jeudi 20 février 2025

TRIBULATION ET VICTOIRE

 



      « Vous avez de la tribulation dans le monde ; mais ayez bon courage, moi j’ai vaincu le monde. » Jn 16:33

 

   Après avoir lavé les pieds de ses disciples et démasqué Judas, le Seigneur, seul avec les onze, leur parle à cœur ouvert. Il les prévient qu’il va les laisser sur la terre, mais leur fait part de la promesse de son retour, de l’assurance de l’amour et des soins du Père, du secours de l’Esprit Saint qui viendra habiter en eux (chapitres 14 à 16).

 

   Le verset d’aujourd’hui clôture ces entretiens pleins de douceur, comme un dernier encouragement qui s’adresse, non seulement aux disciples que Jésus allait quitter, mais aussi à nous pendant son absence. Le Seigneur, ayant éprouvé de tant de manières l’opposition du monde, connaît parfaitement ce qui attend ses disciples, et les encourage à rester fidèles.

 

   En effet, le chrétien, celui qui a reçu une nouvelle nature, qui est un enfant de Dieu, porte normalement les caractères de Dieu qui est amour et lumière. Le monde, système ou royaume foncièrement opposé à Dieu, le considère donc comme un intrus, comme « un corps étranger » qu’il ne peut que chercher à rejeter.

 

   Le chef du monde, le diable, attaque le croyant pour en débarrasser son royaume, ou pour l’assujettir. Il « a été meurtrier dès le commencement » et « il est menteur, et le père du mensonge » (#Jn 8:44). De ces deux caractères qui s’opposent absolument à Dieu, amour et lumière, naît ce qui constitue « la tribulation » pour le croyant, cet ensemble de moyens dont se sert Satan pour arriver à ses fins.

 

   Meurtrier, il emploie la violence et la haine qui est en chaque homme pour susciter la persécution afin de déraciner le croyant de sa foi en Dieu. Menteur, quand il ne peut avoir recours à la violence, il agit par la séduction, se servant de la convoitise pour essayer de nous faire tomber dans le mensonge ou la souillure.

 

   Mais le Seigneur nous donne cette assurance : « moi j’ai vaincu le monde. » À la suite de notre chef, nous pouvons être aussi des vainqueurs en comptant sur sa grâce, sa puissance et sa sagesse. Alors, dans un monde plein de ténèbres, nous brillons comme des luminaires pour la gloire de Christ et le salut des pécheurs.

 


mercredi 19 février 2025

ARRETEZ, ET SACHEZ QUE JE SUIS DIEU




 

Psaumes 46-11 " Arrêtez, et sachez que je suis Dieu : Je domine sur les nations, je domine sur la terre.


L’homme croit en sa propre force à cause de ses engins meurtriers. Mais malgré eux, il doit reconnaître qu’au-dessus de lui domine une puissance supérieure.

   Nous vivons dans un monde où, tel un animal tentaculaire, le mal règne partout. Des tragédies ont constamment lieu aux 4 coins de la planète. Le psalmiste nous exhorte à tourner les regards vers l’Éternel, car c’est lui le maître universel souverain et incontestable de toute la terre. Son triomphe et sa domination ne font aucun doute et seront le but final de l’histoire de l’humanité.

La voix de Dieu se fait entendre à tous les habitants de la terre avec des accents autoritaires et assurés. « Arrêtez, et sachez que je suis Dieu ; je domine sur les nations, je domine sur la terre. » Toute crainte s’évanouit, toute angoisse disparaît. Son peuple peut se détendre. Il est Dieu. Sa cause est victorieuse. Il domine sur les nations, il est souverain absolu sur la terre.

C’est le verset 11 qui a inspiré à Katharina von Schlegel le poème « Calme-toi, mon âme ». (adapté)

 

                   Calme-toi mon âme, ton Dieu a pris la relève,

                   Pour diriger ton futur comme il a guidé ton passé.

