des questions nous soient posées sur les raisons de notre comportement peu courant. Répondons alors « avec douceur et crainte » :

 

 avec douceur : ne nous croyons pas supérieurs parce que nous connaissons Dieu et que nous cherchons à lui plaire. Soyons au contraire très humbles pour être des reflets de la grâce de Dieu, pour que cette grâce attire notre interlocuteur et lui ouvre l’accès à Jésus Christ comme Sauveur.

 

 avec crainte : lorsque nous avons compris que seule la grâce de Dieu nous tient et nous permet de marcher tant soit peu d’une manière fidèle, nous craignons beaucoup de prendre des positions excessives ou de donner des leçons aux autres.

 

   Ajoutons qu’une bonne conscience devant Dieu et devant les hommes est indispensable pour que nous puissions nous expliquer avec clarté, hardiesse, conviction et vérité.

 

   Comment se fait-il que notre comportement n’entraîne pas davantage de questions de la part de nos connaissances ?

 


jeudi 11 septembre 2025

JE LEUR AI DONNE LA GLOIRE QUE TU M’AS DONNEE.



 "Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée." 

Jn 17:22


Voyez quelle est la libéralité de notre Seigneur, car c’est son bien même qu’il nous donne. Un seul titre de ses possessions aurait rendu riches au delà de toute mesure tous les anges qu’il a créés, et voici que Jésus vient nous donner tout ce qu’il possède. Ce serait déjà une grâce étonnante qu’il nous permît de prendre sous la table de sa miséricorde une seule des miettes de sa bonté ; mais il fait les choses grandement et nous invite à nous asseoir nous mêmes à son banquet. Il désire voir son Épouse aussi riche qu’il l’est lui-même et ne veut posséder aucune gloire, ni aucune grâce sans la partager avec elle. Il ne peut être satisfait que si nous sommes cohéritiers avec lui, en sorte que nous ayons part aux mêmes biens. Toutes choses pour lui doivent être communes avec ses rachetés. Il n’est pas une pièce dans sa maison dont la clef soit tournée et dont il tienne les siens à distance. Il leur donne toute liberté de considérer comme leur ce qui est à lui. Il aime à les voir user librement de ses trésors et de ses grâces et s’approprier tout ce qu’ils peuvent en prendre. La plénitude sans limite de sa toute suffisance et aussi gratuite et accessible pour le croyant que l’air qu’il respire. Quel amour merveilleux que le sien ! Que demander de plus quand nous avons une semblable preuve de sa bonté dans l’amitié qu’il nous témoigne et la libéralité dont il use envers nous ! Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits ! 


C SPURGEON

jeudi 3 avril 2025

FAITES TOUT POUR LA GLOIRE DE DIEU.

 



« Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. » 1Co 10:31 »

   Faites tout pour la gloire de Dieu. Cette déclaration si générale concerne une chose aussi banale que manger et boire. Cela nous indique donc que toutes nos actions doivent être considérées dans la perspective de leur retentissement sur la gloire de Dieu, et, d’après le contexte, sur la gloire de Dieu telle qu’elle est perçue par les autres.

 

   Que toutes choses se fassent pour l’édification. C’est en vue des réunions de l’assemblée que cette exhortation nous est donnée. La « construction » du corps de Christ doit y être l’objectif de toute intervention et un mobile important de notre comportement. Mais cela est vrai aussi dans nos rapports entre croyants.

 

   Que tout se fasse avec bienséance et avec ordre. Dans cette même lettre Paul précise que « Dieu n’est pas un Dieu de désordre » (1Co 14:33), que les anges sont attentifs à l’aspect extérieur des croyants (1Co 11:10), et qu’il ne faut pas scandaliser les hommes simples ou les incrédules (1Co 14:23).

 

   Que toutes choses parmi vous se fassent dans l’amour. À la fin de cette épître dans laquelle il a fait tant de remarques et de recommandations, Paul donne la synthèse de tout son enseignement : que tout se fasse dans l’amour. Il nous renvoie ainsi au chapitre 13 : la plus grande chose, c’est l’amour.

« Quoi que vous fassiez, faites-le de cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes » (Co 3:23). Loin d’être dépité de ne pouvoir se consacrer totalement à des activités « spirituelles », il pouvait faire, pour son Maître céleste, le dur labeur qui lui était imposé.

   Encourageons-nous donc à « tout » faire pour le Seigneur.


mercredi 2 avril 2025

L’AMOUR DIVIN EN NOUS

 



      « Bien-aimés, si Dieu nous aima ainsi, nous aussi nous devons nous aimer l’un l’autre. Personne n’a jamais vu Dieu ; si nous nous aimons l’un l’autre, Dieu demeure en nous, et son amour est accompli en nous. » 1Jn 4:11,12

 

   Comment, dans ce membre de phrase, comprenez-vous l’expression : « son amour est accompli en nous » ? Elle signifie, nous semble-t-il, que, si nous nous aimons l’un l’autre, l’amour de Dieu s’épanouit parfaitement et véritablement dans notre vie.

