lundi 22 juin 2026

CE QU’IL FAUT RECHERCHER

 




      « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus. Ne soyez donc pas en souci pour le lendemain… : à chaque jour suffit sa peine. » Mt 6:33,34

 

      « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus ! » 2Th 3:10

 

   Le premier verset est extrait du « Sermon sur la montagne » où Jésus présente la charte du royaume. Elle dépasse la loi de Moïse et propose un vrai « manuel d’instruction chrétienne » pour tous ceux qui reconnaissent l’autorité de Dieu sur eux.

 

   Le thème général du premier verset du jour est la vie matérielle qui préoccupe tous les hommes. Cette préoccupation est légitime, tant pour soi que pour sa famille. Mais Jésus fait remarquer deux choses. Il fixe une priorité à rechercher : la relation avec Dieu que nous négligeons trop souvent et il affirme la providence de Dieu dans le domaine matériel. Un enseignement à tirer concerne le commencement de nos journées ; « d’abord le royaume de Dieu ». Un autre est relatif à nos efforts et nos soucis légitimes : « à chaque jour suffit sa peine ».

 

   Un chrétien devrait donc bannir l’excès d’inquiétude dans le domaine matériel, car à cause d’elle l’esprit n’est plus libre pour une relation avec son Créateur. Mais pour autant, il ne s’agit pas d’avoir une attitude d’insouciance coupable.

 

   Le deuxième verset invite chacun à chercher à exercer un travail. L’apôtre Paul réprimande dans la seconde épître aux Thessaloniciens ceux qui ne travaillent pas. Il donne son propre exemple. Au service de son Maître - et de quelle manière ! - il aurait eu droit au soutien matériel de ses frères. Pourtant il travaillait « nuit et jour pour n’être à charge à aucun (d’eux) » (2Th 3. 8). On ne saurait insister davantage sur l’importance d’avoir ou de chercher activement un travail. C’est une nécessité pour notre vie matérielle et c’est un facteur d’équilibre, pour le chrétien comme pour tout homme, qui prend toute sa valeur quand il est fait avec le Seigneur.

 

   Aussi Jésus, quels que soient les problèmes matériels que connaît tout homme, affirme qu’il y a une priorité : la relation avec Dieu. Pour le quotidien, Jésus désire que nous montrions confiance et zèle, en assumant nos responsabilités.

 

mardi 20 janvier 2026

LA FAMILLE DE DIEU EN MARCHE

 

      « Nous vous y exhortons, frères : avertissez les déréglés, consolez ceux qui sont découragés, venez en aide aux faibles, soyez patients envers tous. » 1Th 5:14

 

   La famille de Dieu n’est pas statique ; elle se développe ; elle poursuit un but : elle est en route vers une plus grande connaissance de son chef et vers un avenir meilleur.

 

   C’est une route longue et souvent difficile, qu’il faut accomplir d’un même pas, dans la joie d’être ensemble, en sachant que la cohésion de la famille est observée de tous. Et voilà que certains membres de la famille causent des difficultés :

 

— Il y a les déréglés : ils cherchent des raccourcis qui n’existent pas, une nourriture qui n’est pas appropriée, se détournent vers des buts secondaires, racontent n’importe quoi. Ainsi, à Thessalonique, certains frères ne voulaient plus travailler. À quoi bon, disaient-ils, puisque le Seigneur va venir bientôt. Paul appelle cela du désordre et demande aux Thessaloniciens d’avertir ces déréglés comme des frères.

 

— Il y a ceux qui sont découragés : ils marchent les yeux baissés, regardant la terre du chemin sans jamais considérer l’horizon. Certains, à Thessalonique toujours, étaient persécutés et se demandaient s’il valait bien la peine de souffrir ainsi. D’autres, ailleurs, peuvent aussi se décourager en constatant que leurs efforts pour marcher à la gloire de Dieu ne sont pas couronnés de succès. Ces frères et sœurs, il faut les consoler, c’est-à-dire les encourager. Par exemple en leur rappelant que « les souffrances du temps présent ne sont pas dignes d’être comparées avec la gloire qui va nous être révélée » (#Ro 8:18).

