lundi 17 août 2026

TRAVAILLER AVEC PATIENCE

 



      « Prenez donc patience, frères, jusqu’à la venue du Seigneur. Voici, le cultivateur attend le fruit précieux de la terre : il prend patience à son égard …  Vous aussi, prenez patience ; affermissez vos cœurs, car la venue du Seigneur est proche. » Ja 5:7,8

 

   Le chrétien sait que le temps est un instrument entre les mains de Dieu, mais il lui faut toujours un certain nombre d’expériences pour apprendre véritablement qu’il en est ainsi.

 

   De nombreux exemples de la Bible nous enseignent que Dieu, quand il accomplit ses plans, le fait à son rythme. Les hommes, eux, cherchent toujours des raccourcis, car ils savent que le temps leur est compté et que « le temps, c’est de l’argent ». Mais le croyant fidèle ne recherche pas le profit immédiat : il travaille en vue de l’éternité, cette éternité qui a déjà commencé pour lui, mais qui, en un sens, débute lors de la prochaine venue du Seigneur.

 

   Ne fallait-il pas de la patience à Noé pour travailler 120 années à la construction d’un bateau ? à Abraham pour errer sans domicile fixe pendant toute sa vie ? à Moïse pour garder des moutons pendant quarante ans dans un désert, alors que ses frères israélites souffraient de leur esclavage en Égypte ?

 

   Dieu utilise le temps pour faire son œuvre en nous. Jacques donne, quelques versets plus loin, l’exemple de Job qui endura avec patience la longue et douloureuse épreuve au cours de laquelle il apprit à connaître réellement Dieu. Quel encouragement pour tous ceux qui traversent aussi l’épreuve !

 

   Que cette image du laboureur, qui peine pour préparer son champ et qui doit attendre souvent presque une année pour récolter, encourage ceux que le Seigneur emploie : évangélistes, docteurs ou pasteurs, et chaque croyant qui prend à cœur son rôle de témoin ! Ils ne voient pas toujours les fruits de leur labeur. Ils seront mis en valeur par le Seigneur lui-même à son apparition.

 

   Affermissons donc nos affections pour le Seigneur : il vient bientôt ! Finie alors la patience, terminée la souffrance ! Ce sera la moisson pour la gloire du Maître, sa joie et celle du racheté !

 


vendredi 14 août 2026

JE SERAI AVEC TOI



      « Personne ne tiendra devant toi, tous les jours de ta vie ; comme j’ai été avec Moïse, ainsi je serai avec toi : Je ne te laisserai point et je ne t’abandonnerai point. Fortifie-toi et sois ferme… » Jos 1:5,6 


   Après la mort de Moïse, Josué peut bien être inquiet lorsque l’Éternel lui confie la mission de faire entrer le peuple d’Israël en possession du pays promis. Il a passé quarante ans dans le désert au côté de Moïse, fait partie de la mission de reconnaissance jadis envoyée par lui et a pu constater par lui-même l’existence de géants invincibles et de villes imprenables dans le pays à conquérir. Il connaît donc à la fois les difficultés rencontrées par Moïse pour conduire le peuple si incrédule dans le désert et la puissance des habitants de Canaan. 


   Mission impossible pour un homme, il le sait bien ! Et l’Éternel, qui connaît les craintes légitimes de son serviteur, vient le réconforter, l’assurer d’une pleine victoire et lui promettre son appui, mieux, sa présence à ses côtés : « Je serai avec toi ». 


   Cette promesse sans condition est toutefois assortie d’un vigoureux encouragement : Josué doit se fortifier et être très ferme, d’abord dans une pleine confiance en l’assurance qui vient de lui être donnée par l’Éternel et ensuite dans une obéissance totale à la Loi de Dieu. 


   Chaque croyant, aujourd’hui, se trouve dans une situation semblable à celle de Josué. Il n’a pas, certes, un peuple à commander, mais il a un combat à mener pour entrer en pleine possession des bénédictions qui lui sont assurées en Jésus Christ. 


   Nous avons aussi une promesse du Seigneur : « Voici, moi je suis avec vous tous les jours… » (Mt 28:20), et une autre qui nous assure de l’action du Saint Esprit en nous : « Il vous conduira dans toute la vérité » (Jn 16:13). 


   À nous aussi s’adresse l’injonction : « Fortifie-toi et sois ferme ». Ne doutons donc nullement de ces promesses et, comme cela était recommandé à Josué, faisons de la Parole de Dieu notre livre de prédilection : « Médite-le jour et nuit » (v. 8). Nous saurons ainsi comment nous comporter pour remporter des victoires dans les combats qui nous opposent à notre grand ennemi. 


jeudi 25 juin 2026

ACCEPTER LA DISCIPLINE DU PERE

 



      « L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé et il sauve ceux qui ont l’esprit abattu. » Ps 34:18

 

      Ô Dieu ! Tu ne mépriseras pas un cœur brisé et humilié. » Ps 51:17

 

   Dieu nous considère comme des fils qu’il désire former pour sa gloire et pour notre bien (Hé 12:4-12). Il juge bon, parfois, de nous faire passer par l’épreuve pour nous apprendre qui il est et ce que nous sommes.

 

   Ce n’est jamais facile de reconnaître sans arrière-pensées que Dieu est souverain et qu’il n’est pas tenu de rendre compte de ses actes ; d’accepter les circonstances qu’on estime imméritées, les situations inexplicables et les souffrances prolongées.