                   Que rien n’ébranle ton espérance et ta confiance ;

                   Ce qui est mystère aujourd’hui sera lumière demain.

                   Sois tranquille, mon âme ; les vents forts et les flots mugissants,

                   Obéissent toujours à sa voix qui dirige d’en-Haut.

Que tous les croyants aient cette pensée triomphante, que le Seigneur, le Dieu de Jacob, a été, est et sera avec nous ; Il sera notre Refuge.

Gardez bien cette pensée encourageante en vous-même : Si Dieu est pour nous, qui peut être contre nous ? Que cette pensée, au travers de la vie et de la mort, puisse répondre à chacune de nos craintes !

mardi 18 février 2025

UNE ECHARDE

 


      « Il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » 2Co 12:9

 

   « Cet homme est un instrument que je me suis choisi, pour porter mon nom devant les nations, les rois et les fils d’Israël », avait dit le Seigneur à Ananias en parlant de celui qui était encore Saul de Tarse (Ac 9:15) et qui écrira plus tard que Dieu l’a mis à part dès le ventre de sa mère (Ga 1:15).

 

   Et pourtant cet homme auquel une si grande et déterminante mission allait être confiée était affligé d’une infirmité qui le gênera toute sa vie dans son œuvre pour Christ. Quelle était-elle ? Plusieurs suppositions ont été faites à ce sujet d’après des allusions de Paul dans ses lettres, mais, en fait, par les Écritures, nous savons seulement qu’il en souffrait beaucoup puisqu’il en parle comme « d’un ange de Satan pour me frapper au visage » (2Co 12:7).

 

   Paul n’avait pas compris du premier coup pourquoi Dieu, qui l’avait préparé pour son service et qui lui avait fait des révélations extraordinaires, permettait qu’il soit entravé de façon si désagréable au moment où il avait besoin de toutes ses forces physiques pour son service. Il avait supplié trois fois pour que cette écharde lui soit ôtée, et lui, par qui s’accomplissaient des guérisons miraculeuses, il n’en avait pas été débarrassé.

 

   Mais Dieu n’avait pas laissé son dévoué serviteur sans réponse, et c’est le verset d’aujourd’hui. Dieu ne voulait pas que Paul s’enorgueillisse, mais il l’assurait que ni sa grâce ni sa puissance ne lui manqueraient.

 

   À part le fait que nous sommes des enfants de Dieu aimés du même amour que Paul, nous ne voyons pas en quoi nous pourrions nous comparer à lui. Pourtant, comme Paul, beaucoup de croyants souffrent, dans leur corps ou dans leur esprit, de limitations qu’ils voudraient bien voir disparaître.

 

   Même si le motif de leur souhait n’est pas toujours de mieux servir le Seigneur, ils peuvent néanmoins faire une expérience particulière de la grâce de Dieu s’ils acceptent leur infirmité comme venant de sa main.

 

   Ce n’est pas seulement pour nous tenir dans l’humilité que Dieu permet une écharde, c’est aussi parfois pour nous permettre de comprendre les autres et de leur apporter quelque sympathie.

 

   Quel bonheur d’être entre les mains d’un Père qui nous connaît parfaitement, désire notre bien et ne se trompe jamais !


lundi 17 février 2025

CELUI QUI FAIT LE BIEN APPARTIENT A DIEU




 

« Cher ami, imite non le mal, mais le bien. Celui qui fait le bien appartient à Dieu ; celui qui commet le mal ne sait rien de Dieu » 3 Jean 1:11

   L’expression traduite par « appartient à Dieu », littéralement : est de Dieu, apparaît plusieurs fois dans la première épître de Jean (1Jean 3:9-10; 4:1-4, 6, 7). Elle suggère qu’un croyant qui marche dans la lumière obéit à Dieu (1Jean 2:3-6) et que ses actions tirent leur source de lui.