 

— Il y a les faibles : ceux, par exemple, qui ont négligé de prendre dans la Bible la nourriture nécessaire à une marche fatigante. Ils ne sont pas toujours en mesure de porter leur sac, et quelquefois de se porter eux-mêmes. Il faut leur venir en aide : « Portez les charges les uns des autres » (#Ga 6:2).

 

— Enfin, aussi spirituels que nous puissions être, il nous arrive à tous, un jour ou un autre, de traîner les pieds et de ne plus tout à fait suivre le rythme de la marche collective. Alors, soyons patients si cela arrive à notre frère.

(Plaire au Seigneur)



vendredi 12 septembre 2025

AVEC DOUCEUR ET CRAINTE

 



      « Soyez toujours prêts à répondre, mais avec douceur et crainte, à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous, ayant une bonne conscience … »   1P 3:15-16

 

   Dans le verset précédent, l’apôtre Pierre vient d’écrire : « Si même vous souffrez pour la justice, vous êtes bienheureux ». C’est clair que, dans un monde où l’injustice règne, le croyant peut avoir à souffrir lorsqu’il s’applique à pratiquer la justice dans toutes ses relations avec autrui.

 

   Par exemple, dans un pays où le taux des impôts a été majoré pour tenir compte de la fraude fiscale générale, le chrétien, malgré cela, déclare scrupuleusement ses revenus et subit de ce fait l’injustice d’une plus forte taxation. Ou encore, il accepte de ne pas être promu à un poste qui correspondrait à ses compétences parce qu’il ne veut pas se prêter à des manœuvres qui ne sont pas justes devant Dieu.

 

   Le disciple du Seigneur ne recherche pas un profit immédiat ou matériel ; son désir, nommé ici « espérance », c’est d’avoir l’approbation de Dieu, d’hériter de la bénédiction comme il est dit au verset 9. Voilà un objectif très différent de celui de la plupart de ses voisins.

 

   Si nous sommes fidèles, il est donc normal que des questions nous soient posées sur les raisons de notre comportement peu courant. Répondons alors « avec douceur et crainte » :

 

 avec douceur : ne nous croyons pas supérieurs parce que nous connaissons Dieu et que nous cherchons à lui plaire. Soyons au contraire très humbles pour être des reflets de la grâce de Dieu, pour que cette grâce attire notre interlocuteur et lui ouvre l’accès à Jésus Christ comme Sauveur.

 

 avec crainte : lorsque nous avons compris que seule la grâce de Dieu nous tient et nous permet de marcher tant soit peu d’une manière fidèle, nous craignons beaucoup de prendre des positions excessives ou de donner des leçons aux autres.

 

   Ajoutons qu’une bonne conscience devant Dieu et devant les hommes est indispensable pour que nous puissions nous expliquer avec clarté, hardiesse, conviction et vérité.

 

   Comment se fait-il que notre comportement n’entraîne pas davantage de questions de la part de nos connaissances ?

 


jeudi 11 septembre 2025

JE LEUR AI DONNE LA GLOIRE QUE TU M’AS DONNEE.



 "Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée." 

