vendredi 7 mars 2025

LE DIEU DE PAIX


 


      « Au reste, frères, tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui est de bonne réputation - s’il y a quelque vertu digne d’éloge - que cela occupe vos pensées : ce que vous avez appris, reçu, entendu, vu en moi, faites-le, et le Dieu de paix sera avec vous. » Ph 4:8-9

 

   Plusieurs fois dans le N.T., Dieu est appelé « le Dieu de paix. » Ce titre est en opposition avec le caractère de Satan, l’instigateur de tout mal, c’est-à-dire de toute violence et toute corruption.

 

   Ainsi, la vraie paix ne peut exister dans ce monde sous le règne de Satan. Mais courage, chrétiens, car « le Dieu de paix brisera bientôt Satan sous vos pieds » (Ro 16:20) et alors la paix régnera dans le monde, celle que Christ apportera lors de son avènement.

 

   Pour le temps présent, dans les versets cités ci-dessus, nous sommes considérés comme faisant partie du royaume de Dieu dans lequel les valeurs sont toutes opposées à celles du royaume du diable. Nous recherchons les choses qui sont en harmonie avec le Dieu de paix. Nous occupons nos pensées de tout ce que Paul détaille et le traduisons dans notre vie : « Faites-le. » Alors « le Dieu de paix » est avec nous, nous communiquant ses pensées et inspirant tout notre comportement.

 

   Il est clair alors pour tous ceux qui nous entourent que nous appartenons au « Dieu de paix. » Certains nous haïront car nous agissons en opposition avec les principes du monde. D’autres se poseront des questions sur l’origine de la joie de ceux qui ont pour appui « le Dieu de paix. »

 

   Sommes-nous à la hauteur de ce programme ? Bien sûr que non ! Mais Paul nous encourage : « Que le Dieu de paix lui-même vous sanctifie entièrement ; et que votre esprit, votre âme et votre corps tout entiers soient conservés sans reproche à la venue de notre Seigneur Jésus Christ » (1Th 5:23). C’est Dieu qui œuvre en nous par son Esprit pour nous détacher de ce qui entrave notre communion avec lui. Notre être tout entier est alors à sa gloire.

 


jeudi 6 mars 2025

SE SOUMETTRE A LA DIRECTION DU SAINT ESPRIT

 




« Puisque l’Esprit est la source de notre vie, marchons aussi selon l’Esprit » Galates 5:25

   Paul rappelle que le croyant a reçu le Saint-Esprit qui lui a donné une nouvelle vie spirituelle. En conséquence, il doit se soumettre à sa direction en le laissant diriger sa marche. Le mot traduit par marcher signifie avancer en ordre. Paul dit donc que dans leur vie chrétienne, les Galates doivent apprendre à marcher comme il se doit. Ce long processus est semblable à l’apprentissage physique de la marche.

   Quand un bébé atteint l’âge de faire ses premiers pas, les parents ne lui donnent pas un cours d’anatomie et ne lui expliquent pas les implications psychologiques et sociologiques de la marche. L’enfant se met d’abord debout tout seul puis il tâte le sol avec ses pieds qu’il essaie de mettre tant bien que mal l’un devant l’autre, en titubant et aussi en tombant. Alors, il pleure puis se relève et recommence. Dès qu’il arrive à mettre un pied devant l’autre, il augmente la cadence jusqu’à courir, et finalement il a autant d’assurance qu’un chamois alpin.

   C’est de la même manière dont le croyant doit apprendre à avancer dans la vie chrétienne, en faisant des erreurs, en se relevant quand il tombe et en recommençant. Quelquefois, je commence très bien la journée au point où j’ai l’impression que c’est le ciel sur la terre. Puis il se passe un petit incident de parcourt surtout si je dois me déplacer en voiture. Je suis coincé dans un embouteillage, j’ai une crevaison ou pire encore, quelqu’un me fait une queue de poisson et je vois rouge. J’arrive au bureau et d’innombrables petits désagréments peuvent avoir lieu, certains terribles comme le café qui est brûlé. Le retour aussi est hasardeux. À la maison, ce sont les soucis de trésorerie, le partage des tâches ménagères, un enfant qui est malade ou s’est mal conduit.