 

   Dieu ne nous demande pas de subir toute cette adversité avec une résignation passive proche du fatalisme. Il n’attend pas non plus de nous que nous nous raidissions face à la douleur, comme pour lui résister. Non, il désire que nous comptions sur lui et que nous prenions notre appui sur son amour inaltérable : sa miséricorde, ses compassions, ses consolations sont intarissables.

 

   Voici quelques exemples de la discipline divine :

 

— Job passera par d’immenses et multiples souffrances avant de reconnaître la main de Dieu en grâce et d’accéder à une plus grande maturité spirituelle.

 

— Abraham doit quitter son pays, vivre comme un étranger, et attendre d’être centenaire avant d’avoir le fils qui lui a été promis. Il expérimente la fidélité et la puissance de Dieu.

 

— Jacob qui n’avait pas appris grand chose lors des si pénibles années passées chez Laban, sort boiteux de sa rencontre avec l’Ange de l’Éternel pour admettre qu’il a trouvé plus fort que lui.

 

— Moïse descend du palais du Pharaon à la modeste condition de berger dans le désert, une humble besogne qu’il assume pendant quarante ans avant de pouvoir être utilisé par l’Éternel.

 

 —  David est confronté à la terrible épreuve de Tsiklag détruite par le feu. C’est alors qu’il comprend que Dieu lui pardonne son association avec les Philistins et qu’il lui donnera le royaume.

 


mercredi 24 juin 2026

L’ESPERANCE

 





    "  Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. Or, l’espérance qu’on voit n’est plus espérance : ce qu’on voit, peut-on l’espérer encore ? Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance." Rom 8: 24,25


   Dans le langage courant, les mots espérance ou espoir comportent une idée d’incertitude : ce que nous espérons risque fort de ne pas se réaliser. Dans la Bible, c’est le contraire : le mot espérance exprime une certitude, tout simplement parce que notre espérance s’appuie sur Dieu « qui ne peut mentir ».

 

   Notre espérance, c’est avant tout une personne : « le Christ Jésus, notre espérance » (1Ti 1:1) ; par lui et en lui le plan de Dieu s’accomplira de telle sorte que nous recevrons la part de bénédiction promise :

 

— La vie éternelle (Ti 1:2), c’est-à-dire cette relation de communion avec le Père et le Fils par le Saint Esprit, relation qui nous unit déjà maintenant et qui sera pleinement épanouie dans le ciel. Là, nous sera révélée la gloire de Dieu dans laquelle il nous introduira (Col 1:27; Ro 5:2).

 

— La délivrance de notre corps terrestre (Ro 8:23-25),

 

— et, en attendant, l’assurance que Dieu tient toutes choses dans ses mains, et qu’il peut nous délivrer de tous les dangers qui nous guettent dans notre trajet jusqu’au ciel : « Dieu …  qui nous délivre ; en qui nous espérons qu’il nous délivrera aussi encore » (2Co 1:10).

 

   L’espérance est un aspect essentiel de la vie chrétienne car elle nous entraîne sur le chemin de :

 

• la joie : celle d’être bientôt avec le Seigneur (Ro 12:12).

 

• la confiance : « pour casque, l’espérance du salut » (Ep 6:17). La certitude du salut : une délivrance accomplie pour ce qui concerne notre âme et une délivrance prochaine pour ce qui concerne notre corps, affermit notre confiance et nous protège du découragement.

 

• la sanctification : « Nous savons que quand il (Jésus) sera manifesté, nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est. Et quiconque a cette espérance en lui, se purifie, comme lui est pur » (1Jn 3:2-3).

 

   Comment affermir notre espérance ?  —  Avant tout par la lecture et la méditation de la Bible : « Car toutes les choses qui ont été écrites auparavant ont été écrites pour notre instruction, afin que, par la patience et par la consolation des écritures, nous ayons espérance » (Ro 15:4).

 



mardi 23 juin 2026

LA COMMUNION

 




«  Jésus, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu’il était venu de Dieu, et qu’il s’en allait à Dieu, » Jean 13 :3   

 

« Jésus, sachant que le Père lui avait mis toutes choses entre les mains, et qu’il était venu de Dieu, et s’en allait à Dieu, se lève du souper et met de côté ses vêtements ; et ayant pris un linge, il s’en ceignit. Puis il verse de l’eau dans le bassin, et se met à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. » Jn 13:3-5

 

   Le Seigneur ne se contente pas d’attirer à lui, de sauver ceux qui croient et de leur donner une espérance pour le ciel. Il veut déjà sur la terre avoir communion avec ses rachetés qu’il aime, c’est-à-dire entretenir des communications avec eux. Afin que ces relations ne soient pas seulement épisodiques, perturbées qu’elles sont par notre facilité à nous laisser souiller, il’œuvre constamment envers nous.

 

   En effet Christ dans son amour veut partager avec nous ses pensées les plus intimes, sans pour autant abaisser le niveau de sa sainteté. Or le monde dans lequel nous vivons nous entache constamment de souillures dont nous devons être purifiés. Ne reculons donc pas devant l’activité du Seigneur envers nous, mais demandons avec David : « Sonde-moi, ô Dieu ! et connais mon cœur ; éprouve-moi, et connais mes pensées. Et regarde s’il y a en moi quelque voie de chagrin, et conduis-moi dans la voie éternelle » (Ps 139:23-24).