   La phrase celui qui commet le mal ne sait rien de Dieu, littéralement : n’a pas vu Dieu, est analogue à la déclaration de Jean dans sa première épître quand il dit littéralement : celui qui pèche ne l’a pas vu ni connu (1Jean 3:6). En d’autres mots, le comportement de quelqu’un reflète sa relation avec Dieu. Le mal et toute mauvaise action sont toujours le produit d’un aveuglement spirituel de l’homme vis-à-vis de Dieu ainsi que l’expression du péché qui réside dans son cœur.

   Cette vérité est amplement illustrée dans cette courte lettre par les attitudes ignobles de Diotrèphe qui se dit et se croit évidemment chrétien, mais qui agit tel un barbare en intimidant les autres responsables de l’Église dont il se veut le seul chef. Jean n’a aucune intention de passer sous silence les actes de ce dictateur ecclésiastique.

   On peut se demander comment les membres de cette Église ont pu accepter que cet homme devienne leur grand manitou. On a coutume de dire que la parole est d’argent et le silence d’or, mais quelques fois le silence est jaunâtre et il est des plus navrant que devant l’intimidation et l’injustice, les gens qui ont une conduite droite ne disent rien. Pourquoi personne n’a osé tenir tête à ce Diotrèphe ne nous est pas dit, mais l’apôtre a bien l’intention de remédier à cet état de fait, car ce n’est pas pour rien que Jésus lui a donné ainsi qu’à son frère Jacques, le nom de fils du tonnerre (Marc 3:17).

   Les Écritures disent de Moïse qu’il était un homme très humble, plus que tout autre homme sur la terre (Nombres 12:3). Pourtant, quand les enfants d’Israël se conduisaient mal, il n’hésitait pas à intervenir avec la plus grande fermeté. Dans les Évangiles, Jésus est décrit comme doux et humble de cœur et il se présente lui-même ainsi (Matthieu 11:29), mais ça ne l’a pas empêché de reprendre les Pharisiens en long et en travers, et de chasser brutalement les marchands ambulants qui venaient dans le temple pour y faire des affaires:

« Le jour où les Juifs célèbrent la fête de la Pâque était proche et Jésus se rendit à Jérusalem. Il trouva, dans la cour du Temple, des marchands de bœufs, de brebis et de pigeons, ainsi que des changeurs d’argent, installés à leurs comptoirs. Alors il prit des cordes, en fit un fouet, et les chassa tous de l’enceinte sacrée avec les brebis et les bœufs ; il jeta par terre l’argent des changeurs et renversa leurs comptoirs, puis il dit aux marchands de pigeons :  Ôtez cela d’ici ! C’est la maison de mon Père. N’en faites pas une maison de commerce » Jean 2:13-16

   L’humilité et la douceur ne signifient nullement être une mauviette mais être prêt à se battre pour ce qui est juste selon Dieu et pour défendre les opprimés.

   Ici, Jean appelle Gaïus, cher ami, littéralement, bien-aimé, et c’est déjà la quatrième fois qu’il le nomme ainsi dans cette courte lettre. En lui disant : imite non le mal, mais le bien, il l’exhorte à se comporter non comme Diotrèphe mais comme Démétrius dont il va louer la conduite. Ces paroles de Jean à Gaïus sont très proches de celles de l’apôtre Paul quand il écrit :

« Ne te laisse jamais dominer par le mal. Au contraire, sois vainqueur du mal par le bien » Romains 12:21

Il faut veiller à la fois sur le cœur et sur la bouche. Le tempérament et l’esprit de Diotrèphe étaient remplis de fierté et d’ambition.

Ne suivons pas celui qui est orgueilleux, égoïste, et qui a de mauvais desseins, bien que l’exemple puisse être donné par des personnes de rang et de pouvoir ; mais soyons des disciples de Dieu, et marchons dans l’amour, d’après l’exemple de notre Seigneur.