   Il est facile d’imaginer ainsi des centaines de contrariétés possibles dans une journée et chacune a le potentiel de faire remonter la vieille nature à la surface. Marcher selon l’Esprit c’est confier chaque incident à Dieu qui dans sa souveraineté contrôle tout.

 


mercredi 5 mars 2025

TOUS PECHEURS

 



      « En effet, il n’y a pas de différence, car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » Ro 3:22-23

   Pour arriver à cette terrible conclusion, l’apôtre Paul, conduit par le Saint Esprit, examine les différents groupes culturels qui constituaient l’humanité de son temps, et qui existent encore de nos jours sous d’autres appellations :

    - les païens, appelés aussi les Barbares à ce moment-là, c’est-à-dire les étrangers à la civilisation grecque,

    - les Grecs, terme qui englobait tous les gens cultivés,

    - les Juifs qui, seuls, connaissaient le Dieu unique.

   Ces trois catégories se retrouvent aussi dans le prologue de l’Évangile selon Jean :

1. Les païens (Ro 1:18-32) : Très peu de temps après le déluge, les hommes ont oublié ce que leurs ancêtres sortis de l’arche leur avaient appris concernant Dieu. Ils se sont tournés vers des idoles, ont perdu tout sens moral et se sont placés ainsi dans des ténèbres morales.

   Jésus, la Parole faite chair, vient dans ces ténèbres pour être la lumière des hommes, mais « les ténèbres ne l’ont pas comprise » (ou : reçue, saisie) (Jn 1:4-5).

2. Les Grecs (Ro 2:1-16) : Pendant des siècles, poussés par leur conscience naturelle (v. 15) et leur désir d’instaurer de bonnes relations entre les hommes, les philosophes grecs ont réfléchi sur la condition humaine et cherché à s’organiser politiquement. Ils sont à l’origine de la civilisation occidentale.

   Jésus vient dans ce monde qu’il a amené à l’existence et que les hommes veulent organiser à leur manière pour le dominer sans Dieu, mais « le monde ne l’a pas connu » (Jn 1:10).

3. Les Juifs (Ro 2:17-29) : Dieu s’était révélé à Abraham dont il avait tiré un peuple qui aurait dû l’honorer et faire connaître son nom à tous. Les Juifs de l’époque s’enorgueillissaient d’avoir Abraham pour père, d’avoir reçu la Loi, et de posséder, à Jérusalem, le temple de l’Éternel.

   Jésus, le Fils de Dieu, vient « chez lui », au milieu de ce peuple qui se réclame de Dieu et dont il est issu selon la chair (Ro 9:5), et « les siens ne l’ont pas accueilli » (Jn 1:11).

   Mais - béni soit Dieu ! - si tous ont péché, Dieu, dans sa grâce, justifie sur la base de la foi en Jésus Christ « tous ceux qui croient » (Ro 3:21-26).

 


mardi 4 mars 2025

« LE MEME »


 


      Jésus Christ est le même hier et aujourd’hui et éternellement. Hé 13:8

 

« Jésus Christ, le même hier »

 

   Hier, il était l’homme humble, rempli d’amour, qui ne pensait qu’à faire du bien aux hommes, qu’à leur dire des paroles de vérité et de grâce. En le considérant dans sa marche, nous discernons par l’Esprit Saint quelque chose de ses motifs et de ses sentiments qui n’ont pas changé. Quel modèle pour nous !

 

   Hier, il a été aussi celui qui a laissé des hommes pervers et brutaux mettre leurs mains sur lui alors qu’il aurait pu les détruire d’un regard. Il s’est laissé condamner et clouer sur la croix. C’est là qu’il a porté nos péchés quand Dieu l’a frappé à notre place. Mourir pour délivrer du jugement ses ennemis et les bénir ensuite, existe-t-il un plus grand amour que celui-là ?