 

   L’eau que le Seigneur emploie pour laver les pieds des disciples est une figure de la Parole de Dieu. Lue avec attention chaque jour, elle nous aide à discerner ce qui est bien et ce qui est mal à l’échelle de valeurs de Dieu ; elle nous fait éprouver l’immense amour du Seigneur qui essuie nos pieds avec le linge dont il était ceint, c’est-à-dire en nous rappelant la place de serviteur que le Maître et Seigneur a prise pour nous.

 

   C’est dans l’attitude du serviteur que le Seigneur se met ainsi à nos pieds pour s’occuper de nous. Le péché est tel qu’il ne faut rien moins que l’humiliation du Fils de Dieu pour nous en purifier. Il nous invite lui-même à accomplir dans le même esprit ce service envers nos frères et sœurs, afin que la communion entre nous ne soit pas un vain mot mais une réalité vivante.

 

lundi 22 juin 2026

CE QU’IL FAUT RECHERCHER

 




      « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus. Ne soyez donc pas en souci pour le lendemain… : à chaque jour suffit sa peine. » Mt 6:33,34

 

      « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus ! » 2Th 3:10

 

   Le premier verset est extrait du « Sermon sur la montagne » où Jésus présente la charte du royaume. Elle dépasse la loi de Moïse et propose un vrai « manuel d’instruction chrétienne » pour tous ceux qui reconnaissent l’autorité de Dieu sur eux.

 

   Le thème général du premier verset du jour est la vie matérielle qui préoccupe tous les hommes. Cette préoccupation est légitime, tant pour soi que pour sa famille. Mais Jésus fait remarquer deux choses. Il fixe une priorité à rechercher : la relation avec Dieu que nous négligeons trop souvent et il affirme la providence de Dieu dans le domaine matériel. Un enseignement à tirer concerne le commencement de nos journées ; « d’abord le royaume de Dieu ». Un autre est relatif à nos efforts et nos soucis légitimes : « à chaque jour suffit sa peine ».

 

   Un chrétien devrait donc bannir l’excès d’inquiétude dans le domaine matériel, car à cause d’elle l’esprit n’est plus libre pour une relation avec son Créateur. Mais pour autant, il ne s’agit pas d’avoir une attitude d’insouciance coupable.

 

   Le deuxième verset invite chacun à chercher à exercer un travail. L’apôtre Paul réprimande dans la seconde épître aux Thessaloniciens ceux qui ne travaillent pas. Il donne son propre exemple. Au service de son Maître - et de quelle manière ! - il aurait eu droit au soutien matériel de ses frères. Pourtant il travaillait « nuit et jour pour n’être à charge à aucun (d’eux) » (2Th 3. 8). On ne saurait insister davantage sur l’importance d’avoir ou de chercher activement un travail. C’est une nécessité pour notre vie matérielle et c’est un facteur d’équilibre, pour le chrétien comme pour tout homme, qui prend toute sa valeur quand il est fait avec le Seigneur.

 

   Aussi Jésus, quels que soient les problèmes matériels que connaît tout homme, affirme qu’il y a une priorité : la relation avec Dieu. Pour le quotidien, Jésus désire que nous montrions confiance et zèle, en assumant nos responsabilités.

 

mardi 20 janvier 2026

LA FAMILLE DE DIEU EN MARCHE

 

      « Nous vous y exhortons, frères : avertissez les déréglés, consolez ceux qui sont découragés, venez en aide aux faibles, soyez patients envers tous. » 1Th 5:14

 

   La famille de Dieu n’est pas statique ; elle se développe ; elle poursuit un but : elle est en route vers une plus grande connaissance de son chef et vers un avenir meilleur.

 

   C’est une route longue et souvent difficile, qu’il faut accomplir d’un même pas, dans la joie d’être ensemble, en sachant que la cohésion de la famille est observée de tous. Et voilà que certains membres de la famille causent des difficultés :

 

— Il y a les déréglés : ils cherchent des raccourcis qui n’existent pas, une nourriture qui n’est pas appropriée, se détournent vers des buts secondaires, racontent n’importe quoi. Ainsi, à Thessalonique, certains frères ne voulaient plus travailler. À quoi bon, disaient-ils, puisque le Seigneur va venir bientôt. Paul appelle cela du désordre et demande aux Thessaloniciens d’avertir ces déréglés comme des frères.

 

— Il y a ceux qui sont découragés : ils marchent les yeux baissés, regardant la terre du chemin sans jamais considérer l’horizon. Certains, à Thessalonique toujours, étaient persécutés et se demandaient s’il valait bien la peine de souffrir ainsi. D’autres, ailleurs, peuvent aussi se décourager en constatant que leurs efforts pour marcher à la gloire de Dieu ne sont pas couronnés de succès. Ces frères et sœurs, il faut les consoler, c’est-à-dire les encourager. Par exemple en leur rappelant que « les souffrances du temps présent ne sont pas dignes d’être comparées avec la gloire qui va nous être révélée » (#Ro 8:18).

 

— Il y a les faibles : ceux, par exemple, qui ont négligé de prendre dans la Bible la nourriture nécessaire à une marche fatigante. Ils ne sont pas toujours en mesure de porter leur sac, et quelquefois de se porter eux-mêmes. Il faut leur venir en aide : « Portez les charges les uns des autres » (#Ga 6:2).

