jeudi 3 avril 2025

FAITES TOUT POUR LA GLOIRE DE DIEU.

 



« Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. » 1Co 10:31 »

   Faites tout pour la gloire de Dieu. Cette déclaration si générale concerne une chose aussi banale que manger et boire. Cela nous indique donc que toutes nos actions doivent être considérées dans la perspective de leur retentissement sur la gloire de Dieu, et, d’après le contexte, sur la gloire de Dieu telle qu’elle est perçue par les autres.

 

   Que toutes choses se fassent pour l’édification. C’est en vue des réunions de l’assemblée que cette exhortation nous est donnée. La « construction » du corps de Christ doit y être l’objectif de toute intervention et un mobile important de notre comportement. Mais cela est vrai aussi dans nos rapports entre croyants.

 

   Que tout se fasse avec bienséance et avec ordre. Dans cette même lettre Paul précise que « Dieu n’est pas un Dieu de désordre » (1Co 14:33), que les anges sont attentifs à l’aspect extérieur des croyants (1Co 11:10), et qu’il ne faut pas scandaliser les hommes simples ou les incrédules (1Co 14:23).

 

   Que toutes choses parmi vous se fassent dans l’amour. À la fin de cette épître dans laquelle il a fait tant de remarques et de recommandations, Paul donne la synthèse de tout son enseignement : que tout se fasse dans l’amour. Il nous renvoie ainsi au chapitre 13 : la plus grande chose, c’est l’amour.

« Quoi que vous fassiez, faites-le de cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes » (Co 3:23). Loin d’être dépité de ne pouvoir se consacrer totalement à des activités « spirituelles », il pouvait faire, pour son Maître céleste, le dur labeur qui lui était imposé.

   Encourageons-nous donc à « tout » faire pour le Seigneur.


mercredi 2 avril 2025

L’AMOUR DIVIN EN NOUS

 



      « Bien-aimés, si Dieu nous aima ainsi, nous aussi nous devons nous aimer l’un l’autre. Personne n’a jamais vu Dieu ; si nous nous aimons l’un l’autre, Dieu demeure en nous, et son amour est accompli en nous. » 1Jn 4:11,12

 

   Comment, dans ce membre de phrase, comprenez-vous l’expression : « son amour est accompli en nous » ? Elle signifie, nous semble-t-il, que, si nous nous aimons l’un l’autre, l’amour de Dieu s’épanouit parfaitement et véritablement dans notre vie.

 

   Dans le paragraphe précédent, Jean expose que Dieu a manifesté son amour pour nous en envoyant son Fils unique :

 

 « pour que nous vivions » : pour que nous possédions la vie divine dans laquelle notre amour trouve sa source

 

 « pour être la propitiation pour nos péchés » : Dieu nous a aimés alors que nous étions des pécheurs et il a fait tout ce qu’il fallait pour effacer nos péchés par le sacrifice de son Fils.

 

   Oui, c’est à la croix que l’amour de Dieu a eu son plein épanouissement pour nous, et puisqu’il nous a aimés ainsi, il est bien normal, mieux, il est impératif, que nous nous aimions les uns les autres.

 

   En effet, en nous aimant l’un l’autre, nous pouvons rendre visible le Dieu que personne n’a jamais vu. Il demeure en nous et on peut voir son amour s’épanouir dans notre vie comme un amour divin, un amour qui cherche le bien des autres sans rechercher quoi que ce soit pour lui-même.

 

   Dieu a manifesté son amour envers des êtres qui s’étaient rebellés contre lui : il nous a aimés le premier (1Jn 4. 10). Si Dieu m’a aimé alors que j’étais encore pécheur, à plus forte raison je dois aimer mon frère qui est l’objet de son amour au même titre que moi.

 

   Je m’élève au-dessus de tout ce qui peut me paraître désagréable chez ce dernier. Je l’aime non pas à cause de la manière dont il se comporte avec moi ou pour en éprouver un sentiment qui me flatte ; je l’aime parce que Dieu m’a aimé alors que j’étais haïssable et parce que je désire agir comme celui qui m’a aimé.

 

   C’est alors que l’amour de Dieu s’épanouit dans ma vie, pour la gloire de Dieu et la bénédiction de ceux qui en bénéficient.

 


mardi 1 avril 2025

COMPTER LES BIENFAITS DE DIEU

 



      « Mon âme, bénis l’Éternel ! Et que tout ce qui est au-dedans de moi, bénisse son saint nom ! Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits. Mon âme, bénis l’Éternel ! » Ps 103:1,2,22

 

   David, l’auteur de ce psaume, est tellement imprégné de la bonté de Dieu que, sans attendre l’énumération de tous ses bienfaits, il invite son âme et tout son être à bénir l’Éternel (v. 1). C’est comme s’il voulait se stimuler à la louange ! Son deuxième appel à bénir l’Éternel résonne comme un rappel : « N’oublie aucun de ses bienfaits ». Après les avoir énumérés (v. 3 à 19), David ajoute sa propre voix au chœur universel de louanges (v. 22).