Jn 17:22


Voyez quelle est la libéralité de notre Seigneur, car c’est son bien même qu’il nous donne. Un seul titre de ses possessions aurait rendu riches au delà de toute mesure tous les anges qu’il a créés, et voici que Jésus vient nous donner tout ce qu’il possède. Ce serait déjà une grâce étonnante qu’il nous permît de prendre sous la table de sa miséricorde une seule des miettes de sa bonté ; mais il fait les choses grandement et nous invite à nous asseoir nous mêmes à son banquet. Il désire voir son Épouse aussi riche qu’il l’est lui-même et ne veut posséder aucune gloire, ni aucune grâce sans la partager avec elle. Il ne peut être satisfait que si nous sommes cohéritiers avec lui, en sorte que nous ayons part aux mêmes biens. Toutes choses pour lui doivent être communes avec ses rachetés. Il n’est pas une pièce dans sa maison dont la clef soit tournée et dont il tienne les siens à distance. Il leur donne toute liberté de considérer comme leur ce qui est à lui. Il aime à les voir user librement de ses trésors et de ses grâces et s’approprier tout ce qu’ils peuvent en prendre. La plénitude sans limite de sa toute suffisance et aussi gratuite et accessible pour le croyant que l’air qu’il respire. Quel amour merveilleux que le sien ! Que demander de plus quand nous avons une semblable preuve de sa bonté dans l’amitié qu’il nous témoigne et la libéralité dont il use envers nous ! Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits ! 


C SPURGEON

jeudi 3 avril 2025

FAITES TOUT POUR LA GLOIRE DE DIEU.

 



« Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. » 1Co 10:31 »

   Faites tout pour la gloire de Dieu. Cette déclaration si générale concerne une chose aussi banale que manger et boire. Cela nous indique donc que toutes nos actions doivent être considérées dans la perspective de leur retentissement sur la gloire de Dieu, et, d’après le contexte, sur la gloire de Dieu telle qu’elle est perçue par les autres.

 

   Que toutes choses se fassent pour l’édification. C’est en vue des réunions de l’assemblée que cette exhortation nous est donnée. La « construction » du corps de Christ doit y être l’objectif de toute intervention et un mobile important de notre comportement. Mais cela est vrai aussi dans nos rapports entre croyants.

 

   Que tout se fasse avec bienséance et avec ordre. Dans cette même lettre Paul précise que « Dieu n’est pas un Dieu de désordre » (1Co 14:33), que les anges sont attentifs à l’aspect extérieur des croyants (1Co 11:10), et qu’il ne faut pas scandaliser les hommes simples ou les incrédules (1Co 14:23).

 

   Que toutes choses parmi vous se fassent dans l’amour. À la fin de cette épître dans laquelle il a fait tant de remarques et de recommandations, Paul donne la synthèse de tout son enseignement : que tout se fasse dans l’amour. Il nous renvoie ainsi au chapitre 13 : la plus grande chose, c’est l’amour.

« Quoi que vous fassiez, faites-le de cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes » (Co 3:23). Loin d’être dépité de ne pouvoir se consacrer totalement à des activités « spirituelles », il pouvait faire, pour son Maître céleste, le dur labeur qui lui était imposé.

   Encourageons-nous donc à « tout » faire pour le Seigneur.


mercredi 2 avril 2025

L’AMOUR DIVIN EN NOUS

 



      « Bien-aimés, si Dieu nous aima ainsi, nous aussi nous devons nous aimer l’un l’autre. Personne n’a jamais vu Dieu ; si nous nous aimons l’un l’autre, Dieu demeure en nous, et son amour est accompli en nous. » 1Jn 4:11,12

 

   Comment, dans ce membre de phrase, comprenez-vous l’expression : « son amour est accompli en nous » ? Elle signifie, nous semble-t-il, que, si nous nous aimons l’un l’autre, l’amour de Dieu s’épanouit parfaitement et véritablement dans notre vie.

 

   Dans le paragraphe précédent, Jean expose que Dieu a manifesté son amour pour nous en envoyant son Fils unique :

 

 « pour que nous vivions » : pour que nous possédions la vie divine dans laquelle notre amour trouve sa source

 

 « pour être la propitiation pour nos péchés » : Dieu nous a aimés alors que nous étions des pécheurs et il a fait tout ce qu’il fallait pour effacer nos péchés par le sacrifice de son Fils.