 

— Enfin, aussi spirituels que nous puissions être, il nous arrive à tous, un jour ou un autre, de traîner les pieds et de ne plus tout à fait suivre le rythme de la marche collective. Alors, soyons patients si cela arrive à notre frère.

(Plaire au Seigneur)



vendredi 12 septembre 2025

AVEC DOUCEUR ET CRAINTE

 



      « Soyez toujours prêts à répondre, mais avec douceur et crainte, à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous, ayant une bonne conscience … »   1P 3:15-16

 

   Dans le verset précédent, l’apôtre Pierre vient d’écrire : « Si même vous souffrez pour la justice, vous êtes bienheureux ». C’est clair que, dans un monde où l’injustice règne, le croyant peut avoir à souffrir lorsqu’il s’applique à pratiquer la justice dans toutes ses relations avec autrui.

 

   Par exemple, dans un pays où le taux des impôts a été majoré pour tenir compte de la fraude fiscale générale, le chrétien, malgré cela, déclare scrupuleusement ses revenus et subit de ce fait l’injustice d’une plus forte taxation. Ou encore, il accepte de ne pas être promu à un poste qui correspondrait à ses compétences parce qu’il ne veut pas se prêter à des manœuvres qui ne sont pas justes devant Dieu.

 

   Le disciple du Seigneur ne recherche pas un profit immédiat ou matériel ; son désir, nommé ici « espérance », c’est d’avoir l’approbation de Dieu, d’hériter de la bénédiction comme il est dit au verset 9. Voilà un objectif très différent de celui de la plupart de ses voisins.

 

   Si nous sommes fidèles, il est donc normal que des questions nous soient posées sur les raisons de notre comportement peu courant. Répondons alors « avec douceur et crainte » :

 

 avec douceur : ne nous croyons pas supérieurs parce que nous connaissons Dieu et que nous cherchons à lui plaire. Soyons au contraire très humbles pour être des reflets de la grâce de Dieu, pour que cette grâce attire notre interlocuteur et lui ouvre l’accès à Jésus Christ comme Sauveur.

 

 avec crainte : lorsque nous avons compris que seule la grâce de Dieu nous tient et nous permet de marcher tant soit peu d’une manière fidèle, nous craignons beaucoup de prendre des positions excessives ou de donner des leçons aux autres.

 

   Ajoutons qu’une bonne conscience devant Dieu et devant les hommes est indispensable pour que nous puissions nous expliquer avec clarté, hardiesse, conviction et vérité.

 

   Comment se fait-il que notre comportement n’entraîne pas davantage de questions de la part de nos connaissances ?

 


jeudi 11 septembre 2025

JE LEUR AI DONNE LA GLOIRE QUE TU M’AS DONNEE.



 "Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée." 

Jn 17:22


Voyez quelle est la libéralité de notre Seigneur, car c’est son bien même qu’il nous donne. Un seul titre de ses possessions aurait rendu riches au delà de toute mesure tous les anges qu’il a créés, et voici que Jésus vient nous donner tout ce qu’il possède. Ce serait déjà une grâce étonnante qu’il nous permît de prendre sous la table de sa miséricorde une seule des miettes de sa bonté ; mais il fait les choses grandement et nous invite à nous asseoir nous mêmes à son banquet. Il désire voir son Épouse aussi riche qu’il l’est lui-même et ne veut posséder aucune gloire, ni aucune grâce sans la partager avec elle. Il ne peut être satisfait que si nous sommes cohéritiers avec lui, en sorte que nous ayons part aux mêmes biens. Toutes choses pour lui doivent être communes avec ses rachetés. Il n’est pas une pièce dans sa maison dont la clef soit tournée et dont il tienne les siens à distance. Il leur donne toute liberté de considérer comme leur ce qui est à lui. Il aime à les voir user librement de ses trésors et de ses grâces et s’approprier tout ce qu’ils peuvent en prendre. La plénitude sans limite de sa toute suffisance et aussi gratuite et accessible pour le croyant que l’air qu’il respire. Quel amour merveilleux que le sien ! Que demander de plus quand nous avons une semblable preuve de sa bonté dans l’amitié qu’il nous témoigne et la libéralité dont il use envers nous ! Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits ! 


C SPURGEON

jeudi 3 avril 2025

FAITES TOUT POUR LA GLOIRE DE DIEU.

 



« Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. » 1Co 10:31 »

   Faites tout pour la gloire de Dieu. Cette déclaration si générale concerne une chose aussi banale que manger et boire. Cela nous indique donc que toutes nos actions doivent être considérées dans la perspective de leur retentissement sur la gloire de Dieu, et, d’après le contexte, sur la gloire de Dieu telle qu’elle est perçue par les autres.

 

   Que toutes choses se fassent pour l’édification. C’est en vue des réunions de l’assemblée que cette exhortation nous est donnée. La « construction » du corps de Christ doit y être l’objectif de toute intervention et un mobile important de notre comportement. Mais cela est vrai aussi dans nos rapports entre croyants.

 

   Que tout se fasse avec bienséance et avec ordre. Dans cette même lettre Paul précise que « Dieu n’est pas un Dieu de désordre » (1Co 14:33), que les anges sont attentifs à l’aspect extérieur des croyants (1Co 11:10), et qu’il ne faut pas scandaliser les hommes simples ou les incrédules (1Co 14:23).