 


vendredi 14 février 2025

SOLITUDE

 









     «  L’ami aime en tout temps, et un frère est né pour la détresse. » Pr 17:17

 

      « L’âme qui bénit sera engraissée, et celui qui arrose sera lui-même arrosé. » Pr 11:25

 

   Tu fais peut-être partie des 36 % de personnes qui, dans chaque tranche d’âge, vivent seules, si les statistiques reflètent bien la réalité. Comme beaucoup, tu as dû quitter, pour tes études ou ton travail, la chaleur de la maison paternelle pour te retrouver seul(e) dans un petit logement, dans une ville mal connue.

 

   Au début, cela n’est pas désagréable de se sentir plus indépendant, de se prendre en charge, de se considérer enfin comme un adulte. Mais n’est-ce pas que le moment vient vite où les soirées deviennent longues, où tu souhaiterais discuter avec quelqu’un, où tu aimerais bien recevoir un conseil ? En bref, tu commences à sentir le poids de la solitude ; c’est bien si tu t’en rends compte, et si tu réagis.

 

   En effet, ce sentiment de solitude peut conduire à une certaine dépression ; tu te demandes si quelqu’un s’intéresse à toi, apprécie ta compagnie, est capable de te comprendre. Tu te renfermes sur toi-même et tu entres ainsi dans un cercle vicieux dont il est souvent difficile de sortir.

 

   C’est clair, la piété pratique, — la lecture de la Bible, la prière, la confiance en Dieu  — , constitue une protection contre ces pensées qui naissent de la solitude. Toutefois, dans sa Parole, Dieu nous invite à ne pas nous isoler, mais à nous intéresser aux besoins des autres comme le Seigneur s’est intéressé à nous.

 

   Fais donc un pas vers eux, non pas pour solliciter leur attention mais pour apporter, pour te rendre utile, pour te mettre au service d’autrui ; et cela de manière désintéressée, sans chercher à obtenir quelque chose en échange. Une telle démarche faite avec amour suscite généralement des relations bénéfiques.

 

   Bien entendu, c’est normalement au sein de la famille de la foi que ces relations s’établissent le plus facilement, que les échanges spirituels peuvent se développer de la manière la plus heureuse. Ne repousse pas pour autant les camarades qui cherchent auprès de toi la bonne compagnie qu’ils ne trouvent pas ailleurs.

 


jeudi 13 février 2025

ENTRER DANS SON REPOS

 







      « Car celui qui est entré dans son repos, lui aussi s’est reposé de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes propres. Appliquons-nous donc à entrer dans ce repos-là … »  Hé 4:10-11

 

   Les croyants d’origine juive auxquels cette lettre était en premier lieu destinée avaient appris l’histoire de leurs ancêtres sortis des travaux forcés d’Égypte avec la perspective d’entrer dans le repos d’un pays exceptionnellement riche.

 

   Pour parvenir dans ce lieu de repos il fallait traverser un grand et terrible désert où toute une génération mourut pour avoir douté de la volonté d’amour de Dieu de tenir sa promesse. Ceux qui finalement entrèrent sous la conduite de Josué dans le pays promis n’y trouvèrent pas le repos, toujours par manque de confiance en l’Éternel, car ils manquèrent de foi en ne menant pas à son terme la conquête. Pas de repos possible donc pour ce peuple, explique à ses frères l’auteur de cette lettre.

 

   Il voulait, en leur rappelant ces choses, leur montrer que le fait de connaître l’évangile ne leur permettait pas de goûter un plein repos, si ne s’y ajoutait pas une foi entière dans toutes les conséquences de l’œuvre de Christ.

 

   Le Seigneur Jésus a mené à bien d’une manière complète et parfaite la mission que Dieu lui avait confiée, de telle sorte qu’il est entré dans son repos. Son œuvre est terminée puisque par son sacrifice la question du péché est réglée devant Dieu. Il se repose donc maintenant comme Dieu s’est reposé le septième jour après avoir accompli l’œuvre de la création.