 

« Jésus Christ, le même aujourd’hui »

 

   Glorifié dans le ciel et élevé à la place suprême à la droite de Dieu, il reste le même dans son amour infini. Il demeure en contact avec nous pour connaître nos besoins, sympathiser à nos peines, venir en aide à notre faiblesse et à nos infirmités. Le diable voudrait toujours nous faire douter de « l’amour du Christ » ; aussi devons-nous nous fortifier dans cette pensée qu’il reste le même, toujours prêt à nous secourir. Si nous laissons quelque manquement s’interposer entre lui et nous, n’ayons pas de cesse avant de l’avoir confessé pour retrouver sa communion.

 

« Jésus Christ, le même éternellement »

 

   Celui que nous allons bientôt voir et entourer lorsque nous serons dans la place qu’il nous a préparée, est éternellement le même. Dans la gloire, nous contemplerons aussi bien l’amour qui l’a conduit à la croix, que les soins pleins de grâce dont il aura entouré ses rachetés sur cette terre. Nous jouirons de ses gloires dans une intimité sans pareille et nous serons associés à lui dans sa manifestation grandiose au monde.

 

   Quelle paix de savoir que notre Sauveur et Seigneur demeure immuable dans tout ce qu’il est !


lundi 3 mars 2025

CHEMIN ETROIT, MAIS JOYEUX !

 



      « Entrez par la porte étroite ; car large est la porte, et spacieux le chemin qui mène à la perdition, et nombreux sont ceux qui s’y engagent ; car étroite est la porte, et resserré le chemin qui mène à la vie, et peu nombreux sont ceux qui le trouvent ». Mt 7:13, 14

 

   Les chrétiens sont tous passés par la porte étroite. C’est là qu’ils ont dû déposer les gros sacs de leur propre justice, confesser leurs péchés et accepter le pardon de Dieu rendu possible par le sacrifice de Christ.

 

   Passé cette porte, ils s’engagent sur un chemin, étroit lui aussi. C’est le chemin de la vie chrétienne. Il est resserré, mais il y a place pour deux personnes côte à côte : pour Jésus et pour moi. C’est ce qui s’appelle marcher en communion avec le Seigneur. Il est resserré, mais il mène à la vie éternelle.

 

   Vous est-il arrivé de marcher à côté d’un ami très cher avec lequel vous avez parlé de tout ce que vous aviez sur le cœur, et qui vous a répondu et qui s’est ouvert lui-même avec confiance auprès de vous ? Quelle joie dans un tel échange ! Lorsque cet ami est le Seigneur, ce dialogue c’est « la joie complète » (Jn 15:11; 16:24).

 

   Ce chemin étroit est comparable à un sentier de montagne, escarpé, fatigant, mais sur lequel nous nous sommes engagés de notre plein gré pour y faire de belles découvertes. N’est-ce pas le cas quand le Saint Esprit nous révèle la grandeur de Dieu, lorsqu’il nous fait croître dans la connaissance de Christ, ou qu’il nous fait entrer dans les pensées et les plans de Dieu ?

 

   Plus nous avançons sur ce chemin, plus notre homme intérieur se fortifie, en même temps que croît notre expérience de la bonté et de la fidélité de Dieu. Nous les éprouvons, en effet, chaque fois qu’il faut surmonter les obstacles qui, souvent, se multiplient au fur et à mesure que nous avançons.

 

   Mais bientôt apparaît la maison du Père, où les fatigues cesseront pour toujours, remplacées par la jouissance éternelle de l’amour divin.

 

   Courage, frères et sœurs ! La porte étroite, nous l’avons franchie au début du chemin. Les portes de la cité éternelle nous sont grandes ouvertes (Ap 22:14) !

 

 


jeudi 20 février 2025

TRIBULATION ET VICTOIRE

 



      « Vous avez de la tribulation dans le monde ; mais ayez bon courage, moi j’ai vaincu le monde. » Jn 16:33

 

   Après avoir lavé les pieds de ses disciples et démasqué Judas, le Seigneur, seul avec les onze, leur parle à cœur ouvert. Il les prévient qu’il va les laisser sur la terre, mais leur fait part de la promesse de son retour, de l’assurance de l’amour et des soins du Père, du secours de l’Esprit Saint qui viendra habiter en eux (chapitres 14 à 16).