 

   Qui est l’Éternel dans ce psaume ? Ses actes le font connaître : c’est celui qui pardonne, guérit, rachète, couronne, rassasie, fait justice …  c’est Dieu lui-même dans tout le déploiement de sa grâce, d’abord envers l’homme pécheur, puis envers ceux qui se confient en lui.

 

   David comprend, et sa louange le prouve, que Dieu a plusieurs raisons de manifester la puissance de sa grâce en pardon et en rédemption. Il le fait parce qu’il est infiniment bon et miséricordieux. Mais Dieu le fait aussi pour que les effets de sa grâce produisent, chez le fidèle, un bonheur qui s’exprime par une louange authentique et fervente.

 

   Le chrétien sait que ses péchés sont pardonnés. Il sait qu’il est racheté par le sang de Christ. Il sait qu’il est un enfant de Dieu. Il sait qu’un avenir éternel de gloire est préparé. C’est ce qui remplit son cœur d’adoration !

 

   Oui, nous aimons ce psaume qui reflète nos émotions et nos sentiments profonds ; il traduit si parfaitement les sentiments de reconnaissance que nous éprouvons et que nous avons tant de peine à exprimer !

 

   Dans le monde qui nous entoure, nous observons le désarroi de beaucoup d’hommes sans repères, l’angoisse que provoquent certains événements politiques ou économiques, l’absence de certitude face à la mort. Nous mesurons alors les immenses bénédictions que Christ nous a acquises par son œuvre à la croix, sa résurrection et sa glorification. Ne l’oublions jamais et comptons ses bienfaits pour le louer et l’adorer.

 


vendredi 28 mars 2025

CONFIANCE EN DIEU

 




      « Béni l’homme qui se confie en l’Éternel, et de qui l’Éternel est la confiance ! Il sera comme un arbre planté près des eaux ; et il étendra ses racines vers le courant ; et il ne s’apercevra pas quand la chaleur viendra, et sa feuille sera toujours verte ; et dans l’année de la sécheresse il ne craindra pas, et il ne cessera de porter du fruit. » Jér 17:7,8

 

   Un arbre vigoureux est constitué de 80 % d’eau environ. Pour maintenir cette proportion malgré l’évaporation, pour véhiculer aussi les substances constitutives et nutritives prélevées dans le sol, bref pour être en bonne santé, l’arbre doit puiser constamment une grande quantité d’eau.

 

   Ainsi en est-il du croyant, s’il veut vivre pour le Seigneur et croître spirituellement ; il doit s’alimenter sans cesse et en abondance à la source des eaux qui n’est autre que le Seigneur Jésus lui-même. Cela signifie, pratiquement, vivre en contact avec lui par la prière confiante accompagnée de la lecture et de la méditation de la Bible. C’est la condition pour que se développe une véritable confiance en Dieu.

 

   Chaque jour vécu ainsi dans la proximité du Seigneur nous fait croître, nous enracine plus profondément dans son amour (Ep 3:18), nous permet de nous fortifier dans sa grâce et nous conduit à lui faire vraiment confiance pour tout. Nous nous épanouissons en lui.

 

   Mais voilà que la chaleur survient : des difficultés familiales, des épreuves de santé, peut-être le chômage ou encore des problèmes dans l’église. Il y aurait de quoi s’inquiéter, voire paniquer, ou se décourager. Mais non ! Celui qui se tient près du ruisseau garde sa confiance en Dieu ; il ressent les difficultés, souffre peut-être, mais son moral n’est pas atteint ; l’épreuve est pour lui une nouvelle occasion de faire l’expérience de la grâce et de la puissance de Dieu.

 

   Sa feuille, son feuillage, reste bien vert, c’est-à-dire que son témoignage n’est pas affecté par ce qu’il traverse ou endure. Chacun peut constater que sa confiance en Dieu ne s’est pas évaporée sous la pression des circonstances.

 

   Même s’il y a de la sécheresse dans son environnement spirituel, ce croyant puise avec confiance, directement de Dieu, la nourriture nécessaire pour porter du fruit, c’est-à-dire pour manifester les caractères de Christ.


jeudi 27 mars 2025

COMMUNIQUONS FRATERNELLEMENT


 


      « Mais, avant toutes choses, ayant entre vous un amour fervent, car l’amour couvre une multitude de péchés ; étant hospitaliers les uns envers les autres, sans murmures. » 1P 4:8-9

 

   Ne plus se parler, c’est la solution de facilité lorsqu’un différent survient entre des personnes qui doivent vivre ensemble, en couple, en famille, en assemblée. On s’isole, on exclut l’autre, on se fait des idées sur ce qu’il pense ; résultat : on s’éloigne de plus en plus, on s’aigrit, on devient ennemis ; c’est la catastrophe.

 

   C’est pourquoi « avant toutes choses », enjoint l’apôtre Pierre, nous devons pratiquer les uns envers les autres un amour fervent, intense ; connaissez-vous un autre moyen pour manifester un tel amour que celui de communiquer, de partager, de s’encourager, de se remettre l’un l’autre sur le bon chemin ?