 

   Le chrétien comprend cela, jouit dès maintenant par la foi de ce repos de Christ anticipant le jour éternel où, conséquence de l’œuvre de Christ, tout sera parfait selon la pensée de Dieu.

 

   S’il regarde à ses circonstances présentes, il doit bien constater que ce n’est pas maintenant le temps du repos : que de luttes en lui, que d’épreuves, que de souffrances sinon pour lui-même, du moins pour les autres. C’est pourquoi il est invité à s’appliquer à entrer dans le repos de Christ, autrement dit à tourner ses regards en haut vers un Christ glorifié, là où le repos parfait règne sans jamais plus être troublé.

 

 


mercredi 12 février 2025

LA PUISSANCE DE L’AMOUR

 



      « Je vous dis, à vous qui écoutez : Aimez vos ennemis ; faites du bien à ceux qui vous haïssent. » Lu 6:27

 

   L’histoire suivante, bien qu’assez ancienne, nous aidera à comprendre que l’amour selon Dieu, celui qui est produit par Christ, vivant en nous, a une autre dimension que l’amour naturel.

 

   Pendant la guerre de sécession en Amérique, il y avait dans la ville d’Ephrata, un pasteur baptiste, Pierre Millier, qui jouissait de l’amitié du président George Washington. Dans la même ville habitait un nommé Michel Wattman, un homme méchant qui injuriait et contrariait le pasteur autant qu’il le pouvait. Ce même Michel Wattman fut impliqué dans une affaire de haute trahison, arrêté et condamné à mort.

 

   Le vieux pasteur Millier, apprenant la situation de Wattman, partit à pied (environ 300 kilomètres de route) jusqu’à Philadelphie, afin de plaider pour cet homme ! Il fut admis à l’audience et demanda grâce pour le traître.

 

 Non, Pierre, lui dit le président Washington, je ne peux pas vous accorder la vie de votre ami.

 

 Mon ami ? s’écrie le pasteur, mais ce n’est pas mon ami, c’est mon pire ennemi !

 

 Comment ? répond Washington, vous avez fait tout ce chemin à pied pour sauver la vie de votre ennemi ? Cela change l’affaire. Je lui ferai grâce.

 

   Et il le fit. Pierre Millier ramena, dans sa propre maison à Ephrata, Michel Wattman qu’il avait arraché à la mort. Ce dernier n’y alla pas comme ennemi, mais comme un ami ; en effet, l’amour amena le blasphémateur, du gibet où il aurait dû être pendu, à la croix où il a obtenu le salut.

 

   Pour sauver des méchants et manifester ainsi l’amour de Dieu, notre Seigneur, le Fils de Dieu, a fait le chemin de la gloire du ciel à la crèche de Bethléem, puis de la crèche à la croix de Golgotha. Remonté au ciel, il nous a confié la mission d’être ses représentants, ses envoyés auprès de ceux qui ne connaissent pas l’amour de Dieu. À nous donc de prouver par notre comportement que la puissance de l’amour divin reste présente dans ce monde ! Son Esprit, puissance d’amour en nous, veut nous guider dans ce chemin du don de nous-mêmes.

 

 


mardi 11 février 2025

JESUS, JUSTE JUGE

 


      « Du reste, le Père ne juge personne, mais il a donné tout le jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé. » Jn 5:22-23

 

   Au chapitre 3, le Seigneur dit à Nicodème : « Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde afin qu’il juge le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui. » En parfait accord avec la volonté du Père, le Fils, dans son amour, sa grâce et sa miséricorde, vient ici-bas à la rencontre de l’homme ; il ne récolte cependant que la haine de l’homme en réponse à la manifestation de l’amour divin. Dieu ne peut-il pas s’attendre à ce que l’homme honore son Fils ? « Ils auront du respect pour mon fils » (Mr 12:6). Ce n’est pas le cas : Jésus est haï, rejeté, accusé à tort. Il ne se défend pas, mais s’en remet « à celui qui juge justement » (1Pi 2:23). Il est condamné injustement, et crucifié.