 

   Dans le paragraphe précédent, Jean expose que Dieu a manifesté son amour pour nous en envoyant son Fils unique :

 

 « pour que nous vivions » : pour que nous possédions la vie divine dans laquelle notre amour trouve sa source

 

 « pour être la propitiation pour nos péchés » : Dieu nous a aimés alors que nous étions des pécheurs et il a fait tout ce qu’il fallait pour effacer nos péchés par le sacrifice de son Fils.

 

   Oui, c’est à la croix que l’amour de Dieu a eu son plein épanouissement pour nous, et puisqu’il nous a aimés ainsi, il est bien normal, mieux, il est impératif, que nous nous aimions les uns les autres.

 

   En effet, en nous aimant l’un l’autre, nous pouvons rendre visible le Dieu que personne n’a jamais vu. Il demeure en nous et on peut voir son amour s’épanouir dans notre vie comme un amour divin, un amour qui cherche le bien des autres sans rechercher quoi que ce soit pour lui-même.

 

   Dieu a manifesté son amour envers des êtres qui s’étaient rebellés contre lui : il nous a aimés le premier (1Jn 4. 10). Si Dieu m’a aimé alors que j’étais encore pécheur, à plus forte raison je dois aimer mon frère qui est l’objet de son amour au même titre que moi.

 

   Je m’élève au-dessus de tout ce qui peut me paraître désagréable chez ce dernier. Je l’aime non pas à cause de la manière dont il se comporte avec moi ou pour en éprouver un sentiment qui me flatte ; je l’aime parce que Dieu m’a aimé alors que j’étais haïssable et parce que je désire agir comme celui qui m’a aimé.

 

   C’est alors que l’amour de Dieu s’épanouit dans ma vie, pour la gloire de Dieu et la bénédiction de ceux qui en bénéficient.

 


mardi 1 avril 2025

COMPTER LES BIENFAITS DE DIEU

 



      « Mon âme, bénis l’Éternel ! Et que tout ce qui est au-dedans de moi, bénisse son saint nom ! Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits. Mon âme, bénis l’Éternel ! » Ps 103:1,2,22

 

   David, l’auteur de ce psaume, est tellement imprégné de la bonté de Dieu que, sans attendre l’énumération de tous ses bienfaits, il invite son âme et tout son être à bénir l’Éternel (v. 1). C’est comme s’il voulait se stimuler à la louange ! Son deuxième appel à bénir l’Éternel résonne comme un rappel : « N’oublie aucun de ses bienfaits ». Après les avoir énumérés (v. 3 à 19), David ajoute sa propre voix au chœur universel de louanges (v. 22).

 

   Qui est l’Éternel dans ce psaume ? Ses actes le font connaître : c’est celui qui pardonne, guérit, rachète, couronne, rassasie, fait justice …  c’est Dieu lui-même dans tout le déploiement de sa grâce, d’abord envers l’homme pécheur, puis envers ceux qui se confient en lui.

 

   David comprend, et sa louange le prouve, que Dieu a plusieurs raisons de manifester la puissance de sa grâce en pardon et en rédemption. Il le fait parce qu’il est infiniment bon et miséricordieux. Mais Dieu le fait aussi pour que les effets de sa grâce produisent, chez le fidèle, un bonheur qui s’exprime par une louange authentique et fervente.

 

   Le chrétien sait que ses péchés sont pardonnés. Il sait qu’il est racheté par le sang de Christ. Il sait qu’il est un enfant de Dieu. Il sait qu’un avenir éternel de gloire est préparé. C’est ce qui remplit son cœur d’adoration !

 

   Oui, nous aimons ce psaume qui reflète nos émotions et nos sentiments profonds ; il traduit si parfaitement les sentiments de reconnaissance que nous éprouvons et que nous avons tant de peine à exprimer !

 

   Dans le monde qui nous entoure, nous observons le désarroi de beaucoup d’hommes sans repères, l’angoisse que provoquent certains événements politiques ou économiques, l’absence de certitude face à la mort. Nous mesurons alors les immenses bénédictions que Christ nous a acquises par son œuvre à la croix, sa résurrection et sa glorification. Ne l’oublions jamais et comptons ses bienfaits pour le louer et l’adorer.