 

   Maintenir un dialogue, une communication, cela suppose beaucoup d’humilité de notre part, admettre que nous ne possédons pas obligatoirement toute la vérité, comprendre la manière de voir de l’autre, et avoir de la patience. Dieu a tellement de patience que nous n’en aurons jamais, vis-à-vis de notre frère, autant que lui envers nous.

 

   Comment l’amour peut-il couvrir une multitude de péchés ? Certainement pas en faisant comme s’ils n’existaient pas ! pas plus qu’en tournant le dos à celui qui a péché ! Pour aider mon frère qui s’est laissé surprendre par quelque faute, je m’approche de lui pour l’écouter et le comprendre, pour l’aider à voir clair sur lui-même, pour « le redresser …  dans un esprit de douceur ». Sa faute sera couverte par le rappel de la valeur du sang de Christ. On n’en parlera plus.

 

   L’appel de Pierre à être hospitalier doit être pris dans son sens premier d’offrir le gîte et le couvert ; il est toutefois permis de le prendre au second degré : nous accueillons le frère et la sœur qui viennent partager soucis, peines ou doutes : un dialogue s’instaure ou reprend pour le plus grand bénéfice des deux parties.


mercredi 26 mars 2025

SUPPORTEZ-VOUS L’UN L’AUTRE


 

      « Revêtez-vous, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’affection miséricordieuse, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience, vous supportant l’un l’autre. »  Col 3:12

 

   Le corps de Christ est composé de membres, tous différents les uns des autres. C’est une richesse, et un motif de se supporter. Mais tout n’est pas à supporter ! Le vrai croyant déteste le mal et s’attache au bien. Il ne prend pas la position d’accusateur ou de juge des frères qui ont péché, mais celle de « soignant ».

 

   Que dois-je donc accepter chez mon frère et que doit-il supporter chez moi, puisque l’exhortation est réciproque ?

 

• Le caractère et la personnalité. Les réactions de mon frère me surprennent souvent, car elles sont différentes des miennes. Je ferai des efforts pour comprendre son attitude, son comportement dans telle ou telle circonstance. Je m’accommoderai de son caractère et de son humeur.

 

• L’origine ethnique et la culture. Elles sont à la source de coutumes et de comportements différents des miens. Je m’adapterai avec un esprit et un cœur ouverts.

 

• La condition sociale. Elle est souvent à l’origine de mésententes, de jalousie, d’envies ou d’abus de pouvoir. J’apprendrai à ne pas faire de favoritisme (Ja 2:1) ou à me contenter de ce que j’ai (Hé 13:5).

 

• L’âge spirituel. De l’incompréhension peut se glisser entre le dynamisme d’un jeune croyant et la modération d’un aîné. Je me rappellerai que chacun est un enfant de la famille de Dieu.

 

• Le degré de liberté de la conscience que chacun a devant le Seigneur suivant les circonstances (Ro 14:1; 15:1).

 

• La fonction dans le corps. Dans l’Église, il existe beaucoup de membres, de dons de grâce, de services, tous donnés par le Saint Esprit. Je me réjouirai du service accompli par mon frère ou ma sœur.

 

• Les charges dans l’église locale. Je m’engagerai à aider, en faisant taire mes préférences personnelles.

 

• Les brebis fatiguées ou malades. Je leur montrerai de la compréhension et je les assisterai, sachant que, pour ceux qui souffrent, il est difficile de supporter les autres.

 

   Supportons-nous l’un l’autre dans l’amour avec l’aide du Seigneur !

 


mardi 25 mars 2025

TU AIMERAS L’ÉTERNEL, TON DIEU

 



« Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force » Deut 6.5

 

Voici le premier et le plus grand des commandements : « Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force » ; tout ce que nous pouvons faire, dans le cadre de notre devoir, découle de cet amour. Ce Dieu nous dit : « mon fils, donne-moi ton cœur », Proverbes 23:26*. Nous devons effectivement aimer Dieu, de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre force.

 

C’est-à-dire :

1. D’un amour sincère et non par des paroles ou des grandes phrases : l’aimer en vérité.

2. D’un amour puissant : celui qui est notre « Tout », doit en effet faire l’objet de toute notre dévotion.

3. D’un amour suprême : Nous devons aimer Dieu, plus que toute autre créature, ou toute autre chose.

4. D’un amour intelligent : l’aimer de tout notre cœur, avec sagacité, en discernant le bien fondé de cet amour.

5. D’un amour entier : l’Éternel est « Un », notre cœur doit rester sans partage, quant à cet amour.

 

Que cet amour de Dieu puisse résider vraiment dans notre cœur !

 


POUR QUI LE FARDEAU ?

        « Rejette ton fardeau sur l’Éternel, et il te soutiendra ; il ne permettra jamais que le juste soit ébranlé. » Ps 55:22         ...