 

   Que toutes choses parmi vous se fassent dans l’amour. À la fin de cette épître dans laquelle il a fait tant de remarques et de recommandations, Paul donne la synthèse de tout son enseignement : que tout se fasse dans l’amour. Il nous renvoie ainsi au chapitre 13 : la plus grande chose, c’est l’amour.

« Quoi que vous fassiez, faites-le de cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes » (Co 3:23). Loin d’être dépité de ne pouvoir se consacrer totalement à des activités « spirituelles », il pouvait faire, pour son Maître céleste, le dur labeur qui lui était imposé.

   Encourageons-nous donc à « tout » faire pour le Seigneur.


mercredi 2 avril 2025

L’AMOUR DIVIN EN NOUS

 



      « Bien-aimés, si Dieu nous aima ainsi, nous aussi nous devons nous aimer l’un l’autre. Personne n’a jamais vu Dieu ; si nous nous aimons l’un l’autre, Dieu demeure en nous, et son amour est accompli en nous. » 1Jn 4:11,12

 

   Comment, dans ce membre de phrase, comprenez-vous l’expression : « son amour est accompli en nous » ? Elle signifie, nous semble-t-il, que, si nous nous aimons l’un l’autre, l’amour de Dieu s’épanouit parfaitement et véritablement dans notre vie.

 

   Dans le paragraphe précédent, Jean expose que Dieu a manifesté son amour pour nous en envoyant son Fils unique :

 

 « pour que nous vivions » : pour que nous possédions la vie divine dans laquelle notre amour trouve sa source

 

 « pour être la propitiation pour nos péchés » : Dieu nous a aimés alors que nous étions des pécheurs et il a fait tout ce qu’il fallait pour effacer nos péchés par le sacrifice de son Fils.

 

   Oui, c’est à la croix que l’amour de Dieu a eu son plein épanouissement pour nous, et puisqu’il nous a aimés ainsi, il est bien normal, mieux, il est impératif, que nous nous aimions les uns les autres.

 

   En effet, en nous aimant l’un l’autre, nous pouvons rendre visible le Dieu que personne n’a jamais vu. Il demeure en nous et on peut voir son amour s’épanouir dans notre vie comme un amour divin, un amour qui cherche le bien des autres sans rechercher quoi que ce soit pour lui-même.

 

   Dieu a manifesté son amour envers des êtres qui s’étaient rebellés contre lui : il nous a aimés le premier (1Jn 4. 10). Si Dieu m’a aimé alors que j’étais encore pécheur, à plus forte raison je dois aimer mon frère qui est l’objet de son amour au même titre que moi.

 

   Je m’élève au-dessus de tout ce qui peut me paraître désagréable chez ce dernier. Je l’aime non pas à cause de la manière dont il se comporte avec moi ou pour en éprouver un sentiment qui me flatte ; je l’aime parce que Dieu m’a aimé alors que j’étais haïssable et parce que je désire agir comme celui qui m’a aimé.

 

   C’est alors que l’amour de Dieu s’épanouit dans ma vie, pour la gloire de Dieu et la bénédiction de ceux qui en bénéficient.

 


mardi 1 avril 2025

COMPTER LES BIENFAITS DE DIEU

 



      « Mon âme, bénis l’Éternel ! Et que tout ce qui est au-dedans de moi, bénisse son saint nom ! Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits. Mon âme, bénis l’Éternel ! » Ps 103:1,2,22

 

   David, l’auteur de ce psaume, est tellement imprégné de la bonté de Dieu que, sans attendre l’énumération de tous ses bienfaits, il invite son âme et tout son être à bénir l’Éternel (v. 1). C’est comme s’il voulait se stimuler à la louange ! Son deuxième appel à bénir l’Éternel résonne comme un rappel : « N’oublie aucun de ses bienfaits ». Après les avoir énumérés (v. 3 à 19), David ajoute sa propre voix au chœur universel de louanges (v. 22).

 

   Qui est l’Éternel dans ce psaume ? Ses actes le font connaître : c’est celui qui pardonne, guérit, rachète, couronne, rassasie, fait justice …  c’est Dieu lui-même dans tout le déploiement de sa grâce, d’abord envers l’homme pécheur, puis envers ceux qui se confient en lui.

 

   David comprend, et sa louange le prouve, que Dieu a plusieurs raisons de manifester la puissance de sa grâce en pardon et en rédemption. Il le fait parce qu’il est infiniment bon et miséricordieux. Mais Dieu le fait aussi pour que les effets de sa grâce produisent, chez le fidèle, un bonheur qui s’exprime par une louange authentique et fervente.

 

   Le chrétien sait que ses péchés sont pardonnés. Il sait qu’il est racheté par le sang de Christ. Il sait qu’il est un enfant de Dieu. Il sait qu’un avenir éternel de gloire est préparé. C’est ce qui remplit son cœur d’adoration !

 

   Oui, nous aimons ce psaume qui reflète nos émotions et nos sentiments profonds ; il traduit si parfaitement les sentiments de reconnaissance que nous éprouvons et que nous avons tant de peine à exprimer !

 

   Dans le monde qui nous entoure, nous observons le désarroi de beaucoup d’hommes sans repères, l’angoisse que provoquent certains événements politiques ou économiques, l’absence de certitude face à la mort. Nous mesurons alors les immenses bénédictions que Christ nous a acquises par son œuvre à la croix, sa résurrection et sa glorification. Ne l’oublions jamais et comptons ses bienfaits pour le louer et l’adorer.