 


vendredi 28 mars 2025

CONFIANCE EN DIEU

 




      « Béni l’homme qui se confie en l’Éternel, et de qui l’Éternel est la confiance ! Il sera comme un arbre planté près des eaux ; et il étendra ses racines vers le courant ; et il ne s’apercevra pas quand la chaleur viendra, et sa feuille sera toujours verte ; et dans l’année de la sécheresse il ne craindra pas, et il ne cessera de porter du fruit. » Jér 17:7,8

 

   Un arbre vigoureux est constitué de 80 % d’eau environ. Pour maintenir cette proportion malgré l’évaporation, pour véhiculer aussi les substances constitutives et nutritives prélevées dans le sol, bref pour être en bonne santé, l’arbre doit puiser constamment une grande quantité d’eau.

 

   Ainsi en est-il du croyant, s’il veut vivre pour le Seigneur et croître spirituellement ; il doit s’alimenter sans cesse et en abondance à la source des eaux qui n’est autre que le Seigneur Jésus lui-même. Cela signifie, pratiquement, vivre en contact avec lui par la prière confiante accompagnée de la lecture et de la méditation de la Bible. C’est la condition pour que se développe une véritable confiance en Dieu.

 

   Chaque jour vécu ainsi dans la proximité du Seigneur nous fait croître, nous enracine plus profondément dans son amour (Ep 3:18), nous permet de nous fortifier dans sa grâce et nous conduit à lui faire vraiment confiance pour tout. Nous nous épanouissons en lui.

 

   Mais voilà que la chaleur survient : des difficultés familiales, des épreuves de santé, peut-être le chômage ou encore des problèmes dans l’église. Il y aurait de quoi s’inquiéter, voire paniquer, ou se décourager. Mais non ! Celui qui se tient près du ruisseau garde sa confiance en Dieu ; il ressent les difficultés, souffre peut-être, mais son moral n’est pas atteint ; l’épreuve est pour lui une nouvelle occasion de faire l’expérience de la grâce et de la puissance de Dieu.

 

   Sa feuille, son feuillage, reste bien vert, c’est-à-dire que son témoignage n’est pas affecté par ce qu’il traverse ou endure. Chacun peut constater que sa confiance en Dieu ne s’est pas évaporée sous la pression des circonstances.

 

   Même s’il y a de la sécheresse dans son environnement spirituel, ce croyant puise avec confiance, directement de Dieu, la nourriture nécessaire pour porter du fruit, c’est-à-dire pour manifester les caractères de Christ.


jeudi 27 mars 2025

COMMUNIQUONS FRATERNELLEMENT


 


      « Mais, avant toutes choses, ayant entre vous un amour fervent, car l’amour couvre une multitude de péchés ; étant hospitaliers les uns envers les autres, sans murmures. » 1P 4:8-9

 

   Ne plus se parler, c’est la solution de facilité lorsqu’un différent survient entre des personnes qui doivent vivre ensemble, en couple, en famille, en assemblée. On s’isole, on exclut l’autre, on se fait des idées sur ce qu’il pense ; résultat : on s’éloigne de plus en plus, on s’aigrit, on devient ennemis ; c’est la catastrophe.

 

   C’est pourquoi « avant toutes choses », enjoint l’apôtre Pierre, nous devons pratiquer les uns envers les autres un amour fervent, intense ; connaissez-vous un autre moyen pour manifester un tel amour que celui de communiquer, de partager, de s’encourager, de se remettre l’un l’autre sur le bon chemin ?

 

   Maintenir un dialogue, une communication, cela suppose beaucoup d’humilité de notre part, admettre que nous ne possédons pas obligatoirement toute la vérité, comprendre la manière de voir de l’autre, et avoir de la patience. Dieu a tellement de patience que nous n’en aurons jamais, vis-à-vis de notre frère, autant que lui envers nous.

 

   Comment l’amour peut-il couvrir une multitude de péchés ? Certainement pas en faisant comme s’ils n’existaient pas ! pas plus qu’en tournant le dos à celui qui a péché ! Pour aider mon frère qui s’est laissé surprendre par quelque faute, je m’approche de lui pour l’écouter et le comprendre, pour l’aider à voir clair sur lui-même, pour « le redresser …  dans un esprit de douceur ». Sa faute sera couverte par le rappel de la valeur du sang de Christ. On n’en parlera plus.

 

   L’appel de Pierre à être hospitalier doit être pris dans son sens premier d’offrir le gîte et le couvert ; il est toutefois permis de le prendre au second degré : nous accueillons le frère et la sœur qui viennent partager soucis, peines ou doutes : un dialogue s’instaure ou reprend pour le plus grand bénéfice des deux parties.


AVEC DOUCEUR ET CRAINTE

        « Soyez toujours prêts à répondre, mais avec douceur et crainte, à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous, aya...