 

   Le verset d’aujourd’hui clôture ces entretiens pleins de douceur, comme un dernier encouragement qui s’adresse, non seulement aux disciples que Jésus allait quitter, mais aussi à nous pendant son absence. Le Seigneur, ayant éprouvé de tant de manières l’opposition du monde, connaît parfaitement ce qui attend ses disciples, et les encourage à rester fidèles.

 

   En effet, le chrétien, celui qui a reçu une nouvelle nature, qui est un enfant de Dieu, porte normalement les caractères de Dieu qui est amour et lumière. Le monde, système ou royaume foncièrement opposé à Dieu, le considère donc comme un intrus, comme « un corps étranger » qu’il ne peut que chercher à rejeter.

 

   Le chef du monde, le diable, attaque le croyant pour en débarrasser son royaume, ou pour l’assujettir. Il « a été meurtrier dès le commencement » et « il est menteur, et le père du mensonge » (#Jn 8:44). De ces deux caractères qui s’opposent absolument à Dieu, amour et lumière, naît ce qui constitue « la tribulation » pour le croyant, cet ensemble de moyens dont se sert Satan pour arriver à ses fins.

 

   Meurtrier, il emploie la violence et la haine qui est en chaque homme pour susciter la persécution afin de déraciner le croyant de sa foi en Dieu. Menteur, quand il ne peut avoir recours à la violence, il agit par la séduction, se servant de la convoitise pour essayer de nous faire tomber dans le mensonge ou la souillure.

 

   Mais le Seigneur nous donne cette assurance : « moi j’ai vaincu le monde. » À la suite de notre chef, nous pouvons être aussi des vainqueurs en comptant sur sa grâce, sa puissance et sa sagesse. Alors, dans un monde plein de ténèbres, nous brillons comme des luminaires pour la gloire de Christ et le salut des pécheurs.

 


mercredi 19 février 2025

ARRETEZ, ET SACHEZ QUE JE SUIS DIEU




 

Psaumes 46-11 " Arrêtez, et sachez que je suis Dieu : Je domine sur les nations, je domine sur la terre.


L’homme croit en sa propre force à cause de ses engins meurtriers. Mais malgré eux, il doit reconnaître qu’au-dessus de lui domine une puissance supérieure.

   Nous vivons dans un monde où, tel un animal tentaculaire, le mal règne partout. Des tragédies ont constamment lieu aux 4 coins de la planète. Le psalmiste nous exhorte à tourner les regards vers l’Éternel, car c’est lui le maître universel souverain et incontestable de toute la terre. Son triomphe et sa domination ne font aucun doute et seront le but final de l’histoire de l’humanité.

La voix de Dieu se fait entendre à tous les habitants de la terre avec des accents autoritaires et assurés. « Arrêtez, et sachez que je suis Dieu ; je domine sur les nations, je domine sur la terre. » Toute crainte s’évanouit, toute angoisse disparaît. Son peuple peut se détendre. Il est Dieu. Sa cause est victorieuse. Il domine sur les nations, il est souverain absolu sur la terre.

C’est le verset 11 qui a inspiré à Katharina von Schlegel le poème « Calme-toi, mon âme ». (adapté)

 

                   Calme-toi mon âme, ton Dieu a pris la relève,

                   Pour diriger ton futur comme il a guidé ton passé.

                   Que rien n’ébranle ton espérance et ta confiance ;

                   Ce qui est mystère aujourd’hui sera lumière demain.

                   Sois tranquille, mon âme ; les vents forts et les flots mugissants,

                   Obéissent toujours à sa voix qui dirige d’en-Haut.

Que tous les croyants aient cette pensée triomphante, que le Seigneur, le Dieu de Jacob, a été, est et sera avec nous ; Il sera notre Refuge.

Gardez bien cette pensée encourageante en vous-même : Si Dieu est pour nous, qui peut être contre nous ? Que cette pensée, au travers de la vie et de la mort, puisse répondre à chacune de nos craintes !

POUR QUI LE FARDEAU ?

        « Rejette ton fardeau sur l’Éternel, et il te soutiendra ; il ne permettra jamais que le juste soit ébranlé. » Ps 55:22         ...