 


vendredi 28 mars 2025

CONFIANCE EN DIEU

 




      « Béni l’homme qui se confie en l’Éternel, et de qui l’Éternel est la confiance ! Il sera comme un arbre planté près des eaux ; et il étendra ses racines vers le courant ; et il ne s’apercevra pas quand la chaleur viendra, et sa feuille sera toujours verte ; et dans l’année de la sécheresse il ne craindra pas, et il ne cessera de porter du fruit. » Jér 17:7,8

 

   Un arbre vigoureux est constitué de 80 % d’eau environ. Pour maintenir cette proportion malgré l’évaporation, pour véhiculer aussi les substances constitutives et nutritives prélevées dans le sol, bref pour être en bonne santé, l’arbre doit puiser constamment une grande quantité d’eau.

 

   Ainsi en est-il du croyant, s’il veut vivre pour le Seigneur et croître spirituellement ; il doit s’alimenter sans cesse et en abondance à la source des eaux qui n’est autre que le Seigneur Jésus lui-même. Cela signifie, pratiquement, vivre en contact avec lui par la prière confiante accompagnée de la lecture et de la méditation de la Bible. C’est la condition pour que se développe une véritable confiance en Dieu.

 

   Chaque jour vécu ainsi dans la proximité du Seigneur nous fait croître, nous enracine plus profondément dans son amour (Ep 3:18), nous permet de nous fortifier dans sa grâce et nous conduit à lui faire vraiment confiance pour tout. Nous nous épanouissons en lui.

 

   Mais voilà que la chaleur survient : des difficultés familiales, des épreuves de santé, peut-être le chômage ou encore des problèmes dans l’église. Il y aurait de quoi s’inquiéter, voire paniquer, ou se décourager. Mais non ! Celui qui se tient près du ruisseau garde sa confiance en Dieu ; il ressent les difficultés, souffre peut-être, mais son moral n’est pas atteint ; l’épreuve est pour lui une nouvelle occasion de faire l’expérience de la grâce et de la puissance de Dieu.

 

   Sa feuille, son feuillage, reste bien vert, c’est-à-dire que son témoignage n’est pas affecté par ce qu’il traverse ou endure. Chacun peut constater que sa confiance en Dieu ne s’est pas évaporée sous la pression des circonstances.

 

   Même s’il y a de la sécheresse dans son environnement spirituel, ce croyant puise avec confiance, directement de Dieu, la nourriture nécessaire pour porter du fruit, c’est-à-dire pour manifester les caractères de Christ.


jeudi 27 mars 2025

COMMUNIQUONS FRATERNELLEMENT


 


      « Mais, avant toutes choses, ayant entre vous un amour fervent, car l’amour couvre une multitude de péchés ; étant hospitaliers les uns envers les autres, sans murmures. » 1P 4:8-9

 

   Ne plus se parler, c’est la solution de facilité lorsqu’un différent survient entre des personnes qui doivent vivre ensemble, en couple, en famille, en assemblée. On s’isole, on exclut l’autre, on se fait des idées sur ce qu’il pense ; résultat : on s’éloigne de plus en plus, on s’aigrit, on devient ennemis ; c’est la catastrophe.

 

   C’est pourquoi « avant toutes choses », enjoint l’apôtre Pierre, nous devons pratiquer les uns envers les autres un amour fervent, intense ; connaissez-vous un autre moyen pour manifester un tel amour que celui de communiquer, de partager, de s’encourager, de se remettre l’un l’autre sur le bon chemin ?

 

   Maintenir un dialogue, une communication, cela suppose beaucoup d’humilité de notre part, admettre que nous ne possédons pas obligatoirement toute la vérité, comprendre la manière de voir de l’autre, et avoir de la patience. Dieu a tellement de patience que nous n’en aurons jamais, vis-à-vis de notre frère, autant que lui envers nous.

 

   Comment l’amour peut-il couvrir une multitude de péchés ? Certainement pas en faisant comme s’ils n’existaient pas ! pas plus qu’en tournant le dos à celui qui a péché ! Pour aider mon frère qui s’est laissé surprendre par quelque faute, je m’approche de lui pour l’écouter et le comprendre, pour l’aider à voir clair sur lui-même, pour « le redresser …  dans un esprit de douceur ». Sa faute sera couverte par le rappel de la valeur du sang de Christ. On n’en parlera plus.

 

   L’appel de Pierre à être hospitalier doit être pris dans son sens premier d’offrir le gîte et le couvert ; il est toutefois permis de le prendre au second degré : nous accueillons le frère et la sœur qui viennent partager soucis, peines ou doutes : un dialogue s’instaure ou reprend pour le plus grand bénéfice des deux parties.


mercredi 26 mars 2025

SUPPORTEZ-VOUS L’UN L’AUTRE


 

      « Revêtez-vous, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’affection miséricordieuse, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience, vous supportant l’un l’autre. »  Col 3:12

 

   Le corps de Christ est composé de membres, tous différents les uns des autres. C’est une richesse, et un motif de se supporter. Mais tout n’est pas à supporter ! Le vrai croyant déteste le mal et s’attache au bien. Il ne prend pas la position d’accusateur ou de juge des frères qui ont péché, mais celle de « soignant ».

