« Vous
supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a un
sujet de plainte contre un autre ; comme aussi le Christ vous a pardonné,
vous aussi faites de même. » Col 3:13
Le seul remède pour
prévenir et guérir les « rhumatismes » qui entravent une bonne
souplesse dans le fonctionnement de la famille de Dieu, c’est l’amour
fraternel.
Rappelons que cet
amour ne découle pas des affinités naturelles ou culturelles que nous pouvons
avoir avec celui-ci ou celle-là. Non, il s’agit de l’amour qui vient de Dieu,
manifesté par le don de Jésus Christ.
Pour exprimer et
développer l’amour fraternel, le chrétien a besoin, c’est évident, de
communiquer avec ses frères. Il le fait non pas dans le but d’être aimé en
retour de son amour, mais uniquement pour le bien de l’autre. Néanmoins, en
général, il sera enrichi par la foi de son frère, de telle sorte que tous deux
participeront ensemble au fonctionnement harmonieux et dynamique du corps de
Christ.
Hélas, entre les
croyants, les obstacles à une bonne communication spirituelle peuvent être
nombreux et variés ; alors, c’est mon devoir d’être attentif à ceux qui
entravent ma relation avec un frère ou une sœur. Ils ont pu naître d’une
mauvaise compréhension l’un de l’autre. Il y a tant de différences entre les
croyants : différence de maturité spirituelle, de culture, de mentalité,
etc.
N’exigeons pas, non
plus, que les autres épousent en toutes choses nos manières de penser et de
faire ! Par la prière et le dialogue, cherchons à comprendre leurs mobiles
et leurs aspirations. Rappelons-nous souvent que nous avons l’essentiel en
commun, et supportons les différences secondaires en réalisant que nous-mêmes
avons tellement besoin de support de la part de Dieu et de nos semblables.
Les obstacles ont
peut-être une origine plus profonde. Plutôt que de rejeter la faute sur
l’autre, je me remets moi-même en cause. Je demande au Seigneur de me montrer
en quoi j’ai failli et comment m’y prendre pour gagner mon frère ou ma sœur.
Probablement faudra-t-il que j’aille vers lui ou vers elle avec des sentiments
nettoyés de tout esprit de supériorité pour reconnaître mes torts ou régler la
situation.
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