 

   Oui, c’est à la croix que l’amour de Dieu a eu son plein épanouissement pour nous, et puisqu’il nous a aimés ainsi, il est bien normal, mieux, il est impératif, que nous nous aimions les uns les autres.

 

   En effet, en nous aimant l’un l’autre, nous pouvons rendre visible le Dieu que personne n’a jamais vu. Il demeure en nous et on peut voir son amour s’épanouir dans notre vie comme un amour divin, un amour qui cherche le bien des autres sans rechercher quoi que ce soit pour lui-même.

 

   Dieu a manifesté son amour envers des êtres qui s’étaient rebellés contre lui : il nous a aimés le premier (1Jn 4. 10). Si Dieu m’a aimé alors que j’étais encore pécheur, à plus forte raison je dois aimer mon frère qui est l’objet de son amour au même titre que moi.

 

   Je m’élève au-dessus de tout ce qui peut me paraître désagréable chez ce dernier. Je l’aime non pas à cause de la manière dont il se comporte avec moi ou pour en éprouver un sentiment qui me flatte ; je l’aime parce que Dieu m’a aimé alors que j’étais haïssable et parce que je désire agir comme celui qui m’a aimé.

 

   C’est alors que l’amour de Dieu s’épanouit dans ma vie, pour la gloire de Dieu et la bénédiction de ceux qui en bénéficient.

 


mardi 1 avril 2025

COMPTER LES BIENFAITS DE DIEU

 



      « Mon âme, bénis l’Éternel ! Et que tout ce qui est au-dedans de moi, bénisse son saint nom ! Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits. Mon âme, bénis l’Éternel ! » Ps 103:1,2,22

 

   David, l’auteur de ce psaume, est tellement imprégné de la bonté de Dieu que, sans attendre l’énumération de tous ses bienfaits, il invite son âme et tout son être à bénir l’Éternel (v. 1). C’est comme s’il voulait se stimuler à la louange ! Son deuxième appel à bénir l’Éternel résonne comme un rappel : « N’oublie aucun de ses bienfaits ». Après les avoir énumérés (v. 3 à 19), David ajoute sa propre voix au chœur universel de louanges (v. 22).

 

   Qui est l’Éternel dans ce psaume ? Ses actes le font connaître : c’est celui qui pardonne, guérit, rachète, couronne, rassasie, fait justice …  c’est Dieu lui-même dans tout le déploiement de sa grâce, d’abord envers l’homme pécheur, puis envers ceux qui se confient en lui.

 

   David comprend, et sa louange le prouve, que Dieu a plusieurs raisons de manifester la puissance de sa grâce en pardon et en rédemption. Il le fait parce qu’il est infiniment bon et miséricordieux. Mais Dieu le fait aussi pour que les effets de sa grâce produisent, chez le fidèle, un bonheur qui s’exprime par une louange authentique et fervente.

 

   Le chrétien sait que ses péchés sont pardonnés. Il sait qu’il est racheté par le sang de Christ. Il sait qu’il est un enfant de Dieu. Il sait qu’un avenir éternel de gloire est préparé. C’est ce qui remplit son cœur d’adoration !

 

   Oui, nous aimons ce psaume qui reflète nos émotions et nos sentiments profonds ; il traduit si parfaitement les sentiments de reconnaissance que nous éprouvons et que nous avons tant de peine à exprimer !

 

   Dans le monde qui nous entoure, nous observons le désarroi de beaucoup d’hommes sans repères, l’angoisse que provoquent certains événements politiques ou économiques, l’absence de certitude face à la mort. Nous mesurons alors les immenses bénédictions que Christ nous a acquises par son œuvre à la croix, sa résurrection et sa glorification. Ne l’oublions jamais et comptons ses bienfaits pour le louer et l’adorer.

 


POUR QUI LE FARDEAU ?

        « Rejette ton fardeau sur l’Éternel, et il te soutiendra ; il ne permettra jamais que le juste soit ébranlé. » Ps 55:22         ...