 

   Que dois-je donc accepter chez mon frère et que doit-il supporter chez moi, puisque l’exhortation est réciproque ?

 

• Le caractère et la personnalité. Les réactions de mon frère me surprennent souvent, car elles sont différentes des miennes. Je ferai des efforts pour comprendre son attitude, son comportement dans telle ou telle circonstance. Je m’accommoderai de son caractère et de son humeur.

 

• L’origine ethnique et la culture. Elles sont à la source de coutumes et de comportements différents des miens. Je m’adapterai avec un esprit et un cœur ouverts.

 

• La condition sociale. Elle est souvent à l’origine de mésententes, de jalousie, d’envies ou d’abus de pouvoir. J’apprendrai à ne pas faire de favoritisme (Ja 2:1) ou à me contenter de ce que j’ai (Hé 13:5).

 

• L’âge spirituel. De l’incompréhension peut se glisser entre le dynamisme d’un jeune croyant et la modération d’un aîné. Je me rappellerai que chacun est un enfant de la famille de Dieu.

 

• Le degré de liberté de la conscience que chacun a devant le Seigneur suivant les circonstances (Ro 14:1; 15:1).

 

• La fonction dans le corps. Dans l’Église, il existe beaucoup de membres, de dons de grâce, de services, tous donnés par le Saint Esprit. Je me réjouirai du service accompli par mon frère ou ma sœur.

 

• Les charges dans l’église locale. Je m’engagerai à aider, en faisant taire mes préférences personnelles.

 

• Les brebis fatiguées ou malades. Je leur montrerai de la compréhension et je les assisterai, sachant que, pour ceux qui souffrent, il est difficile de supporter les autres.

 

   Supportons-nous l’un l’autre dans l’amour avec l’aide du Seigneur !

 


mardi 25 mars 2025

TU AIMERAS L’ÉTERNEL, TON DIEU

 



« Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force » Deut 6.5

 

Voici le premier et le plus grand des commandements : « Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force » ; tout ce que nous pouvons faire, dans le cadre de notre devoir, découle de cet amour. Ce Dieu nous dit : « mon fils, donne-moi ton cœur », Proverbes 23:26*. Nous devons effectivement aimer Dieu, de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre force.

 

C’est-à-dire :

1. D’un amour sincère et non par des paroles ou des grandes phrases : l’aimer en vérité.

2. D’un amour puissant : celui qui est notre « Tout », doit en effet faire l’objet de toute notre dévotion.

3. D’un amour suprême : Nous devons aimer Dieu, plus que toute autre créature, ou toute autre chose.

4. D’un amour intelligent : l’aimer de tout notre cœur, avec sagacité, en discernant le bien fondé de cet amour.

5. D’un amour entier : l’Éternel est « Un », notre cœur doit rester sans partage, quant à cet amour.

 

Que cet amour de Dieu puisse résider vraiment dans notre cœur !

 


lundi 24 mars 2025

LE MOINDRE EFFORT ?

 



      « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme qui a fait ses preuves. » 2Ti 2:15

 

   Nos techniciens s’évertuent à nous faciliter la vie. Au nom de ce qui est pratique, ils cherchent à éliminer l’effort ; en tout cas à le minimiser.

 

   Autrefois, il fallait faire le tour de la voiture pour ouvrir et fermer toutes ses portes, aujourd’hui, une simple pression sur un petit boîtier fait, d’un coup, tout le travail. Arrivé devant le portail de la maison, au lieu de devoir descendre de voiture pour ouvrir puis remonter, d’un petit clic le conducteur déclenche une commande codée et le travail s’effectue, sans qu’il soit nécessaire de quitter son siège. Pour entrer dans une grande surface, le moindre effort a même été supprimé entièrement : la porte s’ouvre automatiquement … 

 

   Le chrétien aussi apprécie ces commodités, mais cette recherche omniprésente du moindre effort ne risque-t-elle pas de lui faire croire que dans le domaine de sa vie spirituelle et de son service, il peut en être ainsi ?

 

   Il pourrait s’imaginer qu’une connaissance profonde de l’Écriture s’acquiert sans effort. Que la prière peut ressembler à un petit signal vers Dieu avec une réponse immédiate, et que les portes de la volonté de Dieu devraient s’ouvrir instantanément devant ses pas …  Il en est bien autrement. Le croyant est appelé à connaître Christ dans les Écritures (Jn 5:39), à méditer ce livre jour et nuit (Jos 1:8), à amener à bonne fin son propre salut en travaillant (Ph 2:12), à persévérer dans la prière (Ro 12:12), à tendre avec effort vers ce qui est devant (Ph 3:14).

 

   Servir le Seigneur réclame aussi des efforts, beaucoup d’efforts. L’apôtre Paul nous l’enseigne en comparant le croyant à un soldat (souffrances pour remporter la victoire), un athlète (endurance pour obtenir le prix), un laboureur (patience pour obtenir le fruit), un ouvrier (précision et exactitude pour interpréter la Bible et la transmettre correctement) (relire 2Ti 2:1-15). Aucune de ces professions ou conditions n’est une sinécure, sous peine d’être disqualifié.

 

   Où trouver les forces ? « Fortifie-toi dans la grâce qui est dans le Christ Jésus » (2Ti 2:1). Cette grâce qui pardonne et sanctifie et celle-là même qui procure le pouvoir d’agir.

