lundi 17 février 2025

CELUI QUI FAIT LE BIEN APPARTIENT A DIEU




 

« Cher ami, imite non le mal, mais le bien. Celui qui fait le bien appartient à Dieu ; celui qui commet le mal ne sait rien de Dieu » 3 Jean 1:11

   L’expression traduite par « appartient à Dieu », littéralement : est de Dieu, apparaît plusieurs fois dans la première épître de Jean (1Jean 3:9-10; 4:1-4, 6, 7). Elle suggère qu’un croyant qui marche dans la lumière obéit à Dieu (1Jean 2:3-6) et que ses actions tirent leur source de lui.

   La phrase celui qui commet le mal ne sait rien de Dieu, littéralement : n’a pas vu Dieu, est analogue à la déclaration de Jean dans sa première épître quand il dit littéralement : celui qui pèche ne l’a pas vu ni connu (1Jean 3:6). En d’autres mots, le comportement de quelqu’un reflète sa relation avec Dieu. Le mal et toute mauvaise action sont toujours le produit d’un aveuglement spirituel de l’homme vis-à-vis de Dieu ainsi que l’expression du péché qui réside dans son cœur.

   Cette vérité est amplement illustrée dans cette courte lettre par les attitudes ignobles de Diotrèphe qui se dit et se croit évidemment chrétien, mais qui agit tel un barbare en intimidant les autres responsables de l’Église dont il se veut le seul chef. Jean n’a aucune intention de passer sous silence les actes de ce dictateur ecclésiastique.

   On peut se demander comment les membres de cette Église ont pu accepter que cet homme devienne leur grand manitou. On a coutume de dire que la parole est d’argent et le silence d’or, mais quelques fois le silence est jaunâtre et il est des plus navrant que devant l’intimidation et l’injustice, les gens qui ont une conduite droite ne disent rien. Pourquoi personne n’a osé tenir tête à ce Diotrèphe ne nous est pas dit, mais l’apôtre a bien l’intention de remédier à cet état de fait, car ce n’est pas pour rien que Jésus lui a donné ainsi qu’à son frère Jacques, le nom de fils du tonnerre (Marc 3:17).

   Les Écritures disent de Moïse qu’il était un homme très humble, plus que tout autre homme sur la terre (Nombres 12:3). Pourtant, quand les enfants d’Israël se conduisaient mal, il n’hésitait pas à intervenir avec la plus grande fermeté. Dans les Évangiles, Jésus est décrit comme doux et humble de cœur et il se présente lui-même ainsi (Matthieu 11:29), mais ça ne l’a pas empêché de reprendre les Pharisiens en long et en travers, et de chasser brutalement les marchands ambulants qui venaient dans le temple pour y faire des affaires:

« Le jour où les Juifs célèbrent la fête de la Pâque était proche et Jésus se rendit à Jérusalem. Il trouva, dans la cour du Temple, des marchands de bœufs, de brebis et de pigeons, ainsi que des changeurs d’argent, installés à leurs comptoirs. Alors il prit des cordes, en fit un fouet, et les chassa tous de l’enceinte sacrée avec les brebis et les bœufs ; il jeta par terre l’argent des changeurs et renversa leurs comptoirs, puis il dit aux marchands de pigeons :  Ôtez cela d’ici ! C’est la maison de mon Père. N’en faites pas une maison de commerce » Jean 2:13-16

   L’humilité et la douceur ne signifient nullement être une mauviette mais être prêt à se battre pour ce qui est juste selon Dieu et pour défendre les opprimés.

   Ici, Jean appelle Gaïus, cher ami, littéralement, bien-aimé, et c’est déjà la quatrième fois qu’il le nomme ainsi dans cette courte lettre. En lui disant : imite non le mal, mais le bien, il l’exhorte à se comporter non comme Diotrèphe mais comme Démétrius dont il va louer la conduite. Ces paroles de Jean à Gaïus sont très proches de celles de l’apôtre Paul quand il écrit :

« Ne te laisse jamais dominer par le mal. Au contraire, sois vainqueur du mal par le bien » Romains 12:21

Il faut veiller à la fois sur le cœur et sur la bouche. Le tempérament et l’esprit de Diotrèphe étaient remplis de fierté et d’ambition.

Ne suivons pas celui qui est orgueilleux, égoïste, et qui a de mauvais desseins, bien que l’exemple puisse être donné par des personnes de rang et de pouvoir ; mais soyons des disciples de Dieu, et marchons dans l’amour, d’après l’exemple de notre Seigneur.

 


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