 

   Or le Père aime le Fils ; il n’y a rien de plus précieux pour lui que son Fils. Pour tous ceux qui ont méprisé le Fils, le jugement de Dieu sera donc terrible, même s’ils prétendent croire en Dieu. C’est par son Fils qu’il exercera ce jugement, car il lui a donné autorité de juger « parce qu’il est Fils de l’homme » (Jn 5:27).

 

   Oui, Jésus, victime d’un monde injuste qui l’a condamné et crucifié alors qu’il n’avait rien fait qui ne doive pas se faire, exercera la justice d’une façon définitive et sans appel. « C’est lui qui est établi par Dieu juge des vivants et des morts » (Ac 10:42) ; Dieu « doit juger avec justice la terre habitée, par l’Homme qu’il a destiné à cela » (Ac 17:31). Personne ne pourra contester avec celui qui s’est comporté exactement selon ce que Dieu attendait de l’homme ; tous devront reconnaître que Jésus qui s’est laissé clouer sur la croix est « Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Ph 2:11). Tous devront plier le genou devant lui.

 

   À celui qui a été injustement condamné par les hommes, Dieu a conféré l’honneur de juge suprême. Nous nous en réjouissons et nous Lui rendons dès maintenant cet honneur.

 


lundi 10 février 2025

« UNE PAIX PARFAITE »

 



      "Tu garderas dans une paix parfaite l’esprit qui s’appuie sur toi, car il se confie en toi. Confiez-vous en l’Éternel, à tout jamais ; car en Jah, Jéhovah, est le rocher des siècles." Esa 26:3-4

 

   Ces deux versets font partie d’un cantique qui sera chanté par le peuple d’Israël lors de la période de jugement qui suivra l’enlèvement de l’Église et précédera l’établissement du règne de mille ans.

 

   Les croyants de cette époque ne seront qu’une poignée. Attaqués de toute part, ils n’auront aucun autre appui que celui qu’ils trouveront en Dieu et dans ses promesses consignées dans la Bible. Cette confiance ne sera pas déçue et, au milieu des circonstances les plus difficiles, celui qui la manifestera sera gardé « dans une paix parfaite ».

 

   Qu’y a-t-il de plus important que d’être délivré de toute angoisse intérieure lorsque la méchanceté, la haine, la violence et le mensonge s’abattent sur soi ; lorsque toutes les perspectives de salut se referment les unes après les autres ? Le croyant qui se confie ainsi en Dieu est parfaitement conscient de la gravité des événements, mais il sait que Dieu les permet, qu’il peut les modifier à son gré, et surtout qu’il désire bénir tous ceux qui comptent sur sa bonté.

 

   En serait-il différemment aujourd’hui ? — Bien sûr que non ! Et nous avons bien davantage de raisons d’être confiants : nous connaissons Dieu comme Père, nous savons que nous lui sommes agréables à cause de son Fils, notre Seigneur Jésus Christ, nous avons des promesses encore plus précises que nous ne serons jamais abandonnés, que « toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu » (Ro 8:28).

 

   Les récits des évangiles, les expériences que nous avons déjà faites de la fidélité et de la puissance de Dieu nous encouragent aussi à mettre en lui une pleine et entière confiance. Ne soyons donc pas oublieux ou ingrats en doutant de la capacité ou de la volonté de Dieu de nous délivrer de nos épreuves. Il les permet dans un but précis et nous en fait sortir le moment venu.

 

   Fortifions-nous dans ces assurances lorsque tout va à peu près bien pour nous, de telle sorte que nous soyons prêts à mettre notre confiance en Dieu seul dans les circonstances les plus difficiles.

 


AVEC DOUCEUR ET CRAINTE

        « Soyez toujours prêts à répondre, mais avec douceur et crainte, à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous, aya...