 

   Enseignons l’effort à nos enfants par la Parole et …  par l’exemple. Quelle satisfaction pour Dieu lorsque nous nous engageons énergiquement, fermement et humblement sur le chemin de la foi et de la communion avec lui !

 


vendredi 21 mars 2025

« LE FER S’AIGUISE PAR LE FER »

 




      « Le fer s’aiguise par le fer, et un homme ranime le visage de son ami. » Pr 27:17

 

   La poule du dimanche midi faisait partie de la tradition familiale. Mais quel embarras pour le maître de maison lorsque le couteau, émoussé à force d’avoir servi, le condamnait à des efforts désespérés pour couper des morceaux ! Jusqu’au moment où, saisissant un autre couteau, notre père aiguisait le grand couteau avec le petit qui retrouvait lui-même aussi son tranchant.

 

   Chers amis, ne nous arrive-t-il pas, parfois, de perdre notre tranchant, c’est-à-dire notre efficacité ? La fatigue et les contrariétés professionnelles, les difficultés familiales, les tâches répétitives, la résistance que nous rencontrons lorsque nous annonçons l’évangile, tout cela émousse notre sensibilité et notre capacité à réagir selon le Seigneur dans les situations nouvelles qui se présentent.

 

   Puis, mécontents de nos médiocres performances, nous avons tendance à nous décourager et à ressasser nos échecs. Il est alors grand temps d’avoir recours à la solution proposée par le proverbe de Salomon.

 

   Certes, notre première démarche consiste à nous tourner vers celui qui est notre suprême ami, Jésus Christ, qui demeure toujours le même dans son amour. Il peut compatir à nos faiblesses, car « il a été tenté en toutes choses de façon semblable à nous, le péché exclu » (Hé 4:15).

 

   Toutefois, ce n’est pas pour rien que Dieu a placé des frères près de nous, et qu’il nous invite par la bouche de Paul à porter les charges les uns des autres. Alors, pour retrouver notre « tranchant », aiguisons-le avec notre frère, « le fer par le fer ».

 

   Parlons-lui avec confiance, n’ayons pas peur de la vérité, ne nous abritons pas derrière quelque masque ou quelque faux prétexte, confessons nos fautes l’un à l’autre et prions l’un pour l’autre en sorte que nous soyons guéris, remis en bonne forme (Ja 5:16).

 

   Pensons aussi à l’encouragement que recevra notre frère qui constatera qu’il n’est pas le seul à ressentir la lassitude dans sa vie chrétienne. Lui aussi pourra s’ouvrir, exprimer ses besoins, être rafraîchi, remis sur pied. Ce service fraternel s’apparente au lavage des pieds institué par le Seigneur. Il l’a accompli envers ses disciples, comme exemple pour nous aussi : « Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites » (Jn 13:17).

 


jeudi 20 mars 2025

SACRIFICES DE BIENFAISANCE


 

      « Mais n’oubliez pas la bienfaisance, et de faire part de vos biens, car Dieu prend plaisir à de tels sacrifices. » Hé 13:16

 

   La « bienfaisance » et « faire part de nos biens », ces deux expressions sont mentionnées après l’exhortation à offrir des sacrifices de louanges et le fruit des lèvres qui confessent Son nom (Hé 13:15-16).

 

   Le jour de la résurrection de notre Seigneur, nous nous réunissons autour de lui pour lui apporter, ainsi qu’au Père, l’adoration, la louange et la reconnaissance. Ne sommes-nous pas saisis lorsque sa vie parfaite repasse devant nous ? Lorsque nous contemplons celui qui est « le don de Dieu » aller son chemin vers le sacrifice suprême ? À la croix a eu lieu l’œuvre magnifique de la rédemption, qui sera pour nous un motif d’adoration du Père et du Fils durant l’éternité.

 

   C’est après ce sacrifice de louanges autour du mémorial de la mort du Seigneur que nous sommes invités à exprimer la réalité de notre amour en donnant de nos biens.

 

   Comment pouvons-nous apporter une adoration agréable à Dieu sinon en goûtant son amour durant toute la semaine au travers de ses bienfaits et dans la lecture, avec prière et méditation, de sa Parole ? C’est seulement ainsi que nous aurons des corbeilles de fruits spirituels à lui présenter.

 

   Et pour les sacrifices de bienfaisance, il y a une place aussi dans cette préparation du cœur. Nous sommes-nous placés devant Dieu, seul ou avec notre conjoint, au début de l’année ou du mois, pour décider devant lui ce que nous allons consacrer à ce service pour Dieu ? Avons-nous donné à cet acte toute l’importance qui convient, ou nous contentons-nous de donner une pièce ou deux, quelquefois hâtivement sorties de notre porte-monnaie lorsque la bourse circule ?

 

   Souvenons-nous que tout ce que nous donnons vient de lui, le donateur de toutes choses. Dieu aime celui qui donne joyeusement. De plus, nous lisons en 2Co 8 que nos dons matériels sont « la preuve de notre amour » (2Co 8:24) et manifestent « la sincérité de notre amour »( 2Co 8:8).

 


TRAVAILLER AVEC PATIENCE

        « Prenez donc patience, frères, jusqu’à la venue du Seigneur. Voici, le cultivateur attend le fruit précieux de la terre : il prend ...